Chapitre 2 – Les qualités requises de l’abbé (suite)

NUL NE SERA DISTINGUÉ au monastère.
L’un ne sera pas plus aimé que l’autre, sinon celui qu’il trouvera meilleur par ses actes et son obéissance.
L’homme né libre ne sera pas préféré à l’homme de condition servile entré au monastère, si ce n’est pour quelque cause raisonnable.
Et si l’abbé inspiré par la justice juge qu’il en est ainsi, qu’il agisse sans égard au rang ; sinon que chacun garde sa place,
car esclave ou libre, tous nous sommes un dans le Christ et nous portons le même fardeau de notre service dans la milice d’un unique Seigneur ; Dieu en effet ne fait point acception des personnes.
La seule distinction qu’il fasse à cet égard est pour ceux de nous qu’il trouve humbles et meilleurs que d’autres dans les oeuvres de bien.
Que sa charité soit donc égale pour tous et unique sa rectitude envers tous, selon leurs mérites.

 

12 janvier
13 mai
12 septembre

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