Homélie pour le Dixième Dimanche

La résurrection

Nous venons de terminer, vendredi dernier, les célébrations liées au cycle liturgique de la fête de Pâques.  La liturgie de ce dimanche nous permet de méditer le sens de tout ce que nous venons de vivre durant le Temps Pascal et les fêtes qui suivent.
C’est vers l’an 55 que Saint Paul écrivit sa seconde épître aux Corinthiens, dont est extraite la deuxième lecture de ce jour.  Soit à peine une vingtaine d’années après la mort de Jésus.  Dès cette époque, Saint Paul, a une idée très claire de la vie sur terre d’une part, de la vie après la mort d’autre part.  Après avoir affirmé :
nous croyons, c’est pourquoi nous parlons,
voici que Paul nous propose une méditation de la résurrection, telle que l’Église commençait à la proclamer à cette époque.  Et il continue :
Celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus
nous ressuscitera, nous aussi, avec Jésus,
et il nous placera près de lui avec vous.
Après notre vie sur cette terre, Paul affirme que nous aurons part à la vie de ressuscité avec Jésus, dans les cieux.  Qu’est-ce que cela veut dire concrètement ?
Même si notre corps, cette tente qui est notre demeure sur la terre, est détruit, nous avons un édifice construit par Dieu, une demeure éternelle dans les cieux.
C’est la résurrection de Jésus qui nous révèle la réalité de la résurrection, vérité toujours actuelle et tellement dense, dont nous avons du mal à prendre pleinement conscience…
Devant cette gloire immense et éternelle qui nous attend, tous les soucis, toutes les souffrances qui peuvent être les nôtres sont relatives, comme le dit encore Saint Paul :
Notre détresse du moment présent est légère
par rapport au poids vraiment incomparable de gloire éternelle.
Vivre éternellement en présence de Dieu et de tous les saints, en présence de tous ceux que nous avons aimé sur terre… cela n’a pas de prix.  Nous oublions trop souvent cette Bonne Nouvelle que Jésus est venu nous enseigner.  La vie chrétienne, la relation à Dieu par la prière, par la participation à l’eucharistie, est une préparation à la rencontre avec Dieu pour toujours.  C’est pourquoi :
Même si en nous l’homme extérieur va vers sa ruine,
l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour.
Cet homme intérieur, c’est notre âme, c’est notre cœur.  Dieu est présent dans notre cœur et Il nous invite à vivre au jour le jour de l’amour qu’il Est, de l’amour qu’Il nous donne, cet amour qui fait que nous sommes vivants et aimants.  Trop souvent nous ne voyons que le côté sombre de notre vie, les difficultés, les soucis ; nous n’entendons que les critiques, les malheurs qui nous arrivent ou qui s’abattent sur le monde et tant de nos frères.
Même si tout cela est triste, désagréable, regrettable, nous risquons de ne voir que notre finitude, le vieillissement, les souffrances que nous endurons :
Nous le savons, en effet, même si notre corps,
cette tente qui est notre demeure sur la terre, est détruit,
Saint Paul nous répond encore lorsqu’il dit :
notre regard ne s’attache pas à ce qui se voit, mais à ce qui ne se voit pas ;
ce qui se voit est provisoire, mais ce qui ne se voit pas est éternel.
L’amour ne se voit pas, l’amour aide à la construction de notre vie humaine et de notre vie avec les autres.  Chaque acte d’amour aide surtout à la construction de cette demeure éternelle :
un édifice construit par Dieu, une demeure éternelle dans les cieux, selon l’expression de Saint Paul.
Cette demeure est édifiée avec toutes les pierres d’amour que Dieu pose dans notre cœur et que nous posons dans notre vie.
C’est cela notre foi en la résurrection.  Notre vie sur cette terre n’est que la première étape de notre vie tout court, notre vie avec Dieu, avec tous ceux que nous avons aimés, avec les anges et les Saints.  C’est ce que nous proclamons dans le Credo que nous proclamerons dans quelques instants : Je crois en la résurrection des morts et en la vie éternelle.
Demandons à Dieu que, par la participation au repas eucharistique Jésus fortifie notre foi et nous rende heureux de vivre notre vie ici, en attendant la grande rencontre là-haut.

