Nomination Supérieur

Dom Marc-André Di Pea, Abbé de l’Abbaye Sainte-Marie-du-Mont (Mont des Cats, archidiocèse de Lille, France) depuis 2016, ayant atteint l’âge mentionné, a présenté sa démission à l’Abbé Général, qui l’a acceptée et elle est devenue effective le 3o août 2021.

Le même jour, Dom Ginepro Riva, Abbé de Tamié (France) et Père Immédiat de l’Abbaye Sainte-Marie-du-Mont, a nommé le Père Bernard-Marie van Caloen Supérieur ad nutum de l’Abbaye Sainte-Marie-du-Mont.

Dom Bernard-Marie est né en 1953 à Loppem (Belgique). Il est entré à l’Abbaye Sainte-Marie-du-Mont en 1978, a fait profession solennelle en 1986 et a été ordonné prêtre en 2000. Au moment de sa nomination, il était Prieur de la communauté et Maître des Novices.

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Août 2021

Lundi 2 : Avant de « rendre son tablier » à la fin du mois, Père Abbé s’en va rendre visite à notre frère Oswaldo à Cîteaux. Il fera « un petit crochet » par Tamié pour rencontrer frère Vincent. Retour samedi 7 avec de bonnes nouvelles de l’un comme de l’autre.

Ce même jour, Père Podvin vient exercer son ministère de confesseur extraordinaire de la communauté pour ceux qui le souhaitent. Et comme à l’accoutumée, il commente ce qui fait l’actualité du moment. Encore et toujours Corona avec comme conséquence principale une montée de la violence intrafamiliale. La gendarmerie a recensé 400 000 cas par an. 120 femmes et 23 hommes en sont décédés en 2020. Mgr Podvin revient ensuite sur l’assassinat du Père Hamel en montrant qu’il s’agissait bel et bien d’un acte prémédité depuis la Syrie. Les avis divergent quant au Motu Proprio concernant la célébration en rite extraordinaire. Cela provoque pas mal de tensions. Il note enfin qu’il y a quelque chose d’irrationnel chez ceux qui prônent la non-vaccination COVID, alors que d’autres pays ne peuvent même pas vacciner. Encore et toujours de quoi prier comme on peut le constater.

Frère Gilles s’en va à l’hôpital y subir une opération du pied maintes fois reportée à cause essentiellement de Corona. Il reviendra le 7 et sera en fauteuil pendant un bon bout de temps.

Dimanche 8 : Pour faire pendant au livre du réfectoire, nous regardons « La clé des champs » ou l’histoire d’une mare abandonnée. Deux enfants solitaires tombent sous le charme de ce lieu sauvage qui les rapproche peu à peu l’un de l’autre et les aide à apprivoiser la vie. À travers leur regard, leur imaginaire, la mare devient un royaume secret à la fois merveilleux et inquiétant, peuplé de créatures de rêve ou de cauchemar. Une expérience initiatique, brève et intense, dont ils sortiront transformés…….et nous aussi peut-être.

Lundi 16 : Dom Bernardus de Tilburg accompagné de Frère Isaac son Prieur viennent saluer leur Père Immédiat avant son départ sous d’autres cieux. Après Daniel et Florin, nous accueillons deux autres séminaristes Roumains, Petre et Raresh, jusque fin septembre.

Vendredi 20 : En cette fête de notre Père Saint Bernard, nous partons en excursion……à Gode visiter deux expositions : l’une consacrée « au bureau des douanes » et l’autre à Nicolas Ruyssen, le fondateur de notre abbaye en 1826. Jean-François Berghe, ami du monastère, qui nous servit de guide.

C’est notre ami Benoit Lobet qui serait heureux d’être avec nous ce soir car nous regardons « Marie Noël, entre le monde et Dieu ».  Ce film magnifique nous conte la vie hors du commun d’une fausse bigote à l’allure de redoutable « grenouille de bénitier », dont Montherlant a pu dire qu’elle était le plus grand poète français ce que confirmerait Benoit Lobet.

