Solennité de la Naissance de Jean-Baptiste

Jean Baptiste le Précurseur.

Jésus donne à Jean Baptiste plusieurs noms et demande à ses auditeurs de l’admirer pour ce qu’il a fait.  Dernier des prophètes, condamné à mort comme nombre de prophètes ses prédécesseurs, il a une place toute particulière puisqu’il aura l’honneur de proclamer que Jésus, cet homme jusque-là inconnu, est le Messie tant attendu.

Alors que Jean disparaît assez vite de la scène de la vie de Jésus, c’est peut-être bien lui qui est le plus souvent mentionné dans les Évangiles, parmi les proches de Jésus.  Dès sa naissance miraculeuse, les gens de la ville de Judée se posaient cette question : 
Que sera donc cet enfant ? (Lc 1,66)

Comme nombre de prophètes ses prédécesseurs, Jean s’en alla vivre au désert :
(Il) était vêtu de poil de chameau, avec une ceinture de cuir autour des reins ;
il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. (Mc 1,6)
Il se mit ainsi dans la lignée dans plus grands prophètes, tels que Élie le Tishbite,
un homme portant un vêtement de poils et une ceinture de cuir autour des reins. (2R 1,8),
qui vivait également habituellement au désert.

Jésus a gardé un lien très fort avec Jean, comme on peut le voir en reprenant les mentions explicites que Jésus fait de son cousin.  Ainsi par exemple :
Qu’êtes-vous allés regarder au désert ? Un roseau agité par le vent ?
Alors, qu’êtes-vous allés voir ? Un homme vêtu d’habits élégants ? …
Alors, qu’êtes-vous allés voir ? Un prophète ?

C’est par ces paroles que Jésus interpellait les foules qui le suivaient et qui avaient accouru auprès de Jean Baptiste dans le désert.  Et Jésus de répondre :
Oui, je vous le déclare, et plus qu’un prophète…
Parmi ceux qui sont nés d’une femme, aucun n’est plus grand que Jean ;
et cependant le plus petit dans le Royaume de Dieu est plus grand que lui. (Lc 7,24…28)

Jean est effectivement plus qu’un prophète, puisqu’il a eu le privilège d’annoncer que le Messie est là.  Après avoir baptisé Jésus dans le Jourdain, Jean témoigne :
J’ai vu et je rends témoignage que c’est lui le Fils de Dieu (cf. Jn 1,34).
Et aussi, juste après : Voici l’Agneau de Dieu (Jn 1,36).

Alors que débutait sa vie publique, Jésus n’a pas pris Jean parmi ses disciples.  Le Baptiste a continué son chemin en appelant à la conversion, et en regardant de loin comment Jésus annonçait la Bonne Nouvelle sur les chemins de Galilée.  Jean affirma aux Juifs venus l’interroger sur son identité : 
Moi, je ne suis pas le Christ, mais j’ai été envoyé devant lui.
Celui à qui l’épouse appartient, c’est l’époux ;
quant à l’ami de l’époux, il se tient là, il entend la voix de l’époux, et il en est tout joyeux.
Telle est ma joie : elle est parfaite.
Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue. (Jn 3,28-30)

Ces expressions nous concernent chacun de nous à plus d’un titre.  Nous sommes tous des Jean-Baptiste pour notre frère et nous aimerions qu’il progresse dans l’amour de Dieu et des frères.  Nous pouvons être témoins de l’œuvre de Dieu en lui, et remercier Dieu pour les grâces que lui reçoit.  Nous n’avons pas à jauger de la grâce donnée par Dieu à ce frère plutôt qu’à moi, c’est la décision de Dieu. 
Après que le Baptiste a montré en Jésus le Messie, il s’est effacé.  Une fois emprisonné, et voyant que les choses n’évoluaient pas comme il l’imaginait, Jean fit demander à Jésus :
Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? (Lc 7,19)

C’est après avoir répondu aux envoyés de Jean que Jésus pose la question citée précédemment : qu’êtes-vous allés voir au désert… ?
Et, en finale, Jésus répond sobrement :
heureux celui qui ne trébuchera pas à cause de moi ! (Lc 7,22.23)

Jean n’a pas trébuché, il est resté fidèle à la Parole qu’il avait reçue et qu’il a proclamée.  Jean n’a pas vu la réalisation de la promesse, puisqu’il lui fut demandé de donner sa vie pour Jésus et la Vérité. 
Aujourd’hui, en cette fête de Saint Jean Baptiste, demandons au Seigneur par son intercession, de rester fidèles à notre vocation et de témoigner de notre foi en Jésus, Messie, Fils de Dieu. 