Frère Bernard-Marie

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Mai

Mercredi 2 : Arrivée de Philippe Lahaine  qui remplacera Béatrice Mulier à la comptabilité de la fromagerie quand celle-ci prendra sa retraite….à la fin du mois.
Le soir même,  David Milliat de l’émission « Le Jour du Seigneur » nous parle du livre qu’il écrit sur ce qu’il a vécu à la mort de ses parents qui l’a beaucoup marqué lorsqu’il était enfant. Il parle également du « Jour du Seigneur » qui fête cette année ses 70 ans.  On compte entre 600 000 et 800 000 mille spectateurs chaque dimanche, ce qui n’est pas mal du tout vu la concurrence… footballistique.
Jeudi 3 : Au cours de l’Eucharistie, frère Laurent a changé sa stabilité monastique.  Il renouvelle ses vœux d’obéissance, de conversion de vie et de stabilité dans les mains de notre abbé… dans les mains duquel il avait prononcé ses vœux à Maromby.  Rappelons que Père Marc-André a été Prieur de Maromby de 1999 à 2002 et de 2008 à 2016.
Dimanche 6 et mardi 8 : Nous regardons et apprécions une émission de KTO consacrée au  Père Pedro Opeka, lazariste. Fondateur de l’œuvre humanitaire Akamasoa en 1989, figure bien connue du combat qu’il mène contre la pauvreté à Madagascar.
Du lundi 7 au vendredi 11 : Père abbé s’en va à Frattochie y effectuer une visite d’amitié. Il existerait une chance pour vendre leur monastère actuel mais il y a beaucoup d’aléas avant que cela soit fait. Quelques aléas encore pour commencer la restauration d’une maison sur le lieu de leur nouvelle implantation. Prions avec eux.
Dimanche 13 : Mgr Hérouard, évêque auxiliaire du diocèse, nous rend visite comme l’a fait Mgr Ulrich il y a quelques mois.  Il préside l’Eucharistie et, après None, nous partage ses souvenirs de la rencontre du président Macron avec l’épiscopat au collège des Bernardins.  Le Président voulait montrer qu’un dialogue entre l’Église et l’Etat est possible, même si  des « points de friction »  existent entre les deux. Cela devrait stimuler les débats de société à venir.
De ce lundi 14 et pendant toute une semaine, il n’est pas question pour nous de concurrencer le festival de Cannes qui vient de commencer. Cependant, nous sommes filmés sous tous les angles, avec beaucoup de discrétion, en vue du nouveau DVD sur la vie monastique telle qu’elle est vécue au monastère de Sainte Marie du Mont des Cats.
Vendredi 18 : Frère Jean s’en va passer quelques jours dans sa Bretagne natale. Il nous rentrera le 27.
Dimanche de Pentecôte et mardi 22 : Neuroblastome, épidermomycose bulleuse, insuffisance rénale sévère… Des maladies douloureuses, handicapantes, potentiellement mortelles, d’autant plus intolérables quand elles frappent des enfants. Voilà sur quoi portent  « Les mistrals gagnants », d’Anne-Dauphine Julliand, qui parvient à offrir un film empli de rires, de petits bonheurs, de lumière, en un mot, de vie que nous regardons sur deux soirées. . Anne-Dauphine Julliand elle-même a eu la douleur de perdre deux de ses quatre enfants de maladies infantiles. Une vraie leçon de vie et d’humanité.
Qui dit Lundi de Pentecôte, dit journée de la Fraternité des Parvis avec qui nous célébrons l’Eucharistie au cours de laquelle Syméon, petit frère de François, est baptisé. Nous lisons aussi la charte qui officialise l’alliance entre nos deux communautés.  Puis nous partageons une paëlla gargantuesque, laquelle nous donne l’occasion d’échanges on ne peut plus fraternels.
Nous apprenons avec tristesse le décès après une courte maladie d’Yves Flauw. Il travaillait chez nous à l’emballage des fromages depuis 2006. Nous le portons dans la prière ainsi que toute sa famille. Il n’était âgé que de 59 ans. Jeudi 24, plusieurs frères se sont rendus à ses funérailles en l’église Saint Bernard pour y représenter la communauté.
Dimanche 27 : Frère Jacques s’en va pour la semaine au centre Sèvres pour le Stim Bac.  Père Abbé s’en va à Roissy accueillir frère Albéric de Maromby  qui vient passer quelque temps parmi nous pour se reposer et faire un diagnostic de santé.
Nous regardons une émission consacrée à la bioéthique de la série « Sans langue de buis » réalisée par KTO bien sûr. Cela donne à réfléchir en prévision de la rencontre avec Père Bernard Podvin le 6 juin prochain sur le même sujet.
Mercredi 30 : Nous remercions Béatrice Mulier pour ses sept années de bons et loyaux services à la comptabilité de la fromagerie, autour d’un apéritif.
Dom Giacomo de passage parmi nous, nous parle de sa communauté de Tre Fontane et de sa filiation.  La petite taille(7 frères)  de la communauté et des difficultés de tous ordres, ne l’empêche pas de persévérer et de rendre grâce pour les aides reçues.  Père Giacomo souligne aussi les liens qui l’unissent au Mont des Cats, puisqu’il a bien connu – à divers titres – Père Sébastien, Dom André, Dom Alexandre et Père Yves…

Lecture au réfectoire.  On ne compte plus les ouvrages racontant l’histoire de France sous toutes les coutures. Parmi ceux-ci celui, par exemple,  de François Baroin, président des maires de France, « Une histoire de France par les villes et les villages » Albin Michel 2017, nous permet de sillonner les quatre coins de notre pays.  Nous y découvrons « La vitalité d’une France proche, ces terroirs où se sont déroulées tant d’histoires petites ou grandes, qui ont donné à notre pays son visage actuel : une mosaïque d’héritages, tournés vers l’avenir. »

