Fête de la Sainte Trinité

Le Seigneur vint se placer auprès de Moïse…

Tout au long de l’Ancien Testament, Dieu vient à la rencontre des hommes.  D’abord Adam et Ève et leurs descendants ; Noé ; les Patriarches ; puis  le Peuple Élu.  Dès le récit du Paradis au début du Livre de la Genèse, Dieu se promène dans le Jardin au souffle du jour, pour converser avec nos premiers parents (Gn 3,8).  Des expressions similaires ont été utilisées pour exprimer la relation privilégiée du Seigneur avec d’autres héros de la Bible.
Lorsque le Seigneur vient à la rencontre d’Abraham sous le chêne de Mambré, Il se présente à lui sous l’apparence de trois anges (Gn 18,1-2).  Le Seigneur se tenait debout, près d’eux lorsqu’ils mangèrent avec Abraham, dit l’interprétation midrashique de la rencontre.  Les trois anges ont donné la première représentation de la Trinité dont nous célébrons aujourd’hui la fête.  L’icône de la Trinité qui se trouve près de la Croix rappelle cette analogie.  Mais restons encore quelques instants dans l’Ancien Testament.
Lorsque Dieu décide d’appeler Moïse pour délivrer le Peuple de la servitude d’Égypte, Il lui apparaît dans le buisson ardent dans le désert du Sinaï, près du Mont Horeb.  C’est là que Moïse faisait paître le troupeau de son beau-père Jethro (Ex 3,1-2).  Et le texte poursuit :
Le Seigneur vit qu’il faisait un détour pour voir, et Dieu l’appela du milieu du buisson. « Moïse, Moïse », dit-il, et il répondit : « Me voici ». (Ex 3,4)
C’est la même relation que relate la première lecture de ce matin, où nous voyons le Seigneur descendre et se tenir auprès de Moïse avant de proclamer son nom :
Yahvé, le Seigneur, Dieu tendre et miséricordieux,
lent à la colère, plein d’amour et de fidélité.
Saint Bernard, dans un texte célèbre où il commente l’Annonciation de l’Ange Gabriel à Marie, ne dit pas autre chose lorsqu’il affirme que l’ange Gabriel, Adam et Ève, les patriarches et les saints, et Dieu Lui-même attendent avec impatience sa réponse à l’annonce qui lui fut faite.  Dieu se trouve donc à côté de Marie lorsque l’ange la questionne (Saint Bernard, Missus Est 4,8).
Dieu Créateur ne pouvant pas venir en personne rejoindre les hommes de manière plus sensible, envoya son propre Fils qui prit chair de la Vierge Marie.  Le Fils était invité à représenter en notre chair le visage du Dieu d’Israël.  Le Fils avait en quelque sorte le double de l’esprit du Père, de manière plus forte qu’Élisée vis-à-vis de son maître Élie (2R 2,9).
C’est ainsi que, tout au long de sa vie sur terre, Jésus a affirmé qu’Il était en complète communion avec son Père, comme nous l’a rappelé l’évangile de ce matin.  Jésus n’est pas venu pour juger le monde, mais pour convertir le monde et révéler combien le Père aime le Fils et veut aimer tous les hommes :
Dieu a tellement aimé le monde… qu’il a envoyé son Fils…
pour que, par lui, le monde soit sauvé.
Mais l’enseignement de Jésus ne s’arrête pas là.  La veille de sa passion et de sa mort, Jésus annonce aux disciples un autre Messager :
le Paraclet, l’Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom,
lui, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. (Jn 14,26)
Et un peu plus loin, toujours dans le discours après la Cène, Jésus dit :
Tout ce qu’a le Père est à moi. Voilà pourquoi j’ai dit que
c’est de mon bien qu’il (l’Esprit) reçoit et qu’il vous expliquera. (Jn 16,15)
Le Père envoya son Fils, le Fils envoya l’Esprit qui procède du Père et du Fils.  Les trois Personnes de la Trinité, chacune à sa manière, nous accompagnent sur notre route terrestre.
Dieu, Dieu le Père, nous aime d’un amour inouï, sans limites, infini.  Difficile d’imaginer à mesure humaine cet amour divin.
Dieu, Jésus-Christ s’est fait homme pour nous apprendre combien le Père nous aime.  Il est venu également pour nous montrer comment répondre, avec nos moyens humains, à l’amour divin.  Jésus a fait route sur nos chemins pour nous inviter à faire route à notre tour avec Lui.
Dieu, Esprit Saint, nous est donné pour nous rappeler toutes les paroles que Jésus a dites. Mais également, et surtout, pour nous inspirer nos actes et nos propres paroles.
Dans tous les cas, Dieu est à nos côtés.  Que ce soit le Père par son amour, le Fils par son exemple, l’Esprit qui nous inspire le faire et le dire… nous ne sommes jamais seuls.  Dieu est là, Dieu veille sur nous.
Demandons à Dieu, en cette Eucharistie, de nous aider à toujours davantage prendre conscience qu’Il est à nos côtés, qu’Il nous aime et qu’Il veut nous acheminer vers un bonheur et un amour toujours plus profonds.

