Novembre

1er Novembre fête de la Toussaint : Après quelques semaines « de repos », nous repartons en voyage à travers l’Europe et le programme TV ARTE à  la découverte des monastères « du souvenir » dont font partie le Mont Saint Odile dans notre beau pays de France  et Niepokalanow en Pologne.  

Mardi 5 : Père Abbé s’en va rejoindre la capitale pour une réunion d’Ocso France

Nous passons  ce mercredi 6 veillés par F. Jean Pierre notre sous-Prieur puisque notre prieur, Frère Bernard Marie s’en va lui aussi du côté de Paris pour une réunion Monastic. Il sera de retour le soir même. Nous avons la joie de retrouver le Père Jean Marie Bonniez qui poursuit la présentation de la vie d’Aelred.

Jeudi 7 Retour de Père Abbé avec Dom Ginepro notre Père Immédiat et Dom Lode d’Orval qui viennent non pas de manière régulière, mais pour « faire la visite régulière » au terme de laquelle, nous sommes invités à « espérer contre toute espérance » comme dirait le « converti de Damas ». Cela veut dire confiance en Dieu envers et contre tout.

Dimanche 10 : Nous continuons notre tour d’Europe des monastères en découvrant Göttweig en Autriche. Et il n’était pas possible de ne pas faire un tour du côté d’Orval  puisque son Père Abbé est parmi nous pour quelques jours.

Dimanche 17 : Le 15 avril dernier, la cathédrale Notre-Dame de Paris était la proie des flammes. France 3 revient sur cette tragédie dans l’émission « Des Racines et des Ailes ». Nous nous rendons compte de l’ampleur des dégâts et de la complexité des restaurations avec  Philippe Villeneuve, architecte en chef des Monuments historiques, chargé des travaux de rénovation. Images d’un
« chantier du siècle » pour le moins impressionnantes.

Lundi 18 : Dom Ginepro et Père Abbé s’en vont tous deux rejoindre Landévennec pour une réunion de la Conférence Monastique de France et du STIM. Il reviendra seul le samedi 23.

Mardi 19 : Notre frère Oswaldo rentre à l’hôpital pour une … 15ième intervention ce dont il n’est pas peu fier. Retour au bercail dès le lendemain. Et le voilà déjà sur pieds.

Samedi 23 : Frère Gilles s’en va rejoindre « la Mater Nostra » de l’Ordre – on aura compris qu’il s’agit de Cîteaux – pour la session annuelle des infirmiers. Retour 8 jours plus tard, samedi 30.

Dimanche 24 : La fête du Christ Roi est marquée par le décès de Sr Claire à la Fille-Dieu. Nous partageons la peine de la communauté et mesurons l’épreuve de ce départ trop rapide.

Mardi 26 : Frère Vincent s’en va, pour un temps encore indéterminé, à Sénanque. Quant à nous, nous retrouvons le Père Michel Farin avec en poche « L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux » film de Robert Redford. Après un accident ayant coûté la vie à sa meilleure amie et traumatisé son cheval, Grace MacLean, amputée d’une jambe, perd peu à peu le goût de vivre et reste recluse, renonçant à lutter pour surmonter son infirmité. Annie MacLean, la mère de l’adolescente de treize ans, décide de réagir et se met en quête d’un dresseur de chevaux pour guérir celui de sa fille et réconcilier celle-ci avec la vie. Sa quête lui fera traverser les États-Unis depuis New York jusqu’au Montana, pour rencontrer le mystérieux « homme qui murmure à l’oreille des chevaux » et dont la connaissance de la vie en pleine nature lui a peut-être aussi appris à connaître les humains.

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Octobre

Dimanche 6 : En venant chez nous, David nous a ramené quelques présents, entre autre un DVD présentant « le Carmel de l’île d’émeraude » seul monastère contemplatif de l’ile de Guadeloupe.

Mardi 8 : Frère Bernard-Marie s’en va à Timadeuc pour la réunion des fromagers. Retour samedi 12

Jeudi 10 : Frère Edmond-Marie et frère Stanislas s’en retournent tous deux à Maromby. Le premier était venu passer un an à la maison-mère pour le premier pour apprendre le Français. Quant au second, il préfère écourter son séjour parmi nous, quitte à poursuivre chez lui sa formation.