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Avril

Dimanche 1er : Ce n’est pas un poisson d’avril, c’est sans aucune comparaison possible….. aujourd’hui c’est Pâques où nous fêtons la victoire de la Vie sur la mort. Pour marquer le coup de manière communautaire, après l’Eucharistie, nous échangeons nos vœux autour d’un apéritif.
Mardi 3 : Père Abbé s’en va conduire Frère Michel chez nos sœurs de la Fille-Dieu où il passera un temps sabbatique de 90  jours, soit 12 semaines ce qui doit faire un total de 3 mois si les comptes sont exacts. Nos « Filles Dieu » s’en réjouissent car elles pourront profiter  de sa débrouillardise.
Ce même jour arrive Monsieur Yves de Clebsatel qui succédera à Monsieur de Lauriston en qualité de responsable des activités lucratives  quand celui partira de chez nous pour une retraite bien méritée.
Le soir, madame Dany Perrey qui a peint le chemin de croix du cloître, nous présente la figure de monsieur Lucien Botovasoa instituteur, catéchiste à Madagascar qui sera béatifié le 14 de ce mois ce qui réjouit nos frères Laurent, Gilbert et Stanislas.
Mercredi 4 et Vendredi 6 : Le souvenir de l’assassinat du Père Hamel restera longtemps gravé dans la  mémoire de beaucoup de français croyants ou non. Aussi la télévision française en a-t-elle tiré  un documentaire « Père Hamel, martyr de la République » que nous regardons sur deux soirées.
Dimanche 8 : Se détendre sainement, c’est peut-être aussi se détendre saintement, c’est dans cette optique que nous regardons un documentaire animalier très bien fait « Le peuple miniature »
Vendredi 13 porte…..bonheur : A partir de ce jour en effet, Frère Laurent Rakotozafy de Maromby devient Frère Laurent Rakotozafy du Mont des Cats à part entière. En effet, l’année dernière Frère Laurent avait demandé de changer de stabilité pour diverses raisons. C’est avec joie et gratitude que nous accédons à sa demande. Même ceux qui chantent faux peuvent entonner le Te Deum Laudamus….. pascal évidemment.
Samedi 14 : C’est autour de quelques agapes sucrées que nous faisons connaissance avec Monsieur Yves de Clebsatel.
Du lundi 16 au samedi 21, les membres de la Commission Nord Europe  auxquels s’est agrégé l’abbé général, Dom Eamon, en personne, sont dans nos murs.  Père Jacques est secrétaire de la session, tandis que Frère Bernard-Marie y participe comme délégué élu par la communauté.  Occasion pour nous de découvrir les différentes communautés représentées en écoutant les uns et les autres au chapitre.
Le vendredi soir, à l’occasion des 60 ans de profession monastique de notre frère Nivard, nous partageons avec les membres de la Conférence Régionale un repas festif et fraternel.
Mercredi 25 : Saint Marc….André (peut-être un jour notre Abbé sera-t-il canonisé sait-on jamais !!!!). Nous nous mettons au diapason de la liturgie, nous lui « faisons sa fête ». Au programme des réjouissances : repas festifs la veille – avec « Questions pour un champion » version biblique – comme le jour, et comme film, un classique parmi les classiques « les tontons flingueurs » ce qui nous permet de retrouver les inoubliables Lino Ventura et Bernard Blier et autres Francis Blanche, Claude Rich et on en passe. Une seule chose nous est demandée, rire : ce que nous faisons bien volontiers et de bon cœur.
Vendredi 27 : A l’instar de Jésus lui-même, nous descendons de « la montagne » pour rejoindre « la Plaine », mais nous, c’est pour y rejoindre nos sœurs de la Cessoie avec qui nous célébrons l’Eucharistie suivie…..d’un repas festif (sic). Et nous partons tous ensemble du côté de Tourcoing  pour visiter la très belle exposition sur les « Chrétiens d’Orient ». Retour au bercail vers 18 h 15  après avoir prié les Vêpres avec elles. Merci au Seigneur de cette bien belle journée. Quant à frère Stanislas, il ne peut nous accompagner car lui, part pour deux mois rejoindre « Mission Langues »à Angers pour perfectionner son français.
Dimanche 29 : A 48 heures d’intervalle, nos frères Bernard-Marie, Patrick s’en retournent chez nos sœurs de la Cessoie pour y retrouver et écouter le…..Père Podvin dans le cadre de la journée consacrée à…….. la vie consacrée. .Ils sont accompagnés de F Laurent qui y restera pour 3 jours de récollection en vue de se préparer à son changement de stabilité le 03 mai.
Du lundi 30 au mercredi 2 mai Nous retrouvons le Père Farin qui nous propose « les deux témoins » film réalisé par lui-même. Pendant la guerre, un adulte découvre une fillette terrorisée, cachée derrière l’entrée de la cathédrale de Chartres, qu’il lui fait visiter….et que, par ce biais, nous visitons aussi. Et d’après la critique d’une certaine Janick Arbois-Chartier : «Michel Farin réussit la difficile synthèse de la fiction et de la catéchèse, de la tradition chrétienne (la cathédrale, la Bible) et de l’histoire dramatique d’une enfant juive victime du nazisme. ». Il y a donc de quoi prendre.

LECTURES au réfectoire :

La jeunesse s’intéresse t-elle à Dieu ? Question qui, comme chacun sait, est pour le moins complexe et ambiguë. En tout cas, Dieu, Lui, s’intéresse aux jeunes. Peut-être, par exemple, par le biais du pape François dont nous lisons Dieu est jeune, Robert Laffont 2018.

Puis nous commençons la Biographie de Lucien Botovasoa déclaré bienheureux le 14 de ce mois, écrite par François Noiret vice-postulateur de la cause.

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Quatrième Dimanche de Pâques

Le Bon Pasteur.