Frère Bernard-Marie

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Mai

MARDI 2 : Après deux mois d’interruption Mgr Bernard Podvin est revenu nous partager au long de deux conférences son admiration pour St François de Sales.  Un contemporain du Saint lui écrivit un jour : « J’ai lu six fois cette année votre Introduction à la vie dévote puis une fois votre Traité de l’amour divin ».
LUNDI 8 : Père Abbé s’absente deux semaines ; cette semaine à Hauterive (Suisse) pour la Conférence Régionale ; et la suivante à Frattocchie (Rome) avec Dom Ginepro pour accompagner la première Visite Régulière. En passant de Suisse en Italie il s’arrêtera dimanche à Oelenberg pour la bénédiction abbatiale de leur supérieur Dom Dominique. Autre absence plus brève, celle de notre chantre F. Louis-Marie, parti visiter sa maman, empêchée désormais de se déplacer.  Avant son départ il a adjoint à l’équipe des chantres un nouveau membre en la personne de Père Jacques, qui avait été lui-même jadis notre chantre.  F. Louis-Marie nous reviendra vendredi.
MERCREDI 10 : Nous sommes décidément dans un grand temps d’envols : celui d’aujourd’hui est le plus conséquent puisqu’il voit F. Laurent s’absenter trois mois à Maromby pour y parfaire sa formation de couturier tout en visitant sa famille et sa communauté d’origine. C’est F. Florent qui le remplacera  une fois encore au vestiaire et à la buanderie.
MARDI 16 : Quelque vingt militaires du régiment des fusiliers du Saint-Laurent, au Québec, sont venus avec leur Cornemuse – nous dirions en France notre Clairon – se recueillir devant le Mémorial des soldats canadiens tombés durant la grande Guerre et apposé en 1930 sur le mur d’entrée du monastère. Le moment le plus émouvant fut peut-être le long garde-à-vous silencieux qu’ils ont fait devant la plaque de marbre. Ils ont ensuite assisté à l’office de Sexte et pris leur repas de midi à l’hôtellerie avant de poursuivre leur pèlerinage à Ypres, Arras, Vimy et autres hauts-lieux  marquant le premier centenaire des grands combats livrés en 1917.
LUNDI 22 : Père Abbé nous est bien rentré d’Italie dans l’après- midi. Ses deux semaines d’absence ont été comme abrégées par l’abondance de ses petits mails écrits parfois le matin et que Père Prieur nous lisait le soir même au chapitre. Ce même jour nous arrive pour la semaine F. Franz de Saint-Sixte.
MERCREDI 24 : Le Père Luc Forestier, directeur à Paris de l’Institut des Études Religieuses et à ce titre professeur de F. Pierre-André, entame ce matin un enseignement de six conférences sur les ministères ecclésiastiques.
Autre nouvelle plus triste : F. Jessé est hospitalisé pour observation à Bailleul.
VENDREDI 26 : Les frères travaillant plus ou moins habituellement à la fabrication de notre bon fromage se sont réunis en fin de matinée dans l’ancienne boulangerie pour souhaiter bon accueil au nouveau maître fromager entré en charge le 17 de ce mois : Franck Ambrosini.
DIMANCHE 28 : Quelques années d’un effort d’entretien paisible mais opiniâtre sous la haute main du frère cellérier changent presque du tout au tout l’aspect du monastère. Le dernier changement en date est le nettoyage de la cour de la ferme tant souhaité par frère Aimable : l’amas incohérent de tuiles et autres objets inclassables qui l’encombraient est  aujourd’hui le symbole même de la netteza, agrémentée même d’une toute petite et charmante pelouse verte ; et bien sûr des fleurs de F. Louis-Marie.

Puissent ces jours les plus longs de l’année se montrer aussi à vous les plus beaux. Notre vieux frère Joseph, que l’âge avait rendu aveugle, ne disait-il pas : Chaque soir je suis triste de devoir arrêter ma prière.