Vendredi 27 : Dom Ginepro devait rester quelques jours parmi nous. Mais le décès inopiné de Frère Maurice le contraint à écourter son séjour. Aussi repart il dès ce lundi au lieu de mercredi. Ce qui ne l’empêche pas de remplir sa fonction de Père Immédiat en nommant Frère Bernard-Marie supérieur ad nutum de la communauté.

Dimanche 29 et Lundi 30 : Pour la fête de la Dédicace de notre église, nous regardons une émission, toujours tirée de « la foi prise au mot » animée par Régis Burnet, sur l’immense Saint Augustin ou « Saint Augustin, le berbère ».

Mardi 31 : Nous faisons d’une pierre deux coups. De fait, c’est autour d’un repas festif que nous remercions Père Marc-André de son dévouement au service de la communauté pendant ces quelques années qu’il a passées comme pasteur « des âmes à lui confiées ». Et cela nous donne l’occasion de souhaiter bonne chance à notre nouveau supérieur.

Lectures au réfectoire :

Quitter la (grande) ville. Il y a vingt ans, Sophie Coignard et Michel Floquet ont décidé d’aller vivre à la campagne avec leurs enfants tout en continuant de travailler à Paris. Cette décision, difficilement avouable à l’époque, est aujourd’hui celle de milliers d’exilés du Covid qui n’ont plus besoin de se cacher. Comme les auteurs de ce livre, ils aspirent à une autre vie, dépourvue d’embouteillages, de loyers délirants, de rats trottinant dans les espaces verts. Un récit drôle et profondément optimiste.

Carlo Acutis, un Geek au Paradis. Plus qu’une biographie, cet ouvrage du Père Will Conquer est un vrai guide pour se laisser toucher et édifier par une vie qui n’est pas si différente de la nôtre. Geek ou pas geek, il est clair que l’aspiration à la sainteté de Carlo Acutis risque d’être contagieuse auprès de la jeunesse et même bien au-delà et pourquoi pas……. auprès des moines du Mont des Cats.

Photo de la communauté en ce mardi 31 août.
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Solennité de Saint Bernard

Qu’il me baise d’un baiser de sa bouche

Lorsque Saint Bernard commence ses sermons sur le Cantique des Cantiques, il expliquer d’abord à ses moines le sens du titre de ce Livre Saint. 

Il n’est pas indifférent – nous dit Saint Bernard – que le titre soit « Cantique des Cantiques ».  J’ai lu bien des cantiques dans l’Écriture… Déborah, Judith, la mère de Samuel, des prophètes ont chanté, inspiré par un bienfait reçu, une victoire remportée, louant Dieu et le remerciant.  Mais le roi Salomon, sage entre les sages, parvenu au faîte de la gloire et de l’opulence, régnant en paix, n’a manqué de rien : aucun désir comblé n’a pu l’inciter au cantique de gratitude… (S.Ct 1,7)

Salomon, dans le Cantique des Cantiques, chante la gloire de Dieu pour sa gloire, gratuitement.  Il n’a rien à demander, il n’a pas spécialement à rendre grâce pour tel ou tel don reçu.  Non, simplement, il chante la louange de Dieu parce que Dieu est Dieu et que l’homme est l’homme.  Pour les moines, que ce soit du temps de Saint Bernard ou de tous les temps, donc pour nous aujourd’hui, nous sommes invités à chanter la louange de Dieu parce qu’Il est Dieu, et non en action de grâces pour tel ou tel bienfait reçu. 