Les trois précédents dimanche du temps pascal nous avons entendu les grands évangiles de la résurrection.  À partir du quatrième dimanche l’Église nous invite à méditer les grands discours de Jésus tels que l’évangéliste Jean les a retranscrits.  D’après la plupart des exégètes, Jean propose une méditation post-pascale de la conscience que Jésus avait de lui-même.  Il s’agit d’une lecture spirituelle de la vie et des paroles de Jésus, médités par les premières générations des croyants à l’aune de la résurrection.
Le quatrième dimanche de Pâques, dans les trois cycles A, B et C, nous entendons un extrait du grand discours du Bon Pasteur que Jean place à Jérusalem juste après la guérison de l’aveugle-né.
Jésus utilise ici une image qui parle à ses contemporains.  Il s’agit aussi d’une image utilisée dans la Bible et riche de sens.
Avant de devenir le berger du peuple et de le sortir du pays d’Egypte, Moïse faisait paître les troupeaux de son beau-père dans le désert (Ex 3,1).
Avant de devenir le roi d’Israël, le jeune David gardait les troupeaux tandis que la famille participait à un sacrifice à l’invitation du prophète Samuel (1S 16,11).
Malheureusement, les prophètes successeurs de Moïse d’une part, les rois successeurs de David  d’autre part, ont péché et n’ont pas conduit le peuple à une vraie intimité avec le Seigneur.  C’est pourquoi, le peuple à l’époque de Jésus, espérait un nouveau prophète comme Moïse, un nouveau roi comme David.  Jésus se situe dans cette dynamique, tout en ne s’identifiant pas exactement dans l’attente de ses contemporains.
Je suis le Bon Pasteur, dit Jésus.  Mais on pourrait également traduire le « Beau Pasteur », et il ajoute : le vrai berger.  Celui qui, comme dans la parabole que rapportent Luc (Lc 15) et Matthieu (Mt 18), va chercher la brebis égarée et la prend sur ses épaules pour la ramener au bercail.  Ce que ne fait pas le berger mercenaire.
Bon Pasteur, Beau Pasteur, Vrai Berger… voilà les définitions que Jésus s’attribue, pour bien montrer qu’Il est supérieur à Moïse, qu’Il est supérieur à David.  Les temps sont accomplis, a-t-il proclamé tout au long de sa vie publique.  Convertissez-vous et croyez…  croyez à la Bonne Nouvelle, devient après Pâques : croyez en moi !
Telle est la Bonne Nouvelle, dont parle Saint Jean encore dans l’extrait de sa première épître que nous venons d’entendre :
voyez quel grand amour nous a donné le Père
pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes.
L’amour que Dieu nous a donné, c’est son Fils.
L’amour que le Fils nous a donné, c’est sa vie offerte pour nous. Il a pardonné à tous ceux qui l’ont condamné à la mort, même à ceux qui ricanaient à son sujet au pied de la Croix.
C’est par cet amour sans limite que Jésus montre qu’Il est le Beau Berger.
Il conduit ses brebis vers les eaux tranquilles… non, Il nous conduit vers les Eaux Vives, vers l’Esprit Saint, vers la connaissance de Dieu.
Il nous conduit aussi vers les bons pâturages… non, Il nous nourrit du Pain de Vie.
Les Évangiles des messes la semaine écoulée nous ont fait entendre le Discours sur le Pain de Vie dans l’Évangile selon Saint Jean.  Jésus nous disait :
Celui qui mange ma chair et boit mon sang
a la vie éternelle, et moi je le ressusciterai au dernier jour.
En ce temps de Pâques, prenons conscience du don que Dieu nous fait, le don de la vie éternelle, le don de devenir fils dans le Fils, le don de la nourriture descendue du ciel.  Oui, la vie éternelle nous est donnée, dans chaque eucharistie, chaque fois que nous recevons le Corps du Christ en nourriture.
Demandons à Dieu le Père, l’inspiration du Saint Esprit, pour toujours mieux comprendre la communion de vie que nous recevons dans l’Eucharistie.  Et rendons grâce à Dieu d’être ainsi conduits, jour après jour, vers les eaux vives, vers les bons pâturages.  Oui, le Christ ressuscité est notre Bon Berger, notre Beau Berger.

Frère Bernard-Marie

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Dimanche Octave de Pâques

La foi

Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? (Jn 6,30)
Telle est la question qui court tout au long de l’évangile selon Saint Jean et que nous retrouvons aussi dans la réponse de Thomas aux disciples dans la péricope que nous venons d’entendre.  Les autres apôtres ne sont d’ailleurs pas en reste, d’attendre un signe fort lors de la dernière montée à Jérusalem.
Le peuple attendait un Messie qui chasserait l’occupant romain hors des frontières, Jésus ne s’est jamais montré homme politique.  Les disciples aussi attendaient un geste de puissance.  C’est pourquoi la mère des fils de Zébédée demandait à Jésus que ses deux fils siègent l’un à sa droite et l’autre à sa gauche dans son Royaume (Mt 20,20-21).  Jésus n’est pas dupe de cette ambiguïté…
Jésus a fait beaucoup de signes, des guérisons, des miracles, des exorcismes… et plus il en faisait, plus les chefs religieux répondaient c’est par Béelzéboul qu’il expulse les démons (Lc 11,15).  Mais cela n’empêcha pas Jésus de continuer sa route et de commenter, le cas échéant, le durcissement du cœur de ses détracteurs.
Dans la parabole de l’homme riche et du pauvre Lazare Jésus met dans la bouche d’Abraham cette réponse ironique : S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus (Lc 16,31).  Et, de fait, après la résurrection de Lazare de Béthanie, le Sanhédrin se pose la question de l’accueil que les foules réservent à Jésus : Qu’allons-nous faire ? Cet homme accomplit un grand nombre de signes.  Si nous le laissons faire, tout le monde va croire en lui… (Jn 11,47-48).
Lors de l’arrestation de Jésus, au jardin de Gethsémani, Pierre coupe l’oreille d’un des assistants du grand prêtre.  Et Jésus répond Crois-tu que je ne puisse pas faire appel à mon Père ? Il mettrait aussitôt à ma disposition plus de douze légions d’anges (Mt 26,53).  Et, dans l’Évangile selon Saint Jean Jésus répond à Pilate : Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait, ma royauté n’est pas d’ici (Jn 18,36).
Et, lorsque Jésus pend à la croix, les grands prêtres se moquaient de lui en disant : qu’il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui ! (Mt 27,42).
Mais à tout cela, Jésus ne répondit jamais rien.  Il alla son chemin, sachant que la foi gagnée par des actes de puissance n’est qu’une adhésion craintive.  La foi doit être un acte libre du cœur, et non pas une évidence qui s’impose.  Pour toucher les cœurs, Jésus a pris le chemin de l’humilité.  Il a été, encore davantage que Moïse, l’homme le plus humble que la terre ait porté (Nb 12,3).
Mais revenons à Saint Thomas… Malgré la Bonne Nouvelle que lui annoncent les apôtres, il ne veut pas croire sans voir… Il met comme condition à sa foi, une preuve : voir Jésus et le toucher.  Lorsqu’Il apparaît à nouveau, en présence de Thomas, Jésus ne dit pas : maintenant tu n’as plus besoin de croire puisque tu m’as vu…  Non, Il dit : cesse d’être incrédule, sois croyant.
Les preuves ne sont jamais contraignantes.  Les preuves les plus fortes de la divinité du Christ nous laissent toujours libres.  La vision de Jésus ressuscité n’oblige pas  Thomas.  Même face à la preuve par excellence de la résurrection de Jésus, Thomas doit faire un acte de foi : sois croyant.  La foi est un acte libre, l’adhésion à une personne.  Il s’agit d’un acte libre, un acte d’amour.
Jésus ne nous impose rien.  Dieu nous a créé libres.  Libres de croire ou de ne pas croire.  Libres d’interpréter les miracles comme actes de Béelzéboul ou comme actes divins.  La foi n’est pas affaire de connaissance mais demande une adhésion libre… La foi se nourrit davantage de la prière que de preuves.
À Thomas Jésus dit encore : heureux ceux qui croient sans avoir vu.  Par-delà le doute que Thomas avait exprimé, Jésus l’invite à un acte de foi.  Ce même acte de foi auquel Jésus invite tous les chrétiens, auquel Jésus nous invite chacun de nous aujourd’hui même.
C’est pourquoi Saint Jean termine ce chapitre de son Évangile en nous rappelant qu’il n’a pas écrit tout ce que Jésus a dit et fait.
Mais ceci y a été écrit, affirme-t-il,
pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu,
et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.
En cette eucharistie du Dimanche de la Divine Miséricorde, demandons à Jésus deux choses :
la première, pardon pour notre manque de foi et nos doutes…
la seconde a été exprimée dans la prière d’ouverture de cette célébration :
Augmente en nous ta grâce pour que nous comprenions toujours mieux quel baptême nous a purifiés, quel esprit nous a fait renaître et quel sang nous a rachetés.
Avec la force reçue dans ce sacrement, nous pourrons témoigner que Christ est ressuscité et qu’Il nous a ouvert les portes de la vie éternelle.