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Sixième Dimanche de Pâques

La Trinité

Les trois textes que la liturgie nous a proposés aujourd’hui nous préparent de manière très concrète, par-delà la fête de l’Ascension de jeudi prochain, à la fête de la Pentecôte qui termine le Temps Pascal dans deux semaines.
Les Actes des Apôtres nous présentaient, en première lecture, la conversion de la ville de Samarie suite à la proclamation de Philippe.
Philippe proclamait le Christ, nous dit Saint Luc.
Les foules accueillaient la parole de Dieu, et
reçurent le Saint Esprit par l’imposition des mains des apôtres Pierre et Jean.
Par ordre chronologique de rédaction des textes de ce jour, on peut placer la seconde lecture tirée de la première épitre de Saint Pierre.  Il y est affirmé :
Christ a souffert pour les péchés,
lui, le juste, pour les injustes,
afin de vous introduire devant Dieu ;
il a été mis à mort dans la chair, mais vivifié dans l’Esprit.
Enfin, l’évangile selon Saint Jean, dont les critiques situent la rédaction finale vers l’an 90 de notre ère, met dans la bouche de Jésus ces paroles fortes :
Moi, je prierai le Père,
et il vous donnera un autre Défenseur l’Esprit de vérité.
Il est fort probable que Jésus lui-même a prononcé ces paroles, puisque nous les trouvons également dans les autres évangiles, avec des expressions similaires.  Rappelons-nous la prière que Jésus a enseignée à ses disciples, qui commence par :
Notre Père, qui es aux cieux…
Rappelons-nous également la place de l’Esprit dans toute la Bible, dès la création du monde où l’Esprit du Seigneur planait sur les eaux.  C’est ce même Esprit qui parlait par la bouche des prophètes, c’est ce même Esprit qui descendit sur Jésus lorsque Jean Baptiste le baptisa dans le Jourdain…
C’est après la résurrection de Jésus que les disciples ont vraiment commencé à comprendre tout ce qu’Il leur avait dit : sa relation à Dieu son Père, la venue de l’Esprit.  Ce ne fut pas aisé de définir la relation en Dieu de ces « trois ».  Cela prit à l’Église plusieurs siècles avant de finaliser la définition de la Sainte Trinité.  Il fallut d’abord comprendre que ces « trois » sont trois « personnes », mais également qu’ils sont Dieu.  Comprendre ensuite que Jésus-Christ est à la fois homme et Dieu.  Enfin, découvrir le lien qui unit entre eux les trois Personnes de la Trinité, Père Fils et Esprit Saint.  Ce ne fut pas chose aisée et les théologiens se querellèrent longtemps avant qu’on arrive finalement à la version du Credo que nous chanterons dans quelques instants.
Que Dieu soit un seul Dieu en trois Personnes, est dogme de foi.  Ce qui n’empêche que c’est également un grand, un très grand mystère.  Ce mystère, nous n’arriverons jamais à en faire le tour, ni en cette vie, ni dans l’éternité lorsque nous verrons éternellement Dieu face à Face.
Cela ne doit pas nous chagriner, mais au contraire nous réjouir.  La découverte de la relation entre les trois Personnes de la Trinité, relation infinie d’Amour, doit au contraire nous aider à vivre au jour le jour nos propres relations.  C’est l’amour de Dieu qui prend corps dans notre amour quel qu’il soit.  Le mystère de nos relations humaines est déjà tellement grand que nous ne devons pas nous étonner de la grandeur du mystère de l’amour des Personnes Divines entre elles et de l’amour de Dieu pour chacun de nous.
Jésus, juste avant sa Passion, nous a laissé en mémorial le sacrement du repas eucharistique.  Il a aidé les disciples à comprendre qui était Jésus et à découvrir qu’Il était à la fois Dieu et homme.  En cette eucharistie pascale, demandons au Seigneur Jésus de nous faire entrer toujours davantage dans le mystère de sa vie, de sa passion, et de sa divinité.  La joie pascale irradiera ainsi toute notre vie.

Frère Bernard-Marie

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Avril

SAMEDI 1er : Comme le fit F. Vincent le mois dernier,  F. Jean-Pierre entame à son tour sa 1ère semaine de schola.
DIMANCHE 2 : F. Pierre est hospitalisé à Bailleul pour une grande faiblesse accompagnée de vertiges ; il y restera deux semaines, revenant juste à temps pour passer Pâques avec nous. Nos frères Bruno, Vincent et Laurent vont  passer ce dimanche, qui est celui de la vie religieuse, chez les Bernardines d’Esquermes, où ils se retrouvent être les trois seuls religieux noyés dans un océan de religieuses. Le soir, nous achevons la projection d’un film sur le travail des moines et moniales, précédé d’un très court métrage envoyé par le jeune journaliste de France-Info TV suite à sa plongée en communauté, début  mars.
LUNDI 3 : F. Gilles part 5 jours préparer à En-Calcat la session annuelle des infirmiers monastiques pour un sujet des plus actuels  : la gériatrie.
MARDI 4 : Nous avons partagé ce soir avec simplicité notre expérience de mercredi dernier sur un premier jour de rupture : heureux ? subi ?  En tout cas un bien bon échange, dans l’ensemble tout à fait positif.
JEUDI 6 : Invité par Dom Lode, abbé d’Orval et P. Immédiat délégué de Tilbourg à faire connaissance de l’ abbaye fille du Mont des Cats qu’il n’a encore jamais vue, Père Abbé prend la route des Pays-Bas pour un premier contact.  Il en reviendra après-demain avec F. Pierre-André, que Dom Lode avait ramené avec lui. Père Marc-André nous fera par la suite un rapport chaleureux de cette première visite, voyant Tilbourg comme un second Ste-Marie-du-Mont en plus grand encore, et que ses occupants entretiennent avec une méticulosité inconnue de nous autres. Père Abbé définit la communauté : internationale, interculturelle et surtout intergénérationnelle, comptant 2 novices et 4 profès simples.
DIMANCHE 9 :  Le temps splendide se prêta on ne peut mieux à la bénédiction des rameaux devant l’église. L’assistance s’y révéla même si nombreuse qu’à la communion les hosties manquèrent de peu.
MARDI 11 : Père Marc-André et son prieur se sont rendus à la messe chrismale, précédée l’après-midi par la réunion des prêtres à l’Evêché, car à la célébration elle-même s’ajoutaient les adieux de Mgr Coliche, atteint par la limite d’âge, et l’accueil de son successeur Mgr Hérouard, qui recevra la consécration épiscopale le dimanche 30 avril.
DIMANCHE DE PÂQUES : Après les rudesses du carême, l’entrée dans le temps pascal est une vraie sortie du tombeau avec J.C., encore valorisée par les talents d’un chacun, qui pour le feu pascal, qui pour le chant de l’Exultet et la décoration du réfectoire et, durant l’eucharistie du jour de Pâques, pour la célébration des 50 ans de profession religieuse de F. Jean (16 avril 1967 – 2017) avec chant en breton et sortie de l’église en  fanfare  avec instruments à vent.
LUNDI DE PÂQUES : Pour nous remettre des tensions du triduum pascal, autant sans doute, que pour marquer le jubilé de profession de F. Jean et le retour d’hôpital de F. Pierre, Père Abbé a voulu que le repas de midi soit pris au coin-rencontre du réfectoire, avec menu ad hoc.
MERCREDI 19 ; Deux soirées de suite nous avons pu regarder un petit film (50 minutes) déjà ancien, en 2  parties extrêmement léchées tant pour les images que pour les dialogues, qui nous est venu de la Pierre-Qui-Vire.
MARDI 25 : La liturgie fête aujourd’hui Saint Marc, et la communauté son Abbé. Ce que nous avons commencé à faire sans plus attendre dès hier soir après le repas, en offrant à Dom Marc-André tous nos vœux accompagnés de cadeaux et autres surprises de P. Jacques, notre facétieux prieur. Ce matin encore l’eucharistie, célébrée à l’heure du dimanche, fut suivie d’un repas partagé comme celui d’hier soir en « libre-conversation », puis d’un DVD de Philippe Muyl, Le Papillon, filmé dans la belle nature du Vercors.
MERCREDI 26 : A sa  charge de cellérier, F. Daniel ajoute celle d’archiviste, et à celle-ci celle de photographe, qui toutes trois nous valent de loin en loin de superbes albums retraçant les divers événements et travaux en cours dans la maison, comme ce fut le cas dans l’immédiat avec les récentes fêtes de communauté.
VENDREDI 28 : Notre ancien curé Bertrand Lener est venu nous apprendre mille choses passionnantes sur les migrants cantonnés dans leur jungle de Steenvoorde et qui se trouvent être uniquement de jeunes érythréens et soudanais (Darfour). Ce sont à eux que nous offrons à sa demande les douches de l’hôtellerie deux fois par semaine.
DIMANCHE 30 : Père Abbé et F. Jean-Pierre sont allés se joindre à Lille à  la célébration diocésaine pour l’ordination épiscopale du supérieur du séminaire français de Rome, Antoine Hérouard, devenu  notre nouvel évêque auxiliaire.