Père Bernard-Marie

Publié dans Homélies 2024 | Commentaires fermés sur Solennité de la Naissance de Jean-Baptiste

Onzième dimanche du T.O.

Dieu est toujours à l’œuvre

Les trois textes que nous venons d’entendre font un petit ensemble bien unifié.  Le Seigneur, dans la parabole du prophète Ezéchiel, parle de son attachement à son Peuple.  La plus belle pousse du plus grand cèdre du Liban sera plantée sur la plus haute montagne d’Israël, à Jérusalem.  C’est l’amour fou de Dieu qui a fait cela.  L’homme n’y est pour rien, c’est Dieu qui est à l’œuvre, pour le bien de son Peuple, pour le bien de chacun de nous. 

C’est Dieu qui a choisi son Peuple, c’est Lui qui l’a planté en Terre de la Promesse, c’est Lui qui a élu le Peuple, les prêtres, les prophètes, les rois.  Dieu ne demande qu’une chose au Peuple : suivre ses commandements et L’aimer de tout son cœur, de toute âme et de toutes ses forces. 

Jésus, dans les deux paraboles que nous venons d’entendre, ne dit pas autre chose.  Si nous avons parfois du mal à imaginer ce que Jésus veut dire lorsqu’il parle du « Royaume des Cieux » ou du « Règne de Dieu », c’est parce que les royaumes terrestres, les rois et les princes, ont trop souvent abusé de leur autorité.  Ce fut déjà le cas pour David et Salomon, alors même que la Tradition a continué à leur donner le titre de roi parfait.  Lorsque Jésus nous parle du Règne de Dieu, il parle de ce qu’Il est venu instaurer sur terre, et non pas d’un royaume des cieux qui n’aura son plein accomplissement qu’une fois que nous serons au ciel. 

Chacun de nous est invité à faire sa part dans la construction de ce Règne de Dieu.  Mais cette part est minime… telle que de semer la semence.  Ensuite, c’est Dieu qui est à l’œuvre : que l’homme dorme ou se lève, la plante pousse et produit l’herbe puis l’épi puis du blé plein l’épi

La seconde parabole de Jésus aujourd’hui nous montre également que le Royaume des Cieux commence comme une petite graine qui doit grandir.  Ici encore, nous ne savons pas comment Dieu la fait grandir, mais nous en voyons petit à petit les résultats.  C’est vrai pour chacun de nous, c’est vrai pour l’Église, c’est vrai pour le monde.  La graine plantée dans notre cœur, dans le cœur de chacun de nous et dans l’Église, dans le monde, est toute petite, et doit grandir et germer.  Nous ne savons pas comment, mais Dieu le sait.  Dieu est à l’œuvre pour que son Règne d’amour et de paix grandisse en nous et autour de nous.  La situation générale du monde, avec ses guerres et ses injustices, nous montre que rien n’est gagné… 

Encore davantage qu’à d’autres époques de l’Histoire de l’Église, nous devons prendre à la lettre les paroles que Saint Paul nous a adressées dans la seconde lecture. 

Nous cheminons dans la foi, non dans la claire vision.  Nous ne voyons pas le Seigneur, et nous avons parfois hâte d’aller à sa rencontre, de nous retrouver avec Lui au ciel une fois notre pèlerinage terrestre achevé.  Mais aujourd’hui, voyons-nous quelque chose du Règne qui grandit ?  Tellement peu, tellement petit.  La graine de moutarde n’a encore donné que des bourgeons, des petites pousses, et les oiseaux ne peuvent pas encore nicher à son ombre.  La vie chrétienne n’est plus aussi facile aujourd’hui qu’elle ne fut jadis, où l’environnement socio-culturel imposait de pratiquer sa religion. 