Frère Bernard-Marie

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Mars

Samedi 3 : Retour de notre frère Gilbert frais et dispo de son séjour à Orval.
Dimanche 4: Faute d’avoir pu venir en tout début d’année, Mgr Ulrich vient nous rendre visite en ce début de mois de mars. Il préside l’Eucharistie et nous parle après None de ce qui lui tient à cœur notamment tout ce qui concerne les jeunes : le sacrement de confirmation qu’il conférera à plusieurs centaines à la Pentecôte, le prochain synode qui leur seront dédié, avec l’espoir que tout cela pourra faire naître des vocations particulières. Ensuite, la réorganisation et le déménagement du séminaire avec tout ce que cela impliquera pour les séminaristes. Puis, le centenaire de la paix qu’il a mis sur pied à l’occasion du centenaire de la guerre 14 -18.Enfin tout ce qui touche au futur débat autour de la bioéthique auquel les chrétiens sont appelés à faire connaître leur position dans ce domaine. Bref, il y a matière à……………prier.
Lundi 5 et mardi 6 : Une petite équipe de 2 personnes – c’est encore moins que l’arche de Noé – s’immerge pour 48 heures en communauté en vue de réaliser une nouvelle vidéo sur « comment vit-on la vie monastique à l’abbaye du Mont des Cats » qui pourrait voir le jour avant la fin de l’année.
Jeudi 8 et vendredi 9 : C’est en toute discrétion qu’Anne Da Rocha et Gilles Darra, de la commission d’art sacré du diocèse travaillent sur place aux plans de réaménagement de notre église déjà envisagé depuis déjà  quelques mois.
Dimanche 11 : Pour beaucoup de nos contemporains, Rire et christianisme ne font pas bon ménage, voire même sont incompatibles. Peut-être changeraient-ils d’avis après  avoir vu, comme nous le faisons, une émission de KTO portant sur le sujet.
Mardi 13 et Mercredi 14 : C’est avec sa casquette de théologien moraliste que nous revient le Père Bernard Podvin. Il nous aide à approfondir le message spirituel et moral qui se cache derrière : Tu ne voleras pas, un des dix films du cinéaste polonais Krzysztof  Kieslowski qu’il a consacrés au Décalogue.  Mardi nous avons vu le film, mercredi Père Podvin le replace dans le contexte de  la société actuelle. Il y a de quoi prendre……
Samedi 17 Dimanche 18 : La fraternité des Parvis réussit sa première visite guidée « à l’Abbaye » de ce qu’elle peut montrer d’un « chemin de vie » au monastère aux personnes de passage sur le Mont durant le week-end.
Du dimanche 25 au 31 : Puisse chacun de nous  grandir « à la mesure du Christ » en cette Grande et Sainte Semaine où nous célébrons le mystère de la foi chrétienne par excellence.
Mardi 27 : « Le nombre des années 70, 80 pour les plus vigoureux » dit le psaume. Que dire alors de notre frère Pierre qui atteint en ce jour les 9 x 10 = nonante ans. Il nous fait la joie de partager quelques bulles pour fêter l’événement. Nous nous associons à la peine de Karine et de Joseph, gérants de l’Auberge en face de l’abbaye, pour le décès de Michel leur employé. Il était gravement malade et hospitalisé depuis un certain temps.

Quelle personnalité se cache derrière le chef spirituel de pas moins de 300 millions de fidèles à travers le monde, le premier d’entre les primats orthodoxes, le guide historique des chrétiens d’Orient ?  C’est ce que nous allons découvrir en écoutant au réfectoire la biographie Bartholomée apôtre et visionnaire de John Chryssavgis, Cerf 2016.