La fin du mois coïncidant avec celle du livre du réfectoire, nous fait entamer une volumineuse biographie traduite du néerlandais et sobrement intitulée Godfried  Danneels.

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Dimanche Octave de Pâques

La paix soit avec vous

Lorsque Jésus entama sa montée à Jérusalem qui se termina par la mort sur la croix, Il avait prévenu ses disciples de ce qui l’attendait.  Pierre venait d’affirmer à Jésus : « Tu es le Christ ».  Après la première annonce de la Passion il se rebiffe et reçoit l’injonction cinglante de Jésus : « Arrière Satan » (Mc 8,29.33).  Il est facile, oui, de croire en la messianité de Jésus lorsque tout va bien et que les foules accourent et L’acclament.
Après la Transfiguration, où Jésus dévoile sa gloire à ses disciples préférés Pierre, Jacques et Jean, vient la seconde annonce de la mort prochaine de Jésus.  Les apôtres assimilent l’annonce mais en tirent une conclusion erronée : Ils se mettent à se quereller pour savoir « qui est le plus grand » (Mc 9,7.34). Qui sera à même de succéder au Maître lorsque celui-ci nous aura quittés ?  Voilà la question qui hante les disciples…
Au moment de la troisième annonce de sa mort prochaine, Saint Marc précise que Jésus avait durci son regard et que les foules qui le suivaient étaient saisies de frayeur et de crainte.  C’est à ce moment-là que Jacques et Jean, les fils de Zébédée, demandent d’être assis l’un à sa droite et l’autre à sa gauche dans le Royaume (Mc 10,32.37).
Le contraste est frappant, entre les annonces que fait Jésus et la réaction des apôtres.  On peut continuer la litanie avec les événements dans le Jardin de Gethsémani où les apôtres s’enfuient, avec Pierre qui renie par trois fois son Maître bien-aimé.  Au pied de la Croix et devant le tombeau, ce ne sont pas les apôtres qui se pressent, mais quelques femmes et « le disciple que Jésus aimait ».  Les autres, où sont-ils ?  Ils continuent à se terrer de frousse, certains ont probablement fui la ville de Jérusalem, de peur d’être à leur tour arrêtés.
Cette peur d’une autre catastrophe est celle que dépeint Saint Jean dans l’Évangile de ce matin.  Les apôtres, réunis dans la Chambre Haute, attendent fébrilement confirmation de la Bonne Nouvelle que leur ont annoncée les femmes au retour du tombeau au lever du jour.  Mais Jésus, ils ne l’ont pas vu et ne savent que penser.  Jusqu’à ce que Jésus lui-même fasse irruption au milieu des disciples, alors que portes et fenêtres étaient verrouillées.
Du haut de la croix Jésus avait dit : Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font.  Cette parole s’adressait aussi aux disciples, aux apôtres, aux femmes, à tous ceux qui l’avaient suivi depuis la Galilée et qui maintenant… ne savaient pas qui croire ni que croire.  C’est pourquoi, au soir de ce premier jour de la semaine, Jésus ne regarde pas en arrière, mais en avant.  La paix soit avec vous !  puis Je vous envoie ou encore chez Saint Matthieu Je suis avec vous !  (Mt 28,20).
Rappelons également ce que Jésus a dit à Pierre durant le dernier repas qu’Il prit avant sa passion : j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères (Lc 22,31).
Ce qui était vrai pour les premiers disciples l’est encore aujourd’hui pour nous.  Affirmer sa foi, déclarer que l’on est chrétien pratiquant, c’est assez aisé lorsque tout va bien et que la religion est reconnue.  Mais par les temps qui courent, lorsque les chrétiens sont assimilés à des ringards, à des ‘tradis’, voire à des extrémistes, combien d’entre nous font tout pour cacher leur ‘croyances d’un autre âge’ pour faire bonne figure ?  C’est pour nous également que Jésus a dit, sur la croix Père pardonne-leur… et qu’Il a dit à Pierre : affermis tes frères.  C’est en lien avec ce message de l’évangile du Jour que l’on appelle désormais le dimanche de l’Octave de Pâques le Dimanche de la Divine Miséricorde.
Lorsque Jésus, en ce premier jour de la semaine, retrouve les disciples, Il leur parle de l’avenir.  La page de sa vie terrestre est tournée, maintenant il leur est demandé de proclamer la Bonne Nouvelle par toute la terre.  Jésus ne pouvant se montrer à tous pour qu’ils croient, Il dit à Thomas, comme nous l’avons entendu il y a un instant : heureux ceux qui croient sans avoir vu.  La parole des témoins, la parole des croyants à travers les siècles, doit nous suffire pour croire à notre tour.
Comme du temps des Apôtres, nous ne sommes pas seuls à croire, nous ne sommes pas seuls à vivre notre foi, nous ne sommes pas seuls parfois à douter de notre foi.  Mais nous pouvons nous référer à d’autres croyants qui, à l’exemple de Pierre pour les Apôtres, ont la capacité d’affermir leurs frères.
