Communiqué de presse

Mont des Cats

 

Godewaersvelde, le 10 août 2018

 

 

 
Début juillet, nous avons été avertis de communications déplacées de la part d’un de nos frères, qui ne résidait plus au Mont des Cats, dans sa correspondance privée. Nous en avons été surpris et peinés.

Ce comportement n’est pas ajusté à la vie monastique.

Ce frère qui assumait une mission hors de l’abbaye depuis une dizaine d’années fait l’objet d’une mesure d’exclaustration, c’est-à-dire qu’il doit quitter le monastère.

Il a par ailleurs été relevé de ses autres missions au service de l’Eglise en France.

Nos pensées et nos prières se tournent particulièrement vers qui peut être personnellement blessé ou choqué en apprenant ces faits. Nous invitons les fidèles et les pèlerins de notre abbaye à prier pour eux, pour la communauté des frères qui veut pleinement vivre sa vocation monastique, et pour ce frère qui a à retrouver son équilibre de vie.

Dom Marc-André di Péa
Père Abbé du Mont des Cats

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Dix-huitième Dimanche TO, Année B

Je suis le pain de vie.

Durant les dimanches du mois d’août nous continuons la lecture du chapitre 6 de l’évangile selon Saint Jean que nous avons commencé dimanche dernier.  La péricope de la semaine dernière nous rapportait la multiplication des pains que Jésus réalisa sur les rives du Lac de Galilée, quelques jours avant la fête de la Pâque juive (Jn 6,1-15).
Voyant que les foules ne comprirent pas le signe qu’il venait de faire, Jésus se retira sur la montagne pour prier tandis que les disciples rentraient à Capharnaüm en bateau.  Le vent leur étant contraire, ils passèrent la nuit sur le lac et virent Jésus les rejoindre en marchant sur la mer (Jn 6,16-21).  Le lendemain la foule qui avait été rassasiée par Jésus retourna sur le lieu du miracle et chercha, en vain, Jésus et ses disciples (Jn 6,22-23).  C’est ainsi que les foules retrouvent Jésus à Capharnaüm, et c’est le début de la lecture de l’Évangile de ce dimanche.
Jésus vient de faire plusieurs miracles qui rappellent les prophètes de l’Ancien Testament.  Moïse a enseigné le peuple, Jésus fit de même.  Élie donna à manger aux populations venues à lui, Jésus fit de même à partir des 5 pains et des 2 poissons.  Lorsque Jésus marche sur les eaux, traversant à pied sec, il refait également l’un ou l’autre miracle de Moïse, de Josué ou d’Élie…  De plus, dans le discours sur le Pain de vie que nous entendrons les prochains dimanches, Jésus nous dit que c’est lui qui donne le vrai pain venu du ciel, alors que les foules s’en réfèrent encore à Moïse.
Mais ni les foules ni les disciples ne comprennent ni ce que Jésus fait ni ce qu’Il veut dire.  Saint Jean est catégorique ici, alors qu’il rappelle tant de fois de manière convaincue ils virent et ils crurent.  Ici, rien de tout cela.  Nous avons la même incompréhension dans les autres évangiles.  En particulier chez Saint Marc, lorsque Jésus désenchanté leur pose la question, également après la multiplication des pains :
Vous ne comprenez pas et vous ne saisissez pas ?
Avez-vous donc l’esprit bouché,
des yeux pour ne point voir et des oreilles pour ne point entendre ?
Et ne vous rappelez-vous pas,
quand j’ai rompu les cinq pains pour les cinq mille hommes,
combien de couffins pleins de morceaux vous avez emportés ? (Mc 8,17-19)