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Février

Vendredi 2 : Chose rare : nous célébrons un des offices hors clôture. En effet, nous chantons None  dans l’église Saint Bernard jouxtant l’abbaye. On peut s’en demander le pourquoi ? Cela nous permet de nous rendre compte par    nous-mêmes de la très belle restauration qui y a été réalisée.
Mardi 7 : Au jour même de sa fête, Fr Nivard émigre, non pas comme Jacob au pays de Cham–ce qui ferait un long voyage  tout de même-, mais plus simplement du côté de l’infirmerie –ce qui est moins loin quand même– où il y prend ses quartiers résidentiels. Ce faisant, il y tiendra compagnie à nos frères Louis, Pierre, Henri et Paul.
Au chapitre du soir, Père Abbé nous lit un texte préparée comme charte d’alliance entre la fraternité des Parvis et nous-mêmes. Il ajoute aussi que certains membres des Parvis pourraient prendre une partie de l’accueil sous forme d’une visite-chemin de vie en présentant la vie de la communauté, partant de la vidéo au magasin, et un parcours guidé à travers cloître de l’hôtellerie, jardin, pour finir par l’église tout en retraçant l’histoire de la vie monastique aux personnes de passage sur le Mont durant le weekend.
Jeudi 8 : Fr Jacques s’en revient accompagné de F Peter de Croixrault (osb) qui vient passer 15 jours parmi nous  et ainsi profiter de notre bibliothèque en vue de son travail de christologie.
Dimanche 11 : Père Abbé participe à l’Eucharistie présidée par Mgr Ulrich pour l’inauguration de l’église Saint Bernard. A l’issue de la cérémonie, le verre de l’amitié est offert dans les couloirs et parloirs de l’hôtellerie. Le soir, nous commençons à regarder le film de Giacomo Campiotti  sur la vie de Saint Philippe Néri, fondateur de l’Oratoire et prophète de la joie……spirituelle s’il en est…
Mercredi 14 : « Et j’allai vers l’ange, en lui disant de me donner le petit livre. Et il me dit: Prends-le, et avale-le; il sera amer à tes entrailles, mais dans ta bouche il sera doux comme du miel » C’est une interprétation on ne peut plus littérale de ce verset 9 chapitre 10 de l’Apocalypse  que nous faisons au repas de midi car chacun trouve  au réfectoire de quoi nourrir sa vie spirituelle à défaut de son estomac. On l’aura compris, nous débutons en ce jour la grande quarantaine du Carême qui nous mènera jusqu’à Pâques.
Jeudi 15 : Frère Gilbert s’en va passer 15 jours, 3 semaines à Orval pour voir comment on vit la vie monastique dans le beau pays d’Ardenne.
Vendredi 16 : Si le monde connaît les RTT (entendez récupération temps de travail), nous connaissons nous, les JRR (entendez journée rupture de rythme). Pas d’office au cours de la journée sauf  l’Eucharistie et les Complies. Ce qui fait que chacun en profite ou bien pour se balader aux alentours du monastère, ou bien commence sa lectio de carême (pour les plus spirituels d’entre nous sic !!!) ou encore en profite pour se reposer. Bref, çà fait du bien et cela permet dès le lendemain de repartir du bon pied.
Mardi 20 : Grâce à F Peter, nous apprenons de la congrégation N.D. d’espérance  qu’elle a été fondée par le Père Guilluy de St Paul de Wisques le 1er octobre 1966 dans le but de permettre aux personnes de petite santé de vivre une vie monastique authentique. Actuellement, la congrégation compte une quinzaine de communautés de taille variable.
Du lundi 26 au jeudi 1er mars, nous retrouvons le Père Farin, non pas avec un mais deux films en poche, « Moi Daniel Blake » et « Mon nom est Totsi » grâce auxquels, nous approfondissons le thème de la compassion. Compassion qu’on peut avoir envers l’autre qui est étranger à tout ce qui fait ma vie.
Mercredi 28 : Baptême du feu pour notre frère Stanislas qui, accompagné  de Frère Gilles, s’en va à la maison-mère pour sa première session du Stim. Ils rentreront tous deux le 9 mars

Lecture au réfectoire :

Après l’expérience spirituelle de Dom André Louf, nous changeons totalement d’univers, c’est le moins qu’on puisse dire. En effet, nous commençons Les Narcotrafiquants veulent ma peau  d’Alejandro Solalinde. Ce prêtre mexicain a voué sa vie aux migrants d’Amérique centrale, victimes d’enlèvements, de trafics d’organes, de l’esclavage et de la  prostitution

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Deuxième Dimanche de Carême

Abraham et Jésus

La liturgie de ce second dimanche du Carême propose à notre méditation un parallèle surprenant entre Abraham et Jésus.
Dans une vision, Dieu demande à Abraham de se rendre sur le Mont Moriah pour y sacrifier son fils, son unique.  Abraham met trois jours pour arriver à destination et s’apprête à immoler Isaac lorsque l’ange du Seigneur lui retient la main et sauve le fils.
Lors de la Transfiguration en présence de Pierre, Jacques et Jean, Moïse et Élie parlent avec Jésus, nous précise l’évangile selon Saint Luc (Lc 9,31) « de son départ qui allait s’accomplir à Jérusalem ».  Les disciples ne comprennent rien de ce qu’ils voient et lors de la montée à Jérusalem, ils ne comprennent pas non plus les diverses annonces de sa mort prochaine que Jésus leur annonce.
Abraham et Jésus sont donc chacun à sa manière, seul à vivre l’épreuve.  Impossible d’en parler pour Abraham, incompréhension des auditeurs pour Jésus.  Pour renforcer encore le parallèle, rappelons que, selon la tradition, le Mont Moriah et le Mont Sion, sur lequel fut construit le Temple de Jérusalem, sont un seul et même lieu.  On peut voir dans la geste d’Abraham comme une préfiguration de ce qu’allait vivre Jésus.  Ou, pour le dire selon les canons de l’époque, Jésus a accompli les Écritures aussi sur ce point précis.
L’épître aux Hébreux fait le parallèle en affirmant qu’Abraham, par sa foi, offrit à Dieu son fils.  Il le retrouva, « par une sorte de résurrection » (Hb 11,19).  Jésus lui, s’offrit à Dieu dans la foi, une foi tout aussi obscure que celle d’Abraham.  C’est pourquoi Dieu le ressuscita le troisième jour…  Dans les deux cas, Dieu demanda une foi aveugle, et par l’obéissance de l’un et de l’autre, ils virent combien leur acte héroïque porta du fruit pour eux, mais aussi pour l’humanité et pour nous aujourd’hui.
Tous deux, en préparation à cette épreuve tellement radicale, reçurent la grâce d’une vision particulière.  Dieu s’adressa directement à Abraham dans une vision… Jésus fut transfiguré devant ses disciples.  Par la parole de Dieu, Jésus est confirmé dans son être de « Fils bien-aimé » et reçoit la force pour l’épreuve qu’il ne prévoyait que trop bien : sa mort prochaine à Jérusalem.
Nous avons rarement à vivre une telle épreuve dans nos vies de chrétiens.  Mais pour nous aussi la vie est rarement un long fleuve tranquille.  Nous trouvons dans la Bible et dans les Psaumes des textes, des prières, qui nous permettent de trouver la paix dans l’épreuve, la force dans la persévérance.  Tel est le Psaume que nous avons chanté à l’instant :
Je crois, et je parlerai, moi qui ai beaucoup souffert.
Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,
moi, dont tu brisas les chaînes ?
Et l’extrait de l’épître de Saint Paul aux Romains que nous avons entendu ensuite affirme sans ambages :
Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?  Il n’a pas épargné son propre Fils, mais il l’a livré pour nous tous : comment pourrait-il, avec lui, ne pas nous donner tout ?
Durant ce Carême, prenons le chemin du Mont Moriah, le chemin de Jérusalem, avec Abraham et avec Jésus.  Nous savons, aujourd’hui, que par son obéissance Abraham retrouva son fils.  Nous savons que Jésus par son obéissance fut vainqueur et ressuscita.  Mais eux ne le savaient pas et vivaient cette lourde épreuve dans l’angoisse mortelle.  À notre tour, dans notre vie quotidienne, faisons confiance que Dieu est pour nous et nous donnera la force dans l’épreuve si nous sommes dans l’obéissance.
Que la participation à cette eucharistie augmente notre foi en Dieu qui nous rend juste.  Le Christ, vainqueur de la mort, intercède désormais pour nous auprès du Père.  Il nous donne son corps en nourriture et nous fait ainsi communier à sa victoire.  Même si le chemin semble rude, sachons que Christ est vainqueur et qu’il nous prendra avec lui dans sa gloire.