Par la participation à l’eucharistie, par la communion avec d’autres croyants, demandons à Dieu la force d’être, les uns pour les autres, des soutiens dans notre foi aux moments de doute et de peine.  Que Jésus ressuscité nous comble de sa grâce et nous fasse grandir en foi et en amour sur cette terre avant le festin des noces dans le ciel.

Frère Bernard-Marie

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Mars

VENDREDI 3 : Première réunion communautaire pour la mise en forme du rapport de maison pour le chapitre général à envoyer avant le 1er mai.  Le jugement global est encourageant : « synthèse plus louangée que martyrisée mais effort à poursuivre ».
DIMANCHE 5 : Nous achevons la projection en 4 fois du long film italien sur Don Bosco, version française, regardé par presque tous les frères.
MARDI 7 : De plus en plus souvent grâce au site de l’Ordre, de jeunes communautés africaines ou autres nous font part des professions solennelles de leurs nouveaux profès, que nous nous hâtons d’exposer comme autant d’heureux surgeons du vieux tronc cistercien.
JEUDI 9 : Un jeune journaliste des plus sympathiques travaillant à France-Info TV, a demandé à pouvoir passer une journée et demie en communauté avec sa petite caméra. Il s’y est montré d’une discrétion parfaite, partageant offices, repas et visite des ateliers.
VENDREDI 10 : Une seconde réunion communautaire aura suffi pour arrêter à l’unanimité le texte définitif élaboré vendredi dernier à l’intention du Chapitre Général. Il n’est plus qu’à l’envoyer avec une célérité qui fait honneur à notre bonne entente.
DIMANCHE 12 : Les bénédictins de Fontgombault (Solesmes), au diocèse de Bourges, ont reçu voici deux ans la paternité de l’abbaye de Wisques.  Nous avons pris plaisir à regarder ce soir un fort beau film de 40 minutes sur leur communauté.
MERCREDI 15 : P. Abbé est allé sur la journée à une réunion des responsables d’étudiants envoyés à l’Institut d’Etudes religieuses de la Catho à Paris.  Il s’agit chez nous de F. Pierre-André en 2ème année de ce parcours. Le projet étant de bien s’entendre sur la formation recherchée pour laquelle les étudiants sont envoyés.
JEUDI 16 : Père Jacques s’éclipse 3 jours pour aller visiter notre frère Oswaldo à Cîteaux, où il est à présent depuis une bonne année.
DIMANCHE 19 : En nous consacrant ce dimanche, notre évêque Mgr Ulrich nous a offert une journée aussi agréable qu’enrichissante : après avoir chanté la grand’messe et partagé notre repas, il nous a exposé durant une heure de temps ce que pouvait représenter la charge d’un grand diocèse, son quotidien et ses périphériques. Il s’est également déclaré fort satisfait de la mise en application du synode diocésain par les paroisses.
LUNDI 20 : Au passage de notre évêque succède celui de Mgr Jean-Luc Brunin, ancien évêque auxiliaire de Lille en charge aujourd’hui de l’Église du Havre, venu prendre une courte semaine de retraite.
MERCREDI 22 : Père Abbé, accompagné de Mr de Lauriston, de F. Florent et de F. Patrick, se rendent aux funérailles du mari de Mme Mulier, notre comptable en fromagerie.
JEUDI 23 : Mgr Brunin nous a partagé ce soir avec fougue quelques-unes de ses activités, notamment au Conseil Famille et Société de la Conférence des évêques, dont il est le responsable jusqu’au 30 juin après six ans d’exercice.
SAMEDI 25 : F. Daniel nous livre quelques échos de l’avancement des petits et grands chantiers en cours dans la maison.  Le plus spectaculaire reste bien sûr celui des 3 citernes d’eau en cas d’incendie, dont la première, de 120 m3, est déjà remplie, tel un beau coussin de plastic vert posé à même la pelouse du jardin de l’hôtellerie.
DIMANCHE 26 : Le passage à l’heure d’été s’est honoré d’un ensoleillement sans pareil que la petite schola a célébré à sa manière d’une nouvelle voix, celle de F. Vincent.
LUNDI 27 : Raphaël Buyse (Fraternité des Parvis) est revenu nous donner 2 conférences vraiment de saison sur Madeleine Delbrêl.  Elle nous invite en termes étonnants à une conversion, un dessaisissement dont ces quelques mots suffisent : Être prêts à partir vers ce qui arrive ; et encore : Tout doit procéder d’un cœur enseigné (par l’Esprit).
MERCREDI 29 : La communauté a connu son premier « jour de rupture de rythme », dont tous les frères semblent avoir vraiment profité.  Lever libre avec vigiles en privé, laudes-messe à 6 h 30, seul office avant les complies à 20 h 00.  Le repas de midi était en self-service mais celui du soir partagé en commun et parlé, dans le coin réfectoire vraiment utile pour de telles rencontres.
VENDREDI 31 : L’abbé Bernard Podvin, bien connu des lecteurs de la Croix du Nord, est venu nous parler des toutes proches élections présidentielles (11 candidats/candidates), élections qui se montrent plus embrouillées que jamais.