Notre vocation, comme le rappelle encore Saint Paul, c’est de plaire au Seigneur.  Notre vie chrétienne, à plus forte raison notre vie de moine, ne trouve son sens, sa raison d’être, que dans notre relation à Dieu, notre amour de Dieu et notre souhait de suivre le Seigneur sur les chemins sur lesquels Il nous invite.  Ce n’est pas toujours facile : par les temps qui courent nous sommes souvent incompris, parfois même méprisés car, selon certains, nous vivons dans un autre temps…

Demandons au Seigneur, en cette Eucharistie, de nous donner la force, la grâce, d’avancer selon sa volonté.  Selon la parole de Saint Paul : 
que nous demeurions dans ce corps ou en dehors, notre ambition, c’est de plaire au Seigneur.

Dieu nous donnera la force de vivre et de témoigner, là où nous sommes, de cette relations d’amour de Dieu qui nous fait avancer joyeusement sur notre chemin terrestre en attendant de nous retrouver avec Dieu et les Saints au ciel.

Père BernardMarie

Publié dans Homélies 2024 | Commentaires fermés sur Onzième dimanche du T.O.

Mai 2024

Dimanche 5 : Nous regardons et surtout écoutons Eva Hernandez diplômée du conservatoire national supérieur d’art dramatique –excusez du peu- déclamer « l’histoire d’une âme » d’une certaine Thérèse de Lisieux. Ce qui va en réjouir quelques-uns dans la maison. Suite et fin au jour même de l’Ascension.

Lundi 6 : Père Abbé s’en va rendre visite à nos voisins de Wisques.

Lundi 13 : Père Abbé s’en va rejoindre Tilburg pour l’AG de l’AIT. Retour le surlendemain c’est-à-dire mercredi 15

Mardi 14 :  Créée en 1824, la « Symphonie n°9 » de Beethoven fête en 2024 son bicentenaire. Avec sa célèbre finale composée sur le poème « An die Freude »(Ode à la joie)de Schiller, cette œuvre colossale est aujourd’hui l’un des symboles de l’unité européenne. Comment cette symphonie a-t-elle été créée ? Et comment a-t-elle traversé deux siècles d’histoire ? Voilà ce que nous apprend le documentaire que nous regardons à ce génie qu’était Beethoven. Suite et fin, le jour même de la Pentecôte.

Vendredi 17 : Première journée de rupture de l’année. Ce qui fait que tous et chacun en profitent selon son désir : entre balade et farniente, il y a de quoi satisfaire tout le monde. Deo Gratias. Le lendemain, il tombait des cordes comme quoi la Providence !!!! Père Abbé, quant à lui, se rend aux funérailles d’un de ses frères dont il a appris le décès quelques jours auparavant. Retour de Frère Jean-Pierre après 1 mois d’absence.

Samedi 18 :  Comme prévu, Frère Pascal s’en retourne à Oelenberg. Nous le remercions de sa présence. Et s’il plaît à Dieu, peut-être le reverrons-nous un jour pour plus longtemps.

Dimanche de Pentecôte : Frère Marc-André s’en va présider la messe de jubilé du Père André Merville condisciple du séminaire et grand ami du monastère.

Jeudi 23 : Au cours de l’office de Tierce et à sa demande, F Jean-Pierre reçoit le sacrement des malades.

Vendredi 24 : Après Nadine l’année dernière, c’est au tour de Thérèse de partir en retraite à la fin du mois. C’est autour du verre de l’amitié –selon la formule consacrée– que nous la remercions de ses 10 années de bons et loyaux services à l’hôtellerie. Et Thérèse de nous gratifier d’un morceau de saxo dont elle joue très bien. Elle sera remplacée par Madame Verscheur Brigitte.

Dimanche 26 : En cette solennité de la Trinité, nous regardons et écoutons le Père Benoît Standaert osb, commenter une petite vingtaine d’icônes sur le Christ, la Vierge Marie, quelques saints et en conclusion la fameuse icône mondialement connue de….la Trinité d’un certain Roublev.

