Le refuge de Watou

Suite aux craintes pour l’avenir des communautés religieuses en France, Dom Jérôme Parent prit la précaution de s’assurer un refuge de l’autre côté de la frontière belge.
Ce refuge était constitué d’une ferme de 46 hectares louée, à 7 km de l’abbaye, dans la commune de Watou en Belgique. Les premiers religieux s’y installèrent le 13 mai 1901 : 1 moine de chœur et 5 frères convers. La propriété, louée à Mr. Beyaert, vivant à Becelaere, consistait en une vaste ferme flamande en toit de chaume. A côté des bâtiments principaux, une étable et une fromagerie de constructions récentes, couvertes de tuiles.
Pour le bon fonctionnement de la ferme, avec porcherie et étable, et de la fromagerie, pouvant transformer 3 000 litres de lait par jour, il y avait en général une dizaine de religieux et quelques ouvriers.

En 1918, l’abbaye du Mont des Cats étant sérieusement menacée par l’avance des troupes allemandes, les moines non mobilisés partirent se réfugier à Watou pendant quelques mois.  Ils y restèrent ensuite le temps de réaménager des bâtiments détruits par les bombardements de mai 1918.  Même la fromagerie fut installée à Watou et tout le bétail y avait été amené au tout début de la dernière campagne allemande.
Depuis la ferme de Watou, vue sur le Mont des Cats La ferme de Watou, sur le chemin qui s'appelle depuis "Chemin des Trappistes" La ferme-refug de Watou : le corps d'habitation Le refuge de Watou : derrière le corps d'habitation, la ferme La ferme de Watou : l'ensemble des bâtiments du refuge

En 1934, la situation politique n’étant plus la même qu’au début du siècle, Dom Sébastien Vandermarlière ferma définitivement le refuge et les frères rentrèrent à l’abbaye.

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