Après avoir achevé le dernier livre de Jean Vanier : Les signes des temps à la lumière de Vatican II (Albin Michel), nous en entamons un plus petit, rédigé par le Conseil permanent de la CEF en lien avec les prochaines élections : Dans un monde qui change retrouver le politique.

Et que la paix et la joie de Pâques vous gardent dans leur lumière.

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Deuxième dimanche de Carême

 Jésus priait.

Nous avons peu de témoignages de la prière de Jésus durant sa vie.  Nous savons seulement, par le témoignage des évangélistes, que Jésus se retirait fréquemment la nuit, seul, pour prier son Père.  Mentionnons également les 40 jours que Jésus passa dans le désert de Judée comme nous le rappelait la liturgie de dimanche dernier.
C’est après avoir passé 40 jours dans le désert que Jésus entame son ministère public.  C’est après avoir passé la nuit en prière qu’Il choisit les douze apôtres.  C’est après avoir passé la nuit en prière qu’Il enseigne à ses disciples le Notre Père.  Après avoir nourri les foules avec 5 pains et quelques poissons, Jésus se retire dans la montagne puis rejoint les disciples en marchant sur la mer.  On pourrait multiplier les exemples…  Mais jamais les disciples ne sont témoins de ce qui se passe entre Jésus et son Père.  Sauf en trois occasions : le Baptême, la Transfiguration et la Passion.
Regardons ce que ces trois révélations de la prière de Jésus ont apporté aux disciples.  Au Baptême, Dieu le Père affirme au Baptiste que Jésus est le Prophète attendu.  Des disciples de Jean qui ont assisté à la scène, décident de se mettre à la suite de Jésus.
Peu avant la Transfiguration, nous avons le dialogue de Jésus avec ses disciples à Césarée de Philippe.  Lorsque Jésus leur demande : Et pour vous, qui suis-je ?, Pierre répond avec conviction : Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! (Mt 16,16).  Se sentant investi d’une autorité spéciale après la réponse que Jésus lui a faite : Heureux es-tu Simon, fils de Jonas… (Mt 16,17), Pierre fit de vifs reproches à Jésus après que celui-ci eût annoncé pour la première fois sa Passion prochaine (Mt 16,22).
Jésus se rend compte que les affirmations de Pierre sont fugaces et variables.  Afin de le préparer, lui et les autres disciples, à la passion qui semble inéluctable, Jésus décide de faire entrer ses disciples les plus proches dans l’intimité de sa relation avec Dieu son Père.  C’est pourquoi, sur une haute montagne, Il se montre à eux transfiguré.  Saint Luc précise, dans son évangile, que Moïse et Élie parlent avec Jésus de son départ qui allait s’accomplir à Jérusalem (Lc 9,31).
Jésus reviendra sur cette expérience lorsque, durant le discours après la Cène, il dit à Pierre : Simon, Simon, voici que Satan vous a réclamés pour vous passer au crible comme le blé.  Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères (Lc 22,31-32).
Devant la grâce insigne qui leur fut faite, et devant la scène inénarrable de la transfiguration elle-même, on peut comprendre, sans que les évangélistes ne doivent le préciser, que Pierre Jacques et Jean n’avaient pas les mots pour raconter leur expérience.  Ces mots leur viendront après la résurrection de Jésus.
Au jardin de Gethsémani, les trois disciples qui sont invités à suivre Jésus au plus près sont également Pierre, Jacques et Jean (Mt 26,37).  Pour ne pas être complètement effondrés par ce qu’ils voient et entendent, depuis la prière de Jésus :  Père, non pas ma volonté mais que ta volonté soit faite…
jusqu’à la mort sur la Croix :  Père, en tes mains je remets mon esprit…
les trois disciples avaient besoin de se ressouvenir de la Transfiguration.  L’épreuve fut terrible au point que Pierre, malgré tout, renia son maître : je ne le connais pas.  Tombé tellement bas, il pleura amèrement mais fut pardonné par un regard Jésus.  Après la résurrection de Jésus, Pierre put affermir ses frères et les aider à comprendre les événements.
Dans notre vie, nous ne sommes pas soumis à de telles épreuves.  Dans le Notre Père, Jésus nous invite à demander de ne pas « succomber » à la tentation.  Lorsque l’épreuve survient, Dieu nous donne la force nécessaire pour ne pas tomber.  À nous de le reconnaître, à nous d’appeler l’aide de Dieu et de ne pas compter sur nous propres forces.  C’est ce que nous enseigne le message de la Transfiguration lorsqu’on le met en perspective de la passion de Jésus.  Comment les disciples n’auraient-ils pas été tentés de se détourner de Dieu s’ils n’avaient pas eu cette vision de gloire peu de temps avant la vision de Gethsémani ?
Durant ce Carême, demandons à Dieu de nous combler de sa grâce pour rester fort dans les moments difficiles.  Nous devons prendre vraiment conscience que Jésus est toujours avec nous, à nos côtés.  Il ne nous abandonne pas si nous faisons appel à lui dans notre détresse.  Qu’Il soit notre joie et notre réconfort dans tout ce que nous sommes appelés à vivre.