Saint Bernard commente longuement le premier verset du Cantique : Qu’il me baise d’un baiser de sa bouche.  Phrase énigmatique s’il en est.  Qui parle, à qui parle-t-il, de qui parle-t-il ?  Saint Bernard répond :

Seul celui qui a reçu de la bouche du Christ, ne fût-ce qu’une fois, le baiser spirituel, peut désirer vraiment ce qu’il connaît d’expérience et en souhaiter le renouvellement.  Je suis convaincu qu’on ne sait de quoi il s’agit si on n’y a déjà goûté.  Car c’est une manne très secrète, et pour en être affamé, il faut la connaître.   (S.Ct 3,1)

C’est donc le moine qui parle, qui parle à d’autres moines, qui parle du Christ.  Il s’agit de la relation, dans la prière, la contemplation, l’adoration… Il s’agit de la relation entre l’homme et Dieu, entre l’homme et l’Homme-Dieu Jésus-Christ.  La relation amoureuse de Jésus qui nous invite à l’aimer comme Il nous aime.  C’est l’expérience spirituelle à laquelle Saint Bernard invite ses moines, à la suite de l’auteur du Livre du Cantique.  Nous n’y avons pas nécessairement tous part durant notre vie terrestre, notre vie de prière, notre vie monastique.  Mais tous nous y aurons part lorsque Dieu nous rappellera auprès de Lui dans son Royaume. 

Telle est la « spiritualité cistercienne » à laquelle Saint Bernard nous invite.  Il n’est pas le premier, pas le seul, et nombre d’auteurs cisterciens après lui ont à leur tour essayé de partager quelque chose de leur propre expérience.   Cette expérience que l’un ou l’autre moine peut recevoir de Dieu, il ne la reçoit pas pour lui-même, pour lui tout seul.  Nous sommes tous solidaires, membres de l’unique Église du Christ.  Les grâces reçues par l’un profitent à tous les autres.  C’est pourquoi Saint Bernard, toujours dans les premiers sermons sur le Cantique, affirme :
Il (Salomon) a donc obéi à une inspiration toute divine, chantant les louanges du Christ et de l’Église, les douceurs de leur saint amour, le sacrement de leur mariage éternel…    (S.Ct 1,8)

Salomon aurait eu du mal à reconnaître son inspiration divine, chantant les louanges du Christ et de l’Église.  Mais Bernard peut, avec toute la Tradition, affirmer que les textes de l’Ancien Testament sont prémonitoires de la venue en notre monde de Jésus-Christ et de la fondation par Lui de son Église.  La lecture du Cantique des Cantiques n’est donc pas seulement le chant d’amour de l’homme envers une femme, de l’homme envers son Dieu, du moine envers son Dieu…  Mais également, et peut-être surtout, le chant d’amour de l’Église envers le Seigneur Jésus-Christ. 

Cela donne une autre densité à l’extrait du Cantique que nous avons entendu en première lecture :
Que mon nom soit gravé dans ton cœur, qu’il soit marqué sur ton bras.
Car l’amour est fort comme la mort, la passion est implacable comme l’abîme.
Ses flammes sont des flammes brûlantes, c’est un feu divin !

En cette fête de Saint Bernard nous pouvons nous souhaiter de recevoir de Dieu la grâce de cette intimité amoureuse avec Jésus.  Que la participation à l’eucharistie de fête ouvre notre cœur à ce plus grand amour.  En prélude à la grande rencontre au ciel où l’amour de Dieu sera tout en tous.  Alors, oui, nous pourrons vraiment vivre cette parole du Cantique :

Qu’il me baise d’un baiser de sa bouche. 
Amen.

Frère Bernard-Marie

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Solennité de l’Assomption

Marie conçue sans péché

À peine un demi-siècle après la mort de Jésus, la réflexion théologique battait son plein.  Jésus était-il vraiment homme, était-il vraiment Dieu, était-il à la fois Dieu et homme, ou alors Dieu aurait pris possession d’un homme pour en faire son envoyé ?  Ces questions seront débattues pendant de longs siècles, et font toujours partie des cours de christologie d’aujourd’hui. 