Frère Bernard-Marie

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Janvier

Lundi 1er Contrairement à la femme de Loth, nous ne sommes pas transformés en statue de sel, bien que ce soit en regardant quelques photos de fêtes des années passées que nous débutons l’an nouveau.  Un second montage nous rappelle la belle figure de notre frère Christophe et sa participation active et remarquée aux fêtes de communauté.
Du mardi 2 au vendredi 5  C’est avec joie que nous accueillons le Père Pierre Marie Hombert originaire du diocèse de Cambrai fin patrologue venu dans le temps jadis donner cours aux étudiants d’alors. Il nous aide à goûter les psaumes qui font notre pain quotidien en nous présentant les Ennarationes in Psalmos d’un certain Saint Augustin. Que demander de plus !!!!
Vendredi 5  : C’est aussi dans la joie que nous partageons une raclette maison  avec l’ensemble des employés de l’abbaye.  Façon de bien débuter l’année pour les uns et les autres.
Dimanche 7 : Père Abbé s’envole pour Maromby en vue de l’élection du nouveau  prieur. Il nous faudra attendre le 12, jour fixé du vote, pour savoir  quoi ou plutôt qui!  En cette fête de l’Epiphanie notre frère Oswaldo s’en retourne à Cîteaux pour poursuivre sa thérapie.  Nous espérons le revoir bientôt de retour au bercail de manière ferme et définitive.
Du mardi 9 au dimanche 14, nous regardons un film intitulé tout simplement « Demain », consacré à des réalisations positives concernant différents domaines comme l’agriculture, l’énergie, l’économie, la démocratie et l’éducation. Voilà de quoi ne pas désespérer et garder confiance en l’homme.
Vendredi 12 : Un mail de Père Abbé nous apprend l’élection  de Dom Jean Chrysostome à la tête de la communauté de Maromby. Nous portons dans notre prière le nouveau supérieur, la communauté de la Grande île où il fut déjà prieur  ainsi que celle qu’il quitte puisqu’il était supérieur de la pré fondation des Seychelles.
Mardi 16 : Retour de Père Abbé de son expédition à Maromby. Il revient accompagné de frère Stanislas venu pour suivre les cours du Stim et par la même occasion en profiter pour découvrir ce à quoi ressemble la maison mère. Il restera donc  parmi nous un laps de temps assez long.  Deo Gratias.
Père Abbé souligne aussi l’élan de solidarité et d’ingéniosité qu’a fait preuve le peuple malgache après le passage du cyclone Ava pour le moins violent et destructeur de ponts et de routes.
Du mercredi 17 au 24   C’est avec une joie non dissimulée  que nous retrouvons le Père Bernard Podvin.  Non pas seulement pour une ou deux soirées, mais bien pour huit jours pleins et entiers.
De fait, c’est lui qui nous prêche la retraite communautaire. Et c’est à une longue méditation de l’Écriture à laquelle il nous convie afin que nous puissions retrouver Dieu comme absolu de l’homme lequel doit faire la vérité sur lui-même pour Le trouver. Tout un programme…….. de vie spirituelle s’entend!!!!!
Dimanche 28 : Passage éclair de Père Jean-Marie Couvreur remonté dans le Nord pour fêter ses 80 ans en famille. Il ne restera parmi nous uniquement que pour l’Eucharistie qu’il préside.
Lundi 29 : Frère Laurent s’en va passer 48 heures chez nos sœurs bernardines pour se perfectionner dans la haute couture ……….. monastique bien entendu.
Mardi 30 : Frère Jacques s’en va rejoindre la capitale pour y exercer sa légendaire bienveillance auprès des étudiants du Stim-bac. Il nous reviendra le 8 février.

A année nouvelle, livre nouveau.
Que peut vouloir de plus  un moine du Mont des Cats que d’entendre la biographie spirituelle de celui qui en fut l’abbé pendant trente cinq  ans. On l’aura compris : nous commençons l’ouvrage de Charles Wright : Le chemin du cœur, l’expérience spirituelle de Dom André Louf, Salvator 2017.