Frère Bernard-Marie

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Février

MERCREDI 1er : Nous entrons en retraite pour une semaine ; elle nous est prêchée par le Père Robert Huet, supérieur jésuite en Belgique.
LUNDI 6 : P. Prieur s’absente 48 heures afin de préparer la seconde session du STIM qui se tiendra à Jouarre dès lundi prochain.
SAMEDI 11 : Trois  membres de la Fraternité des Parvis accompagnaient ce soir le P. Raphaël Buyse pour nous la présenter rapidement, elle-même et son esprit fortement inspiré de Madeleine Delbrêl : Église d’aujourd’hui, Église de toujours, débordante de vitalité. L’échange portait aussi sur la relation des Parvis avec notre communauté.
DIMANCHE 12 : C’est la fin des vacances ; dès cette après-midi Père Jacques regagne comme prévu Jouarre pour une session de dix jours. Demain ce sera au tour de F. Jessé de rejoindre Tibériade en Belgique pour une autre session. Et le lendemain encore F. Bernard-Marie ira plancher 36 heures à Paris sur la gestion de notre site internet. Mais avant cela c’est toute la communauté qui pourra bénéficier de trois superbes conférences de l’abbé Bernard Podvin sur saint François de Sales, son esprit de douceur et sa direction spirituelle.
MERCREDI 15 : Depuis lundi l’hôtellerie est occupée par les dominicains de Lille en retraite avec Mgr Raffin, lui-même frère prêcheur et ancien évêque de Metz aujourd’hui retiré en Alsace. C’est un plaisir de l’écouter ce soir; il a l’âge du pape François et partage sa lucidité sur les conflits existant aujourd’hui dans l’Église.
LUNDI 20 : C’est décidément le temps des retraites à l’hôtellerie, où le séminaire de Lille succède aux dominicains  et notre Père Abbé à Mgr Raffin pour la leur donner : 8 séminaristes pour 8 diocèses.
Si ce mois de février est le plus court de l‘année, il en aura peut-être été le plus débordant d’activités, tant ad intra qu’ad extra. En communauté les réunions se sont multipliées, notamment pour rédiger le rapport de maison pour le  prochain Chapitre Général. A l’extérieur la pose des citernes à incendie demandées par les pompiers avance de jour en jour. La plus grande, à l’entrée de l’allée de la grotte, fera 250.000 litres.
VENDREDI 24 : La fin de l‘année écoulée avait vu changer tous les téléphones fixes, souvent au grand dam des usagers, et d’abord des portiers. Ce vendredi voit à son tour arriver en salle de photocopie une nouvelle machine, disons plutôt un vrai meuble, louée par la société qui les renouvelle régulièrement ; comme toutes les précédentes, elle aussi embarrassera bien des usagers lambda avant qu’eux-mêmes n’aient à s‘en féliciter.
LUNDI 27 : Notre abbé rejoint 36 heures à Igny une petite réunion des supérieur(e)s de notre région.
MARDI 28 : Durant ce mois de février grâce à Dieu le plus court de l’année, toutes les santés ont été éprouvées par des rhumes, des nez qui coulent, mais aucune grippe. Et nous voici à présent d‘attaque pour un carême de silence et de paix, que nous vous souhaitons de tout cœur pareillement, ainsi que le fait notre frère Christophe, qui ne souffre plus que de ses rhumatismes qui ne font mourir personne.