Si donc Jésus est vraiment le Fils de Dieu, comment peut-il naître du sein d’une femme « ordinaire » ?  N’est-ce pas une contradiction dans les termes ?  C’est pourquoi la dévotion et la Tradition ont fait de Marie la femme parfaite, qui n’a jamais péché, qui a été préservée de la blessure du péché originel.  Comme le dit déjà le Livre de la Sagesse :

Dieu a créé l’homme pour l’incorruptibilité,
il a fait de lui une image de sa propre identité. (Sg 2,23)

Cela a conduit à la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception.  
Marie fut la femme parfaite, dont le Livre des Proverbes fait l’éloge :

Une femme parfaite, qui la trouvera ? Elle est précieuse plus que les perles !
Son mari peut lui faire confiance : il ne manquera pas de ressources.
Elle fait son bonheur, et non pas sa ruine, tous les jours de sa vie.
Revêtue de force et de splendeur, elle sourit à l’avenir.
Sa bouche s’exprime avec sagesse et sa langue enseigne la bonté. (Prov 31,10…26)

On peut appliquer cette définition à nombre de femmes, on peut reconnaître ici l’idéal de la femme parfaite, on peut espérer trouver cette perle rare…  La dévotion populaire a reconnu que Marie avait toutes ces qualités, et encore bien d’autres, nécessaires pour devenir la Mère du Sauveur. 

Après la résurrection de Jésus, les disciples se remémoraient cette phrase de l’Écriture : Tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption (Ac 13,35 ; Ps 16,10).  Ce qui était vrai pour Jésus, pouvait également l’être pour Marie.  On comprend aisément que Jésus ne permît pas que sa sainte Mère subisse la décomposition de son corps.  Puisque Marie fut conçue sans péché, elle ne pouvait pas subir la mort qui est la conséquence du péché originel. 

C’est pourquoi, dès le deuxième siècle de notre ère, les croyants vénéraient à Jérusalem deux lieux rappelant la mort de Marie : le lieu de la Dormition de la Vierge, et son tombeau.  Et, comme pour Jésus lui-même, quelques jours après la sépulture de Marie, son tombeau était vide.  Car, comme nous le rapporte la Préface de ce jour, Dieu a préservé de la dégradation du tombeau le corps qui avait porté son propre Fils et mis au monde l’auteur de la vie.  C’était encore une grâce venant de la Conception Immaculée de Marie. 

La perfection de Marie n’est pas un privilège qui n’est utile qu’à elle et à son Fils.  C’est pourquoi la Préface affirme ensuite de la Vierge Marie, la Mère de Dieu : parfaite image de l’Église à venir, aurore de l’Église triomphante, elle guide et soutient l’espérance de l’Église du peuple en chemin

Nous sommes tous appelés à ressusciter, comme le rappelle la deuxième lecture de ce jour :
En effet, de même que tous les hommes meurent en Adam,
de même c’est dans le Christ que tous recevront la vie :  
en premier le Christ, et ensuite ceux qui lui appartiennent.

Bien évidemment, la première après le Christ ne peut être que sa propre Mère.  Mais nous sommes tous invités à partager un jour leur gloire dans le ciel.  Marie, arrivée aux cieux avec son âme et son corps nous ouvre le chemin.  C’est pourquoi, nous cisterciens, nous célébrons aujourd’hui la fête patronale de notre Ordre.  Nous sommes attendus, et notre vie quotidienne rythmée par la prière est une attente active et amoureuse de cette grande rencontre.  Notre vie est cachée avec le Christ en Dieu, comme l’affirme Saint Paul dans l’Épître aux Colossiens (Col 3,3). 

Marie était une femme semblable à toutes les femmes, hormis le péché.  Beaucoup l’ont prise comme modèle d’une vie chrétienne, que ce soit dans une vie de prière, une vie de service des autres, une vie de mère de famille… 

En ce jour de fête, demandons à Marie Reine du Ciel et à son Fils Jésus-Christ, de nous combler de la joie dans la foi de notre propre résurrection.  Nous pourrons alors, partager le festin des noces éternelles, dont le repas eucharistique nous donne un maigre avant-goût.  Oui, le Christ est ressuscité, oui, Jésus a pris auprès de Lui sa Mère la Vierge Marie Immaculée avec son âme et son corps.  Rendons gloire à Dieu. 