Mardi 15 : Journée laborieuse de réunion du Conseil d’Administration de l’ Association Saint Bernard.

Mercredi 16 : Frère Louis est hospitalisé à Hazebrouck suite à une chute dans sa chambre. Début novembre, il sera accueilli dans l’EHPAD de Noeux- les-Mines. Il sera ainsi proche de son frère, qui y a exercé comme médecin et reste très en lien avec cet établissement. 

Vendredi 18 : Gérard nous arrive directement….. du Lesotho jusque mi janvier comme regardant. Nous l’accompagnons de nos prières. Tandis que David, au terme de son premier stage, nous quitte très ému. A suivre !

Dimanche 20 : De la révolution industrielle à aujourd’hui, un décryptage minutieux de la course au développement qui a marqué le point de départ de l’ère de l’anthropocène (ou l’ère de l’Homme) et de la détérioration continue de la planète. Voilà ce que nous propose « L’homme a mangé la terre » que nous regardons et qui donne à réfléchir.

Mardi 22 et Mercredi 23 : Père Abbé  descend du Mont  chez nos sœurs de La Plaine pour une rencontre du groupe régional d’OCSO France.

Dimanche 27 : Frère Augustin et frère André-Nestor, tous deux frères de la communauté Saint Jean, viennent passer 15 jours parmi nous pour découvrir la vie monastique.

Désormais, le samedi soir sera réservé à la lectio en commun lorsqu’il n’y a pas cours de chant ou autre priorité.

Livres de réfectoire :

« Ça va passer… Ça passe toujours… » Et pourtant, ça ne passe pas ! Pour ce prêtre de 45 ans un peu sur-actif, tout va basculer. Une péritonite aiguë se déclare, qui révèle bientôt une tumeur envahissante. Hospitalisation en urgence, opérations en série et de longs mois de convalescence bouleversent son quotidien, mais aussi sa vie intérieure. Alité, ce prêtre connecté ne l’est plus qu’à sa perfusion, et à ses nombreux visiteurs… Au fil des pages et des semaines, la maladie donne lieu à un voyage inattendu au pays de l’abandon, de la fragilité et de la dépendance.

Avec pudeur et authenticité, mais aussi une dose d’humour, le Père Amar, prêtre du diocèse de Versailles, et l’un des fondateurs du site « Padreblog » nous livre dans  Hors Service un témoignage d’une grande profondeur où se mêlent l’expérience de la souffrance et l’éclairage de la foi.

Figure Locale bien connue que celle de l’Abbé Lemire député et maire d’Hazebrouck. Il dut administrer cette ville durant la première guerre mondiale, essayant d’apaiser les relations entre l’Église et la société moderne. Sa figure continue à étonner par la force de son parcours et de ses idées. Une vie intense qu’il convenait de retracer avec clarté et objectivité que nous devons à Jean Pascal Vanhove.

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Vingt-septième Dimanche

La cité de la terre, la cité de Dieu

Deux amours ont bâti deux cités :
l’amour de soi jusqu’au mépris de Dieu, la cité de la Terre,
l’amour de Dieu jusqu’au mépris de soi, la cité de Dieu.
L’une se glorifie en soi, et l’autre dans le Seigneur.
L’une demande sa gloire aux hommes,
l’autre met sa gloire la plus chère en Dieu, témoin de sa conscience.
L’un, dans l’orgueil de sa gloire, marche la tête haute ;
l’autre dit à son Dieu : ‘Tu es ma gloire et c’est toi qui élèves ma tête.’
(Saint Augustin, La Cité de Dieu, XIV,28,1)

C’est ainsi que Saint Augustin présente la différence entre la cité de Dieu, la cité du ciel vers laquelle nous tendons, et la cité de la terre dans laquelle nous vivons.  Jésus fait dans la parabole que nous venons d’entendre, un parallèle entre les deux « cités ».  Mais le but du serviteur envers son maître n’est pas le même que le but du croyant envers son Dieu. 

