Chapitre 40 – De la mesure dans la boisson

CHACUN TIENT DE DIEU un don qui lui est propre, l’un celui-ci, l’autre celui-là.
Aussi ce n’est pas sans scrupule que nous fixons la mesure de l’alimentation pour autrui.
Toutefois, considérant les limites des faibles, nous pensons qu’une hémine de vin par jour suffira à chacun.
Ceux à qui Dieu donnerait la force de s’en abstenir doivent savoir qu’ils en recevront un salaire particulier.
Le supérieur est habilité à juger si les conditions de lieu, le travail, l’ardeur de l’été exigent davantage. En tous cas, il veillera à ce qu’on ne glisse pas jusqu’à la satiété ou à l’ivresse.
Nous lisons que le vin ne convient aucunement aux moines. Pourtant, puisque, de nos jours, on ne peut en persuader les moines, convenons du moins de n’en pas boire jusqu’à satiété, mais modérément,
car le vin fait apostasier même les sages.
Lorsque les conditions de lieu sont telles qu’on ne peut trouver la mesure susdite, mais beaucoup moins, voire rien du tout, les habitants d’un tel lieu béniront Dieu, loin de récriminer.
Nous les exhortons à s’abstenir de récriminations.

 

19 mars
19 juillet
18 novembre

Cette entrée a été publiée dans La regle de Saint Benoit. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.