Charles Grimminck

Charles Grimminck copie d'un tableau du prêtreCharles Grimminck naquit à Ypres le 28 mai 1676.  Il put suivre ses études d’abord au collège des Prémontrés à Ypres, puis chez les Jésuites à Furnes, également en Belgique. Il étudia ensuite la philosophie à Douai et enfin la théologie au séminaire d’Ypres. Le 5 juin 1700, il fut ordonné prêtre à Tournai pour le diocèse d’Ypres.
Le diocèse d’Ypres, créé en 1560, fut supprimé en 1801. Il couvrait la région allant de Nieuport à Dunkerque, au Nord, et de Bailleul à Warneton au Sud. Il était situé des deux côtés de l’actuelle frontière franco-belge, mais dans tout ce territoire l’on parlait flamand.
Après son ordination, Charles est envoyé comme vicaire à Ramskapelle, près de Nieuport, puis en 1702 à Zuydcoote, sur la côte. En 1706 il est chargé de la cure de Caestre.
Depuis sa jeunesse il était hanté par le désir de la vie érémitique, telle que les ouvrages du savant jésuite Rosweyde sur les Pères du Désert la lui avaient fait connaître. Encore simple curé il avait l’habitude de se préparer chaque année à la venue de l’Esprit-Saint au jour de la Pentecôte en s’enfermant depuis l’Ascension dans une cellule, d’abord au Mont des Récollets près de Cassel, puis à l’ermitage des Antonins sur le Mont des Cats.
Charles GrimminckSa charge pastorale ne le laissant pas assez libre de se livrer tout entier aux ardeurs de pénitence et de prière qui le pressaient, il obtint la permission de se retirer dans un ermitage construit aux confins de sa paroisse. Cela se passait en 1714. Son ermitage se trouvait dans le « Thieushoek », et le site a gardé ce nom jusqu’à ce jour. Charles Grimminck n’en sortit que pour prêcher ou entendre les confessions dans les villages de Flandre, lorsque les curés l’y appelaient. Il vécut neuf ans dans cette solitude, s’efforçant d’y méditer sans cesse Jésus crucifié.
Biographie de Charles Grimminck éditée l'année après sa mortPour mieux obéir encore aux appels de l’Esprit-Saint et s’éloigner complètement des inquiétudes de la vie active il cessa en 1724 tout ministère et, en compagnie de deux disciples, quitta son ermitage de Caestre pour s’établir sur la paroisse de Watou, où la solitude était plus grande.  Ils s’installèrent à côté de la petite chapelle « Sint Jan ter Biezen » (Saint Jean des Joncs).
Watou, Eglise Saint Bavon, Charles Grimminck y est enterré dans le choeurCharles y redoubla ses austérités et sa vie d’oraison, ne voulant plus connaître que Jésus pauvre et humilié. Il ne pouvait pourtant empêcher les foules de venir jusqu’à lui. Il mourut en odeur de sainteté, le 12 novembre 1728, un vendredi à trois heures de l’après-midi. Le corps du vénérable curé ermite a été inhumé dans le chœur de l’église de Watou. Il est encore vénéré dans la région et sa mémoire reste en bénédiction.  Il fut également un auteur spirituel, mystique.  Une biographie fut imprimée dès 1729 avec des extraits de ses écrits, qui eut au moins une réimpression comme on peut le remarquer sur la photo ci-jointe du livre.
Charles Grimminck, sculpture émaillée, sur la façade du Centre d'AccueilLorsque l’Abbaye ouvrit le magasin de produits des abbayes et la librairie religieuse en 1986 nous dédiâmes ce bâtiment à l’ermite de la région en appelant le bâtiment « Centre Charles Grimminck« .  C’est la raison pour laquelle une sculpture émaillée du saint prêtre orne l’un des murs de la cour d’entrée depuis 1996.

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