L’attente du Peuple juif de voir revenir Moïse, Élie et les prophètes était vivace.  Mais lorsque Jésus refait les signes, le peuple ne comprend pas.  Ils ne reviennent que pour manger gratuitement.  Et, afin de s’assurer les avantages pour eux seuls, ils envisagent de faire de Jésus leur roi…
Jésus ne répond pas à la question Rabbi, quand es-tu arrivé ici ?, mais il commence alors le long discours sur le pain de vie dont nous entendrons des extraits dimanche prochain et le dimanche suivant.
Les gens posent à Jésus la question :
Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ?  alors que Jésus leur a montré plusieurs signes en quelques jours.  Pourquoi n’ont-ils pas compris ?   Le pain que Jésus leur a donné ne devait pas ressembler à la manne, mais était un pain tout à fait ordinaire, comme celui qu’ils auraient trouvé dans les villages alentour.  Ce n’était donc pas un pain venu du ciel… qui aurait dû être tellement meilleur, tellement autre.
Ils attendaient un miracle éclatant.  Mais Jésus ne fait pas dans l’éclat, il agit en toute humilité.  Le pain était tellement ordinaire, le miracle était passé inaperçu.
Le petit bout du Discours sur le Pain de Vie que nous avons entendu à la fin de la péricope donne la réponse à la question posée :
Le pain qui descend du ciel et donne la vie au monde…
Moi, je suis le pain de la vie.
Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ;
celui qui croit en moi n’aura jamais soif.

C’est avec les yeux de la foi que nous reconnaissons que le pain que Jésus nous donne est son Corps.  C’est dans la foi que nous reconnaissons dans la petite hostie toute simple, le Corps vivifiant du Seigneur Jésus ressuscité.
Si nous mangeons ce pain avec foi, nous n’aurons plus faim, nous n’aurons plus soif.  Mais il s’agit de la faim de la vie éternelle, de la soif de l’eau vive.
Demandons à Jésus, en cette eucharistie, de raviver notre foi et de nous faire découvrir, chaque fois que nous communions à son corps et à son sang, que nous participons au festin céleste auquel nous serons invités à participer éternellement une fois notre vie terrestre achevée.

Frère Bernard-Marie

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Juillet

Dimanche 1er : « A chacun mon tour » comme on dit. Après la chorale de Gode, c’est celle de Steenbecque qui « chante la messe » à laquelle se joignent  nos frères malgaches ce qui donne une célébration eucharistique des plus festives.
Madame Dany Perrey nous présente la série de vitraux qu’elle a réalisés pour la chapelle Saint Benoît Labre dans la crypte de l’église de Saint Pol sur Ternoise
Lundi 2 : Comme prévu, frère Jacques s’envole pour rendre service à l’Ordre. Auparavant, nous  l’avons remercié de son dévouement autour d’un dessert de circonstance.
Comme chaque année à pareille époque depuis maintenant presque 20 ans, nous retrouvons avec joie « les Roumains » comme on les appelle. Gabriel (vieille connaissance) accompagné de Vlad (tout nouveau) partageront notre vie durant un mois et demi