Le maître commande à son serviteur selon ses propres besoins, et pour son bien-être à lui, sans vraiment se soucier de son serviteur.  Il trouve normal que celui-ci soit à son service, du matin au soir, et il lui enlève tout droit de le contester.  Pour sa paix et non pour son épanouissement, le serviteur s’exécute sans discuter.  Tel est le serviteur décrit par Jésus, à une époque où les esclaves avaient un statut inférieur et n’avaient aucun droit.  C’est ce que Saint Augustin appelle l’amour de soi au mépris de Dieu… et des autres.

Dieu n’agit pas de la sorte avec ses serviteurs.  La relation est une relation d’amour, de confiance, de respect l’un pour l’autre.  Le serviteur met sa confiance en son Dieu, sachant combien il est aimé de son Seigneur.  Dieu nous donne la grâce de mener à bien les tâches qu’Il nous demande.  Même si parfois la tâche est rude, l’accomplissement de la volonté de Dieu épanouit de manière toute particulière.  Celui qui se conforme à la volonté de Dieu sur lui, qui respecte les lois divines et les enseignements des Écritures, Dieu ne le laisse pas tomber.  Pour un tel homme, la gloire de Dieu passe avant la gloire humaine.  C’est ce que Saint Augustin appelle l’amour de Dieu et le mépris de soi.  Mépris de soi ne signifie pas qu’on se néglige, qu’on s’humilie à souhait.  Non, l’amour de Dieu remet l’homme à sa juste place, celle d’une créature qui a tout reçu de Dieu et qui attend tout de Dieu. 

Comme le dit le prophète Habacuc dans la première lecture, ‘l’amour de soi et le mépris de Dieu’ conduisent au pillage et à la violence, dispute et discorde se déchaînent.  Habacuc, l’ami de Dieu, désespère de retrouver un monde de paix et de bonheur.  Et Dieu lui répond :
Celui qui est insolent n’a pas l’âme droite, mais le juste vivra par sa fidélité.

Voilà la paix et la sérénité qui nous viennent de la connaissance de Dieu et de sa Loi d’amour.  Saint Paul, dans l’extrait de la seconde lettre à Timothée que nous avons entendue, ne nous enseigne pas autre chose, lorsqu’il écrit :
Ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné,
mais un esprit de force, d’amour et de raison.

Voilà la grâce que donne le Seigneur à ceux qui se fient en Lui.  Esprit de force et d’amour, voilà ce que nous recevons lorsque nous sommes, constructeurs de la Cité de Dieu.  Et Paul de préciser à son disciple Timothée :
N’aie pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur.

Il ajoute ensuite que nous devons témoigner et vivre dans la foi et dans l’amour que nous avons en Jésus-Christ.  C’est une autre définition de la Cité de Dieu, notre but ultime.  Mais nous ne l’atteindrons qu’après avoir terminé notre pèlerinage terrestre.  Alors, contrairement au maître de la cité terrestre, Jésus affirme à propos du Maître de la cité de céleste :
En vérité, je vous le dis, il se ceindra, les fera mettre à table
et, passant de l’un à l’autre, il les servira. (Lc 12,37)

Demandons à Dieu, en cette eucharistie, la force nécessaire pour témoigner de notre foi dans toutes les circonstances que la vie nous offre.  Soyons des amoureux de Dieu, participants à la construction de la cité de Dieu.  Jésus, en nous donnant son corps à manger et son sang à boire, nous invite à vivre de son enseignement sur nos chemins terrestres.  Une fois notre pèlerinage sur terre achevé, Il nous accueillera dans la gloire éternelle et nous chanterons sans fin devant la face de Dieu notre Père. 

Frère Bernard-Marie

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Septembre

Dimanche 1er : Après Vêpres, inauguration officielle de notre orgue après restauration. Monsieur Dubois nous offre  « la Messe à l’usage des Couvents » de François Couperin, avec la participation de trois personnes de son chœur Polyphonia qui nous chante des extraits de Grégorien.

