Chapitre 28 – De ceux qui, souvent repris, ne veulent pas se corriger

SI UN FRÈRE, SOUVENT REPRIS et même exclu pour une faute quelconque, ne se corrige pas, on lui appliquera une correction plus dure en procédant contre lui par le châtiment des verges.
Si, même de cette manière, il ne se corrige pas, ou si – par malheur – , bouffi d’orgueil, il prétend justifier ses actes, alors l’abbé fera ce que fait un médecin expérimenté.
Après avoir administré les calmants, le baume des exhortations, le remède des divines Ecritures et, à l’extrême, le cautère de l’exclusion, ou des coups de fouet,
s’il voit que tout son savoir-faire ne sert à rien, qu’il emploie un moyen plus efficace : sa prière et celle de tous les frères pour ce moine,
afin que le Seigneur qui peut tout opère le salut de ce frère malade.
S’il n’est pas guéri par ce moyen-là non plus, alors l’abbé usera du fer de l’amputation, comme dit l’Apôtre : Ôtez le mal du milieu de vous,
et encore : Si l’infidèle se sépare, qu’il s’en aille,
pour qu’une seule brebis infectée ne contamine pas tout le troupeau.

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