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Décembre

VENDREDI 1er  : Père Prieur est rentré tard dans la soirée de ses 2 semaines de Stim-Bac  à  Acey, et ce retour soulage la schola et l’organisation du travail dont il est chargé.
DIMANCHE 3 : le P. Raphaël Buyse, membre fondateur  de la Fraternité des  Parvis, a souhaité pouvoir partager notre vie chaque semaine du dimanche soir au mercredi matin. Sitôt dit, sitôt fait : Offices au chœur,  repas au réfectoire et une chambre en communauté.
MARDI 5 : De grand matin Père Abbé prend la route de Paris, où l’attend une seconde courte réunion des supérieurs o.c.s.o. France dont il reviendra jeudi midi.
SAMEDI 9 : Frère Christophe a  fort baissé en quelques semaines : il ne peut plus quitter ni la chambre ni même le lit ; aussi Père Abbé lui a-t-il offert de recevoir  le sacrement des malades, dont Frère Henri a voulu bénéficier lui aussi.
DIMANCHE 10 : Le Mont des Cats s’est réveillé sous un splendide  tapis de neige, dont le résultat immédiat fut que jamais dimanche ne connut aussi peu d’assistance à la grand’messe.
Le soir au chapitre, un Frère dominicain irakien de la Province de France pour quelques semaines à l’hôtellerie, nous parle de son pays depuis la chute de Sadam Hussein en 2003. Il complètera 2 semaines plus tard à l’aide de photos vraiment terribles des méfaits de Daech concernant les chrétiens de Mossoul et alentour.
LUNDI 11 : L’enneigement de nos cours intérieures autant que celui des routes a donné bien du travail à plusieurs, auxquels on ne peut que montrer de la reconnaissance ;  un container de 20 mètres de long  attendu depuis vendredi dans la cour des ateliers pour y entreposer des fromages de la cave  n’y est parvenu que moyennant mille difficultés ; même la cuisine s’est vue privée de son ravitaillement et  F. Laurent de son séjour de  couture chez les Bernardines. Seul F. Bernard-Marie a su gagner Bruxelles sur la journée pour une réunion de l’A.I.T. Un prompt dégel y mettra vite bon ordre.
JEUDI 14 : Charles Wright, jeune chercheur pris de passion pour la grande figure d’André Louf, est venu présenter en 2 séances,  avec Michel Cool, des éditions Salvator, la biographie spirituelle, « le chemin du cœur » de celui qui fut notre abbé 35 ans durant.  La présentation de l’après midi attira une bonne assemblée.
DIMANCHE 17 : Père Abbé, accompagné de F. Patrick, se rend à Scourmont pour la bénédiction abbatiale de Dom Damien, leur nouveau supérieur.  Il succède à Dom Armand Veilleux, autre grand abbé,  touché  par la limite d’âge.
MARDI 19 : Dans le cadre d’une  « Alliance » qui se met en place, sept à huit membres de la Fraternité des Parvis se sont proposés pour tenir la porterie chaque mardi, sous la haute main de frère Pierre.
MERCREDI 20 : Père Abbé est parti chercher à l’avion notre F. Louis-Marie, rentré  de  Maromby, et dont nous  admirons le teint  superbe. Il a souhaité ne pas reprendre toutes ses charges.  F. Daniel  continuera à s’acquitter à la cuisine avec API,  comme durant son absence. Pour marquer ce retour et changement, nous trouverons le lendemain devant notre couvert chacun un gros chocolat ? F. Daniel, à titre de cellérier, nous met ce soir au courant de quelques-uns des travaux menés à bien ces derniers temps : la grille en fer forgé de notre ouvrier Freddy pour la cour de l’ancienne ferme ; la cave à vin remontée dans un coin transformé de la salle des coules par F. Michel en local élégant  digne d’héberger les meilleurs crus ; la rampe du grand perron de l’église ainsi que son éclairage par les soins de Sébastien et de Freddy, etc…
JEUDI 21 : Autre arrivée heureuse, celle de notre ami parisien Philippe Duc, tout content de troquer quelque temps catéchismes et Croix Rouge contre effacement et solitude.
SAMEDI 23 : Il nous reste enfin la bonne surprise de pouvoir embrasser en la personne de notre F. Oswaldo un dernier absent longue-durée,  venu de Cîteaux partager les fêtes de fin d’année.
LUNDI 25 : Seule triste survenance au soir d’un Noël heureux, l’état de frère Christophe nécessite son transfert à l’hôpital d’Armentières, où il mourra le surlendemain.
Vocation tardive entré en 1989, caractère facile et riant, frère Christophe aurait fêté ses 81 ans dans deux semaines et sa langue, qu’il avait bien pendue, aura bien des histoires à raconter là-haut à tous nos frères décédés.
JEUDI 28 : Les reliques de Sainte Thérèse de Lisieux et de ses Saints parents pérégrinent à travers le diocèse et font  halte ce matin au monastère ; elles attireront à la messe du soir une assistance inégalée à laquelle l’ancien curé de la paroisse saura délivrer une homélie tout aussi inégalée. Journée entièrement consacrée à la prière, qu’achèvera  une veillée autour du corps de notre cher F. Christophe. Sa mise en terre se déroulera samedi sous un vent violent mais sans pluie.
VENDREDI 29 : Monsieur le Maire, accompagné d’une partie de son Conseil et des membres du service d’action sociale et culturelle, sont venus présenter leurs vœux et apporter les colis de Noël offerts par la municipalité à nos Anciens.  Ils ont ensuite partagé le buffet froid préparé par les cuisinières sous la haute main de F. Daniel. Ont droit au colis les plus de 65 ans, soit cette année 12 anciens sur une communauté de 21 frères.
DIMANCHE 31 : Pour clôturer l’année, rétrospective oblige,  F. Daniel, après le repas du soir, nous présente un reportage photos de quelques événements marquants et gros  travaux de l’année qui s’achève.

Père Abbé et chacun des frères vous présentent
leurs vœux pour une Année Nouvelle
sous le regard de Dieu et de sa Providence.

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