Mardi 3 : Mgr Delannoy ancien évêque auxiliaire de Lille et évêque de Seine Saint Denis nous parle de son diocèse, surtout marqué par différentes pauvretés mais aussi de réelles solidarités.

Mercredi 4 : C’est au tour des Vicaires généraux (l’ancien et le nouveau ) de nous parler concrètement de la vie dans les cités et des jeunes en Seine St Denis.

Dimanche 8 : Ce n’est pas tous les jours que le Pape  se rend à Madagascar. Aussi, nous  regardons  « François sur la Grande Ile ». Et dimanche 15, ce sera « François à Maurice ».

Mercredi 11 : Nous restons à Madagascar et à Maurice avec Père Albert Perrier, spiritain « de métier » qui y fut  missionnaire bon nombre d’années. A Maurice où il a découvert la figure importante du Père Laval  dont il nous brosse le portrait qui fut béatifié par Jean Paul II le 29 avril 1979. Père Albert fut aussi très impliqué dans le dialogue interreligieux surtout avec les musulmans. Tandis qu’à Madagascar, Père Albert s’est beaucoup investi dans l’inculturation au niveau de la liturgie.

Vendredi 13 porte….. bonheur pour les marcheurs, randonneurs et ……grands dormeurs, en cette journée de rupture de rythme. On en profite « un max » car il s’agit de la dernière de l’année.

Dimanche 15 : Frère Vincent s’en va passer quelques semaines à Westmalle.

Mardi 17: Père Jean-Marie Bonniez aumônier de nos sœurs Bernardines de La Plaine nous présente dans ses grandes lignes la figure d’Aelred de Rievaulx. Il reviendra  pendant quelques mois pour approfondir le personnage, sa vie, son œuvre et son message

Mercredi 18 : Jean-Louis nous revient pour trois mois et plus s’il plaît à Dieu….. Et toujours ce mercredi 18, Père Denis Lecompte, chancelier du diocèse de Cambrai, vient nous présenter son dernier livre Eglise et sexualité dans le contexte que l’on sait.

Dimanche 22 : Nous retournons du côté de Lourdes – Notre Dame a vraiment « la cote » au Mont des Cats – Nous regardons ce soir le dernier et magnifique film-documentaire : Lourdes consacré aux différents pèlerinages qui s’y  vivent chaque année. Témoignages à la fois simples et poignants  qui a marqué  les 2 journalistes réalisateurs présentés comme agnostiques. Dimanche suivant nous en regarderons la seconde partie.

Vendredi 27 : David nous arrive tout droit de la Guadeloupe pour un mois de stage. Jean Louis se sentira moins seul. En attendant peut-être d’autres.

Lundi 30 : Père Abbé s’en va se réchauffer au soleil de Simiane pour une retraite ô combien méritée. Il en profitera pour suivre un colloque consacré à Dom André Louf que les Sœurs bénédictines de Ste Lioba organisent chez elles les 5 et 6 octobre prochains.

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Vingt-troisième Dimanche

Qui peut découvrir les intentions de Dieu ?

La première lecture, tirée du Livre de la Sagesse.  Ce Livre a probablement été écrit moins d’un siècle avant la naissance de Jésus.  Nous avons ici une réflexion déjà assez avancée de la compréhension de l’action de Dieu sur le monde. 

Le peuple de l’Ancien Testament avait été formé, progressivement, pour découvrir qui est Dieu, qui nous sommes, d’où nous venons et vers où nous allons.   Ce sont ces mêmes questions que se posaient depuis plusieurs siècles les grands philosophes païens de l’antiquité. 

Dieu, dans l’enseignement progressif qu’il donna au Peuple élu, lui a révélé qu’Il est Dieu, qu’Il est Père, qu’Il est Amour.  Dieu nous révèle notre état de créature, et Il nous invite à Le reconnaître comme Créateur du ciel et de la terre.  Comme le dit l’auteur du Livre de la Sagesse, l’homme a déjà de la peine à comprendre son environnement immédiat.  Comment alors comprendre les cieux et ce qui s’y trouve, ou « ceux qui s’y trouvent ». 