Mercredi 29 : Père Abbé s’en retourne une nouvelle fois à Maromby pour une « visite d’amitié » comme on dit dans notre jargon monastique. Retour le 12 juin.

Au réfectoire nous commençons la lecture du livre de Christophe Dickès : Sain Pierre, le mystère et l’évidence.

Publié dans Chronique mensuelle 2024 | Commentaires fermés sur Mai 2024

Solennité de la Pentecôte

Le don du Saint Esprit

Tout au long de l’Ancien Testament nous trouvons des mentions de l’Esprit du Seigneur.  Dès la création du Monde, le Livre de la Genèse affirme :
l’Esprit Saint Créateur qui planait au-dessus des eaux
au commencement pour créer le monde avec puissance (Gn 1,3)

Et dans le Livre des Proverbes nous lisons que l’Esprit,
était à l’œuvre auprès de Dieu, et faisait tous les jours ses délices,
Jouant sans cesse en sa présence, Jouant sur le globe de la terre,
Et trouvant son bonheur parmi les fils des hommes (Pr 8,30-31)

C’est ce même Esprit qui fut donné aux prophètes tout au long de l’Ancien Testament.  Mais le don ne leur faut accordé que le temps de proclamer les prophéties, les Paroles qu’ils avaient à dire au nom du Seigneur.  C’est encore ce même Esprit dont parla l’ange Gabriel à Marie lors de l’Annonciation : L’Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre (Lc 1,35).

Mais cette fois, on peut penser que Marie fut gratifiée de l’Esprit Saint tout au long de sa vie, seul moyen pour vivre et survivre à toutes les épreuves que son Fils Jésus dut subir et auxquelles elle dut compatir.

Jésus lui-même, au tout début de sa vie publique, lors du baptême qu’Il reçut de Jean, fut rempli de l’Esprit Saint et Dieu lui proclama :
Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie (Mc 1,11). 
Ce fut l’envoi en mission de Jésus, confirmé par le Père et soutenu par l’Esprit. 

C’est ce même Esprit, qui procède du Père et du Fils, que Jésus promet de donner à ses disciples après sa mort et sa résurrection.  C’est ce don de l’Esprit aux Apôtres réunis à Jérusalem que nous célébrons ce jour.  C’est un Esprit de force, dont ils auraient besoin pour témoigner de leur foi en Jésus Messie.   Rappelons-nous que tous s’enfuirent au galop lorsque Jésus fut arrêté dans le Jardin de l’Agonie.  Mais maintenant que leur maître est retourné au ciel, ils ont à transmettre Son Message, et pour cela ils avaient besoin de l’aide de l’Esprit.

Aujourd’hui le Saint Esprit est toujours présent dans l’Église et en chacun de nous.  Dès notre baptême nous recevons l’Esprit Saint.  De manière plus appuyée par le sacrement de Confirmation qui est généralement conféré lorsque le baptisé a pleine conscience de la démarche qu’il fait.  Et chaque année nous demandons à Jésus de nous combler des grâces du Saint Esprit en préparation de la fête de la Pentecôte.  C’est ce que nous venons de faire, pendant la neuvaine depuis que Jésus est monté aux cieux à l’Ascension. 

La plupart d’entre nous ne nous rendons pas compte que l’Esprit Saint travaille en nous et avec nous.  Mais nous croyons qu’Il est là, qu’Il nous accompagne, qu’Il nous inspire nos bonnes actions et nous empêche de faire trop de mauvaises actions…  comme nous le rappelait Saint Paul dans la deuxième lecture : 
voici ce que produit l’Esprit :
amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, humilité et maîtrise de soi.

En cette fête de la Pentecôte, implorons Dieu Père et son Fils Jésus de nous combler des dons de l’Esprit.  Avec Saint Paul nous pourrons alors nous exclamer :
Puisque l’Esprit nous fait vivre, laissons-nous conduire par l’Esprit.