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Janvier

DIMANCHE 1er : Selon un rite à présent bien rôdé, outre l’échange de vœux fraternels de Bonne Année avant le repas de midi, nous avons pu regarder le soir un film tout-à-fait détendu, aussi ouvertement anti-raciste que plein de drôleries, le cinéaste faisant épouser par quatre sœurs quatre races différentes : Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ?
MARDI 3 : Autre rite tout aussi honoré, celui de la fermeture de l’hôtellerie jusqu’à la fin du mois.
VENDREDI 6 : Nous partageons avec tous nos employé(e)s un repas de Bonne Année d’où chacun se retirera avec un sac d’étrennes généreusement rempli.
DIMANCHE 8 : Père Abbé rejoint à Paris les 27 supérieur(e)s OCSO pour y plancher avec eux sur la question d’unifier ou non les 4 Régions de l’Hexagone. Il en reviendra mercredi matin avec 2 passagers : F. Pierre-André (étudiant) et Père Joseph, trésorier des spiritains qui l’hébergent chaque début de semaine.  Ce dernier a vivement souhaité faire chez nous sa retraite annuelle.
MERCREDI 11 : F. Christophe nous fait l’heureuse surprise de rentrer d’hôpital après trois semaines d’interventions diverses ; sa forme fait plaisir à voir et lui permet même de partager un peu de liturgie et tous les repas. Nous serons nombreux vendredi matin à nous rendre à l’infirmerie pour trinquer à la santé de ses 80 ans.
Ce même vendredi Père Abbé nous donne connaissance des nouveaux Conseils de liturgie et de formation : le premier, qui est aussi le plus consistant, comprend les FF. Jacques, Jean-Pierre, Louis-Marie, Patrick et Vincent ; le second se suffit de 3 membres : FF. Jacques, Daniel et Gilles.
Père Marc-André y ajoutera une ultime nomination celle d’un Père-Maître des novices, en la personne de F. Bernard-Marie, désigné haut la main dans le sondage.
MARDI 17 : Nous entamons en réunion du soir un essai de réponse à la seconde de trois questions pour le rapport de maisons au chapitre général, à renvoyer avant le 1er mai.
VENDREDI 20 : Père Marc-André se retire jusque mardi soir à Saint-Sixte pour mieux se préparer à la bénédiction abbatiale qu’il recevra jeudi des mains de notre évêque.
LUNDI 23 : L’Entreprise Varlet s’est attelée à la rude tâche d’abattre puis de débiter 7 à 8 châtaigniers de l’allée de la Grotte avant qu’ils ne tombent d’eux-mêmes de vieillesse. Dans le même temps la jeunesse de la communauté dépense son ardeur à nettoyer cloîtres et couloirs, fenêtres et carrelages, en vue d’offrir une maison digne de son nouvel abbé et de ses invité(e)s de jeudi.
MERCREDI 25 : Moyennant des retards considérables des trains venant du sud, abbés et abbesses commencent à arriver pour la bénédiction abbatiale et le soleil jusqu’alors boudeur sera lui aussi dès demain de la partie.
JEUDI 26 : L’eucharistie ayant lieu à l’heure de none, invité(e)s et communauté prennent ensemble au réfectoire le repas de midi. L’eucharistie présidée par notre évêque assisté de son auxiliaire et de l’évêque d’Arras comptera jusqu’à 60 prêtres tous regroupés dans le presbytère, et durera bientôt deux heures, closes par de longs applaudissements, avant que toute l’assistance ne se retrouve dans les couloirs de l’hôtellerie autour du verre de l’amitié.
LUNDI 30 : Sébastien et F. Michel préparent l’installation des citernes à incendie réclamées par les pompiers depuis des années. Il y en aura trois : une à hauteur du parking de l’hôtellerie, une autre dans la cour des ateliers et la troisième à l’entrée de l’allée de la Grotte.  Un accès Pompiers côté Sud des bâtiments nécessite l’ouverture d’un portail dans le mur de clôture, contre le magasin.

L’année nouvelle nous a vu entamer au réfectoire une biographie du Père Serge de Beaurecueil écrite par son confrère dominicain Jean-Jacques Pérennès : Passion Kaboul (Cerf 2014).

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Bénédiction abbatiale de Dom Marc-André

La bénédiction abbatiale du nouveau Père Abbé a eu lieu le jeudi 26 janvier 2016, en la fête des Saints Fondateurs de Cîteaux.
Monseigneur Laurent Ulrich, archevêque de Lille était accompagné de Monseigneur Gérard Colliche, évêque auxiliaire et de Monseigneur Jean-Paul Jaeger, évêque d’Arras.
Une vingtaine d’abbés et abbesses bénédictins et cisterciens s’étaient déplacés pour participer à la cérémonie, ainsi que des moines et des moniales, des prêtres et nombre d’amis de l’abbaye.

Les photos se trouvent dans le diaporama suivant : http://www.abbaye-montdescats.fr/?page_id=6599

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