Déjà l’auteur de ce Livre de l’Ancien Testament affirme que nous connaissons la Volonté divine par le don de la Sagesse, par le don de l’Esprit Saint.  Jésus est venu compléter cet enseignement, en nous expliquant les cieux et ce qui s’y trouve, en nous découvrant que Dieu est notre Père, en nous donnant l’Esprit Saint qui procède du Père et du Fils. 

Mais l’enseignement qu’Il nous donne ne nous laisse pas indifférent.  C’est ce que l’évangile de ce matin nous rappelle.  Le contexte nous montre que les foules continuent à suivre Jésus, tandis que celui-ci parcourt les villages de Galilée et enseigne dans les synagogues.  Dimanche dernier nous entendions Jésus rabrouer les gens qui cherchent les premières places dans les repas.  Dimanche prochain nous entendrons la parabole des deux fils, qui met en exergue l’amour fou du Père. 

Telle est la Bonne Nouvelle que Jésus proclame dans cette section de l’évangile selon Saint Luc.  Tout en annonçant la venue du Royaume, Jésus décrit qui est le Père.  Il nous invite à devenir ses disciples, ses frères, pour devenir ainsi fils du même Père du ciel.  C’est dans ce contexte que Jésus nous adresse ce matin l’avertissement : celui qui (ne fait pas ceci ou cela) … ne peut pas être mon disciple

Dieu doit être premier dans nos vies.  Être disciple de Jésus, c’est se mettre à son école pour progresser dans notre intimité avec Dieu son Père.  Cette intimité nécessite des renoncements.  Tout choix de vie, quel qu’il soit, implique des renoncements d’autres opportunités, opportunités opposées ou contraires à la voie choisie. 

Être disciple de Jésus veut donc dire préférer Jésus par-dessus tout ou, pour reprendre l’expression de l’évangile aimer Jésus à tel point qu’on Le préfère à son père, sa mère, ses enfants, sa propre vie…  Par les deux petites paraboles Jésus nous fait ensuite comprendre qu’il n’est pas possible de s’asseoir entre deux chaises.  Si on choisit Jésus on construira sa tour sans encombre.  Si on choisit Jésus on partira en campagne et on vaincra ses ennemis.  Le combat est rude, mais pas contre des personnes physiques.  Il s’agit de combattre les vices, l’ambition, le mal, le démon.  Pour cela, difficile de faire dans les demi-mesures.  Ne pas choisir signifie qu’on veut manger à tous les râteliers.  Mais ce n’est pas possible.  En d’autres circonstances Jésus nous rappelle : Qui n’est pas avec moi est contre moi.  Ou encore Nul ne peut servir deux maîtres

Celui qui veut être mon disciple… doit me donner la priorité en tout, nous dit Jésus.  Mais, être disciple de Jésus, c’est une relation d’amour, une réelle relation entre Jésus et moi.  Jésus nous conduit ensuite à son Père, dans une relation miséricordieuse et filiale qui nous fait grandir en sainteté. 

Lorsqu’il s’adresse à Philémon dans l’extrait que nous avons entendu en deuxième lecture, Paul se réfère à cette fraternité de sainteté pour demander un geste en faveur d’Onésime.  Ce petit esclave, par l’intermédiaire de Paul, est devenu disciple de Jésus.  Paul le renvoie à son maître, en lui demandant de le recevoir comme si c’était lui.  Paul, Onésime et Philémon partagent désormais la même foi en Christ : ils sont fils d’un même père, frère en Jésus-Christ.  Paul, d’une certaine manière, applique à son ami Philémon la parole entendue en première lecture.  Pourquoi Onésime a-t-il fui son maître et est-il arrivé chez Paul ? 

Quel homme peut découvrir les intentions de Dieu ?
Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ?

Demandons à notre Seigneur Jésus-Christ, dans cette eucharistie, d’ouvrir notre cœur à sa Volonté.  Qu’Il nous éclaire sur la voie où Il nous conduit, lui qui maintenant ne nourrit de son corps et de son sang.    

Frère Bernard-Marie

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