Père Bernard-Marie

Publié dans Homélies 2024 | Commentaires fermés sur Solennité de la Pentecôte

Ascension du Seigneur

Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ?
Jésus, qui a été enlevé du milieu de vous,
reviendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel.

Telle est la Bonne Nouvelle de la fête de ce jour.  Le Christ, au terme de sa vie publique, après sa passion et sa mort, est ressuscité.  Après avoir enseigné aux disciples le sens de sa vie et de sa mort, après s’être montré à eux ressuscité, Jésus devait leur enseigner leur tâche pour les temps à venir.  Ces temps ont commencé avec le départ de Jésus pour le ciel, où Il est assis à la droite du Père, comme nous le dit Saint Marc dans l’Évangile de ce jour.  Ces temps se termineront avec le retour du Christ, lorsqu’Il reviendra de la même manière.  Mais le temps de ce retour n’est pas connu de nous, seulement du Père, selon ce que Saint Luc nous rapporte dans les Actes de Apôtres. 

Avec l’Ascension de Jésus, les disciples entraient dans une nouvelle ère.  Cette ère continue jusqu’à aujourd’hui, elle continuera jusqu’à la fin des temps.  C’est à cela que Jésus les avait initiés dans les derniers enseignements qu’Il leur prodigua entre sa résurrection et son ascension, quand Il leur parlait du Royaume de Dieu. 

Afin que l’Église progresse vers le Royaume, Jésus, avant de quitter ses disciples, leur promit l’Esprit Saint.  C’est par ce Don que des hommes deviennent Apôtres, prophètes, missionnaires, pour reprendre l’expression de Saint Paul dans la seconde lecture.  L’organisation de l’Église, l’attribution des tâches, n’a pas pour but le bon fonctionnement humain, mais la croissance dans la foi, la progression de l’unité, la construction du Corps du Christ.  Cette construction a commencé dès l’Ascension de Jésus, elle se continue aujourd’hui, elle se continuera jusqu’à la fin des temps.  C’est pourquoi Saint Paul peut affirmer :

Au terme, nous parviendrons tous ensemble à l’unité dans la foi
et la vraie connaissance du Fils de Dieu, à l’état de l’Homme parfait,
à la plénitude de la stature du Christ.

Voilà notre attente, voilà ce que nous avons à vivre.  Jésus-Christ nous donne l’Esprit qui nous guide ici-bas pour, entrer progressivement dans cette Unité dans l’Esprit, un seul corps, une seule Église qui nous conduit vers le Père.  Aujourd’hui nous avançons au rythme de nos mesures humaines.  Mais nous attendons d’une joyeuse espérance la grande rencontre.  Jésus est monté aux cieux, Il est assis à la droite de Dieu et Il nous y prépare une place. 

Avant de retrouver Jésus, le Père, tous les Saints dans la gloire du ciel, nous devons, à l’exemple des apôtres et de tous les chrétiens qui nous ont précédés, annoncer cette Bonne Nouvelle du salut en Jésus-Christ.  Nous sommes nous aussi appelés à proclamer que Jésus est Seigneur, qu’Il est assis à la droite du Père.  C’est la vocation que Jésus nous a laissée pour aujourd’hui, pour toute notre vie, comme le rapporte encore Saint Luc dans les Actes :
vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie,
et jusqu’aux extrémités de la terre.

Saint Marc, quant à lui, clôt simplement son Évangile par les derniers mots que nous avons entendus :
ils s’en allèrent proclamer partout la Bonne Nouvelle.
Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient.

C’est la joie de la fête de ce jour, c’est la joie de toute notre vie de croyants, de chrétiens.  Nous sommes appelés à témoigner de la Bonne Nouvelle de Jésus, présent parmi nous dans toutes nos actions.  Mais Il est également aux Cieux et Il nous y attend.  Oui, entendons pour nous-mêmes les paroles de l’ange aux disciples :
Jésus, qui a été enlevé du milieu de vous,
reviendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel.

Que la participation à cette Eucharistie nous remplisse de joie pour témoigner avec force de notre foi, de notre espérance.

Père Bernard-Marie

Publié dans Homélies 2024 | Commentaires fermés sur Ascension du Seigneur