Mardi 3 : Nous recevons à notre table Messieurs de Lauriston et de Clebsattel accompagnés de leur épouse.  Le premier, pour le remercier de son dévouement au service de la communauté durant un peu plus de 10 ans.  Le second, pour lui souhaiter « longue vie » comme directeur de nos activités économiques.
Dimanche 8 : Quelquefois il est bon de retrouver les racines qui nous font vivre encore aujourd’hui. C’est ce que nous faisons en regardant un documentaire sur le monastère de Wadi Natroun où vécut Saint Macaire.
Lundi 9 : Monsieur Philippe Lahaine, le comptable embauché il y a à peine un mois, nous quitte pour raisons personnelles. Il est remplacé par  Madame Isabelle Guestin.
Mardi 10 : Une équipe de la télévision nationale japonaise (NHK) vient filmer à l’abbaye.  Dans le cadre d’une émission d’une heure sur la ville de Lille « Somewhere Street Lille », voilà qu’ils ont décidé de présenter pendant 10 minutes l’abbaye, avec son équilibre entre prière et travail à la fromagerie.
Jeudi 12 : « Le Seigneur te gardera au départ et au retour » dit le psaume. En ce jour, ce verset psalmique s’applique de manière on ne peut plus littérale à nos frères Laurent et Michel. Le premier s’en va à Maredsous suivre une seconde session sur la Règle de Saint Benoit. Quant au second il s’en revient de son séjour  chez nos sœurs de la Fille Dieu au pays des Helvètes.
Vendredi 13 : Anne Da Rocha et Gilles Darra nous reviennent avec des plans d’aménagement de l’église  plus détaillés. Ils nous reviendront fin août avec modèle à l’appui.
Isaac nous arrive en provenance directe du Congo pour passer quelques semaines parmi nous. Dans notre jargon monastique, on le qualifie volontiers de regardant.
Du 16 au 18, nous accueillons un journaliste et un photographe pour un dossier dans l’hebdomadaire « Le Pèlerin ».  Durant les mois d’été, ils présentent chaque semaine une « abbaye gourmande ».  D’autres abbayes ont déjà eu l’honneur d’un reportage, parmi elles Campénéac, Oelenberg, Jouques et Tamié.
« J’étais malade et vous m’avez visité » pourrait dire notre frère Oswaldo à notre Père Abbé ainsi qu’à notre frère Daniel.  Tous deux en effet se rendent à Citeaux du mercredi 18  au samedi 21  pour le soutenir et l’encourager. Il n’a pas d’autre choix, hélas, que de prendre son mal en patience. Nous le portons dans notre prière.
Dimanche 29 : Prophète de la miséricorde et « des vrais pauvres » selon le pape François, « mystique de la douleur ». Que nous dit Léon Bloy, sur l’époque actuelle ? En quoi son héritage est si riche d’enseignement ? C’est ce que nous découvrons en regardant une émission de KTO : « Léon Bloy, pèlerin de l’Absolu ».
La Providence veille sur tous ses enfants y compris sur les moines du Mont des Cats. De fait, en l’absence de frère Jacques, monsieur André Dubois tiendra l’orgue aux messes des dimanches et des solennités ce dont nous le remercions vivement. Cela nous donne du baume au cœur surtout au chantre de la maison.