Frère Bernard-Marie

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Juillet 2021

Jeudi 1 : Après 2 ans sans « nos amis les roumains » comme nous les appelons, nous sommes heureux d’accueillir Daniel et Florin jusque mi-aout. Petre et Raresh prendront la relève jusque fin septembre

Vendredi 2 : Tout vient à point à qui attendre et pour ce qui est d’attendre ! En effet, nous partageons ni plus ni moins que… le repas de Noël avec les employés de la maison. Le temps était relativement clément, mais faute de pouvoir profiter de la pelouse côté scriptorium, – l’herbe étant trop humide – c’est dans la cour de la fromagerie que nous partageons tous ensemble un barbecue  maison. Deo Gratias

Dimanche 4 : Père Abbé s’en va à la cathédrale participer à l’Eucharistie célébrée par Mgr Garin, nouvel évêque de Saint Claude et ancien prêtre du diocèse de Lille.

 Samedi 10 et dimanche 11 : Peut-être pas très original que de visionner un programme gravitant autour de la figure de Saint Benoit lorsqu’on est moine. Et pourtant, c’est bien ce que nous faisons en regardant une émission tirée de « la foi prise au mot » qui lui est consacré. Il y a toujours à découvrir et approfondir les racines sur lesquelles notre vie est fondée.

Mercredi 14 : Après 2 temps de stage et une année de réflexion, David, qui de la Guadeloupe via…la Normandie où habite son papa, nous revient cette fois comme postulant. Deo Gratias

Jeudi 15 : Père Abbé s’en va rejoindre « nos Filles-Dieu » pour les visiter une dernière fois « de manière régulière » comme nous disons dans notre jargon monastique. Il est accompagné de Mère Anne-Emmanuelle de Blauvac pour cette occasion.  Retour le 23 rasséréné et heureux de ce qu’il a vu et entendu.

Dimanche 19 : Madagascar abrite un écosystème unique, débordant de trésors pharmacologiques : dans ce pays marqué par le culte des ancêtres, guérir relève d’une alchimie complexe. C’est ce que nous découvrons en regardant « Madagascar, l’esprit des plantes ».

Dimanche 25 : Nous continuons « à nous instruire des choses de Dieu » en regardant un film consacré au pape Grégoire le Grand dont l’œuvre fut immense. Que l’on songe par exemple évidemment au chant grégorien… et sans compter le reste.

Vendredi 30 : Sortie communautaire du côté de Lens où nous visitons le Centre Historique Minier de Lewarde puis le Musée Louvre-Lens. Et pour les fans de foot, ce sera aussi l’occasion d’apercevoir le stade Bollaert qui se trouve juste à côté du musée.

Lecture au réfectoire : Femmes de Papes, deBénédicte Lutaud. De Pie XII à François, il y a toujours eu une femme dans la proximité de chaque pape. En historienne, Bénédicte Lutaud dresse leur portrait. En journaliste, elle enquête sur la réalité de leur influence. En femme, elle interroge la place des femmes au Vatican. Une investigation surprenante, émouvante, questionnante. Elles se prénomment Wanda, Lucetta, Tekla, Hermine, Pascalina. Ils s’appellent Pie XI, Pie XII, Jean-Paul II, François.

Ils les admirent, les consultent, les protègent. Intellectuelles, fines diplomates ou muses spirituelles, elles relisent leurs discours, inspirent leurs plus grands textes et déterminent certaines de leurs plus grandes décisions. Laïques ou religieuses, c’est au contact de ces femmes d’exception que les héritiers du trône de Pierre ont changé leur regard sur le  » sexe faible « , et défendu, chacun à sa manière, leur rôle indispensable au cœur de la société.
Si ces femmes ont eu un accès privilégié au Vatican, elles ont toujours œuvré en coulisses. Par souci de discrétion, par humilité, ou bien contre leur gré. Toutes, pourtant, ont dû affronter de véritables réticences de la part de la Curie romaine, jalouse de la confiance que leur accordait le Saint-Père. De Rome à Cuba, en passant par la Pologne, l’Allemagne et les Etats-Unis, une investigation surprenante, émouvante, et qui pose de manière originale la question de la place des femmes dans l’Eglise.

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