Dieu dit qu’il y ait « La vie secrète des arbres » de Peter Wohlleben «Les Arènes » 2017, « afin que les hommes comprennent que les forêts ressemblent à des communautés humaines : parents et enfants communiquent entre eux. Il en va de même pour les arbres qui, par leur système radiculaire, (….) leur permet de partager des nutriments avec les arbres malades mais aussi donc de communiquer entre eux. »

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Solennité de Saint Benoît

Saint Benoît, père des moines

Le 24 octobre 1964 le pape Paul VI se rendit à l’abbaye du Mont Cassin, berceau de l’ordre des Bénédictins.  L’abbaye, qui avait été détruite par l’aviation américaine en 1944, fut entièrement reconstruite grâce au financement de ces mêmes américains, entre 1948 et 1956 telle qu’elle était avant la guerre.  Élu pape en juin 1963, le voyage de Paul VI au Mont Cassin est l’un des premiers voyages d’un pape du XXème siècle,  et l’un des premiers du nouveau pape.  Cela montre l’importance qu’il accordait à la vie monastique en général et à la vie bénédictine en particulier.
C’est à cette occasion et en ce lieu que Paul VI proclama Benoît patron principal de l’Europe.  Jean-Paul instaura comme patrons secondaires Saints Cyrille et Méthode en 1999 et les saintes Brigitte de Suède, Catherine de Sienne et Thérèse-Bénédicte de la Croix en 2008.  Mais revenons à Paul VI et à Saint Benoît en cette année de la canonisation du pape qui aura lieu le 14 octobre prochain à Rome.
Dans son homélie au Mont Cassin Paul VI affirmait que Saint Benoît et son ordre – les moines – ont prêché la foi chrétienne dans la famille des peuples, spécialement dans la famille Europe.  Ils ont également œuvré à la fraternité de tous les peuples de l’Europe à tel point que l’Europe fut la chrétienté.
Et ensuite le pape rappelait les mérites du saint Abbé, “messager de paix, artisan d’union, maître de civilisation, héraut de la religion du Christ et fondateur de la vie monastique en Occident”.  Il réaffirmait que lui et ses fils, “avec la croix, le livre et la charrue”, apportèrent “le progrès chrétien aux populations s’étendant de la Méditerranée à la Scandinavie, de l’Irlande aux plaines de Pologne”.
Lorsqu’en septembre 1980 le pape Jean-Paul II se rendit à Subiaco il commenta la décision de Paul VI en présentant Saint Benoît en ces termes :
Homme de Dieu, Benoît le fut en relisant continuellement l’Évangile, non pas seulement dans le but de le connaître, mais aussi de le traduire entièrement dans toute sa vie. On pourrait dire qu’il l’a relu en profondeur – avec toute la profondeur de son âme – et qu’il l’a relu dans son amplitude, à la dimension de l’horizon qu’il avait sous les yeux. Cet horizon fut celui du monde antique qui était sur le point de mourir et celui du monde nouveau qui était en train de naître. Aussi bien dans la rondeur de son âme que dans l’horizon de ce monde, il a affermi tout l’Évangile: l’ensemble de ce qui constitue l’Évangile, et en même temps chacune de ses parties, chacun des passages que l’Église relit dans sa liturgie, et même chaque phrase.
Sans comparer de manière simpliste notre monde avec celui de Saint Benoît, ou même avec celui du pape Paul VI, les moines ont encore un rôle à jouer dans l’Église et le monde, en corrélation avec le message des deux papes cités à l’instant.  La lecture de l’évangile au jour le jour, la lectio divina et la prière sont source de vie pour l’Église dans la monde.  C’est ce que nous rappelait Paul VI dans sa « Profession de Foi » qu’il proclama le 30 juin 1968, il y a donc juste 50 ans :
Nous confessons que le Royaume de Dieu commencé ici-bas en l’Église du Christ n’est pas de ce monde, dont la figure passe, et que sa croissance propre ne peut se confondre avec le progrès de la civilisation, de la science ou de la technique humaines, mais qu’elle consiste à connaître toujours plus profondément les insondables richesses du Christ, à espérer toujours plus fortement les biens éternels, à répondre toujours plus ardemment à l’amour de Dieu, à dispenser toujours plus largement la grâce et la sainteté parmi les hommes.
Lorsque Paul VI affirme la place des chrétiens et des religieux dans le monde d’aujourd’hui, il ne parle plus de la transmission de la culture, comme il l’avait rappelé pour Saint Benoît et ses disciples à travers les siècles.  Les progrès techniques et scientifiques ne sont plus l’apanage des moines et des moniales.  Mais nous sommes chaque jour davantage invités à mettre nos pas dans ceux de Jésus et à étudier comment Jésus a fait pour vérifier comment nous devons faire.  La prière et la lectio divina, qui sont en quelque sorte la spécificité de la vie contemplative, doivent être notre but premier, doivent donner tout son sens à notre vie monastique.
Demandons au Seigneur dans cette Eucharistie en la fête de Saint Benoît, et par l’intercession du bientôt Saint pape Paul VI, la grâce de la fidélité à notre vocation et la persévérance dans notre œuvre monastique de prière et de louange.  Le Seigneur nous viendra en aide et ne nous décevra pas !

Frère Bernard-Marie

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Juin

Mercredi 6 : Le Père Bernard Podvin revient pour nous parler cette fois des états généraux de la bioéthique. Après un bref historique – la première loi date de 1994, révisée en 2004 et 2011 –, il constate que cette année les sujets abordés sont nombreux et même trop nombreux :  procréation médicalement assistée, intelligence artificielle, dons d’organes, fin de vie etc… Cela ne favorise guère un débat serein. Puis il nous présente le texte de la Conférence des évêques de France « Sur la fin de vie ou Oui à l’urgence de la fraternité ! » Là aussi, il y a de quoi prier !!
Dimanche 10 : Nous regardons quelques vues de Maromby, en communion avec les frères Jean de la Croix et Jean-Marie en ce jour de leur profession solennelle.
Samedi 16 : En vue du prochain départ de frère Jacques, pour un service dans l’Ordre, Père Abbé a nommé frère Bernard-Marie comme Prieur et frère Louis Marie comme hôtelier. Nouvelle occasion nous est donnée de prier les uns pour les autres.
Dimanche 17 : Le stress, la rentabilité à tout prix, les cadences infernales au travail ne datent pas d’aujourd’hui. Ils sont peut-être l’apanage du film « Les temps modernes » que nous regardons, avec un certain Charlie Chaplin dit « Charlot » dans le rôle principal. Là aussi, il y a matière à réfléchir et à rire !
Lundi 18 : Anne Da Rocha et Gilles Darra de la commission d’art sacré du diocèse viennent nous présenter 2 projets d’aménagement de l’église déjà envisagé depuis plusieurs mois. Il y aura matière à discussion dans les mois qui viennent.
Jeudi 21 : Si nos frères malgaches parlent aussi bien la langue de Molière, c’est notamment grâce à Madame Edith Cokelaer. L’heure de la retraite a sonné pour elle. Aussi, nos frères Laurent, Gilbert et Albéric ainsi que P.Bruno déjeunent avec elle.  Père Abbé la remercie vivement de son dévouement en lui remettant quelques cadeaux.
Vendredi 22 : Nouvelle journée de rupture de rythme. Certains en profitent pour se reposer « Dieu comble son bien-aimé quand il dort » n’est-il pas vrai ? D’autres, au contraire s’en vont balader. Quant aux plus spirituels, ils en profitent pour « s’instructionner » en lisant ou d’autres encore passent peut-être leur journée en priant…
Dimanche 24 : L’Eucharistie de la Saint Jean Baptiste est animée par la chorale de Godewaersvelde, dirigée par Monsieur le maire en personne. A l’issue de la messe, nous les remercions en échangeant le verre de l’amitié.
Père abbé s’en va à Tilburg pour y exercer son ministère de père immédiat en y faisant la visite régulière.  Il est accompagné de Dom Lode d’Orval comme interprète.
Retour de notre frère Stanislas doté du don de la glossolalie, surtout celui du français. C’était bien là le but premier et ultime de ses 2 mois à Mission Langues à Angers.

Le moine ne parle que lorsqu’il est interrogé dit Saint Benoit dans sa Règle. Nous vivons cela à la lettre durant toute la semaine du mardi 26 au dimanche 01 juillet. De fait, quelques frères sont interviewés en vue du nouveau DVD sur la vie de la communauté.

Sans nul doute possible, le commentaire que fait Père Abbé de la dernière exhortation apostolique du pape « Gaudete et Exsultate » va aider à nous sanctifier. N’est-ce-pas là, le but ultime de toute vie chrétienne, monastique y compris.

Le Mahatma Gandhi a fait, comme chacun sait, des émules à travers l’histoire. C’est peut-être dans cette lignée que s’inscrivent  Etty Hillesum, Germaine Tillion, Boris Pasternak, Alexandre Soljenitsyne, Nelson Mandela, Malcolm X, David Shulman, Edward Snowden.  Il s’agit là des  figures qui ont réussi à concilier au plus haut degré exigence morale et action publique. Elles ont fait face à des ennemis qui n’étaient pas de même nature et leurs réponses furent diverses. Toutes, pourtant, risquant leur liberté, parfois leur vie, ont refusé de se soumettre, tant aux adversaires qui les menaçaient qu’à leurs propres démons : elles ont eu le courage de résister en évitant de céder à la haine. Par le récit de ces huit destins emblématiques, et non à travers des concepts désincarnés, le lecture du livre « Insoumis » de Tzvetan Todorov nous offre une passionnante source de réflexion sur les enjeux politiques de notre monde, mais aussi sur ceux, plus ordinaires, de nos vies anonymes.

Avec les beaux jours de juin revient la possibilité d’entreprendre de grands travaux prévus depuis un certain temps. Ainsi, une entreprise réapproprie le perron de l’église après que Sébastien et Freddy aient revu l’éclairage des escaliers par ailleurs dotés d’une rampe d’accès. Une autre entreprise entreprend la réfection des chéneaux de la toiture de l’église qui menaçaient ruine ! Puis une troisième entreprise commence de gros travaux du côté de l’hôtellerie pour l’assainissement des eaux usées domestiques.

Vers 1855, Dom Dominique avait construit une chapelle/sépulcre pour les sœurs de l’école où il allait célébrer tous les jeudis. Celle-ci, abandonnée après que les sœurs se soient installées dans de nouveaux bâtiments (aujourd’hui occupés par le Secours catholique), fut intégrée en clôture lors de l’élargissement de celle-ci en 1964. Ce sépulcre d’une belle facture intérieure était envahi par des racines qui en faisaient éclater les murs. Sébastien et Roberto commencent un délicat travail de restauration.

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