Coupure téléphonique et Internet

Bonjour.

Ce mardi 10 mars, pendant une partie de la journée, l’abbaye ne sera pas joignable par les moyens de communication. En effet, il nous faut changer le câble d’alimentation générale de l’hôtellerie. Cela impacte toutes les connexions avec l’extérieur, que ce soit par téléphone ou par Internet.

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Veuillez prendre patience et renouveler vos appels ultérieurement. Tout devrait être revenu dans l’ordre dans l’après-midi.

Merci de votre compréhension.

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Février

Samedi 1er : Nous avons l’insigne honneur de recevoir le nouvel évêque de Gand qui n’est autre que Dom Lode ancien abbé d’Orval. Il nous fait part du tiraillement intérieur – c’est le moins que l’on puisse dire – qui l’habite entre la nouvelle mission que l’Église lui demande et sa communauté. Nouvelle occasion de prier les uns pour les autres.

Samedi 1er Frère Jean s’en va aux funérailles de son frère cadet. Retour jeudi 6.

Lundi 3 : Nous portons notre frère Louis en terre sûrs que nous sommes de son intercession pour la communauté du Mont des Cats d’ici-bas.

Mardi 4 : Comme prévu, débutent les travaux de rénovation de l’hôtellerie.

Dès midi l’on  bute, ici et là, sur des panneaux  ‘’accès interdit’’, ‘’chantier interdit au public’’. Désormais pour atteindre la porterie, il faudra passer par … le cimetière !  Le bureau d’accueil de F. Bruno est transféré dans un parloir ; l’hôtelier, lui, squatte une pièce du noviciat d’où il peut répondre à d’éventuelles demandes. 1ère  tranche des travaux : démolition !  Le revêtement du couloir de la porterie vers l’église et celui du réfectoire est démantelé en vue de poser un nouveau carrelage. Aux étages, l’on arrache parquets, l’on abat cloisons pour dessiner de nouvelles chambres.  Affaire à suivre !

Dimanche 8 : Si la question du rapport entre « Le Christ de la foi et le Jésus de l’histoire » n’est pas neuve, elle est toujours d’actualité. Aussi, sommes-nous attentifs à ce que nous propose Régis Burnet avec « Regard sur Jésus » dans son émission « La foi prise au mot » où nous avons la grande chance d’écouter ce que disent Daniel Marguerat et Jean Christian Petitfils sur le sujet.

Vendredi 14 : Père Abbé s’en va faire la visite régulière à Tilburg. Il est accompagné de Dom Manu de Saint Sixte comme interprète.

Vendredi 21 : Nous l’attendions depuis … l’année dernière. Nous y sommes. Le ciel nous accorde un temps assez clément pour cette première journée de rupture de rythme de l’année. Aussi, ceux qui le souhaitent en profitent pour se balader dans les environs. Les autres pour se reposer.

Samedi 22 : Frère Christian s’en retourne à Engelszell mais pour nous revenir dans quelques semaines et poursuivre sa recherche de Dieu avec nous. Frère Bruno s’en va quant à lui  jusque Saint Sixte afin d’assister à l’ordination sacerdotale de frère … Christian qu’il connaît bien. Quant à Père Abbé, lui, s’envole pour Frattochie afin d’assister à la bénédiction abbatiale de Dom Lorris. Retour lundi 24.

Dimanche 23 : C’est sur une suggestion de Dom Lode lui-même que Père Prieur s’en va nous représenter à la bénédiction épiscopale du nouvel évêque de Gand, avec en poche l’intégrale de Beethoven en guise de cadeau.

Depuis des millénaires, les arbres ont développé entre eux un réseau dense de communication, parfois assimilé à une forme d’intelligence. Tous sont reliés les uns aux autres par leurs racines et le réseau fongique qui leur est associé. Ils sont ainsi capables, entre autres, de se transmettre des minéraux et des informations pouvant les aider à se défendre contre les agressions de parasites ou à favoriser la croissance des moins exposés à la lumière. « Le  Murmure de la forêt »  que nous regardons revient sur l’évolution des forêts européennes et les relations «sociales» que peuvent entretenir les arbres.

Mercredi 26 : Puisse ce temps du Carême dans lequel nous entrons, nous aider à grandir dans notre vie de foi et dans l’amour du prochain  puisque là réside le plus grand commandement divin.

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Septième Dimanche du Temprs Ordinaire

Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

Dans le Livre du lévitique, d’où a été tirée la première lecture de ce jour, Dieu dit à Moïse : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Mais, dans le contexte que nous avons entendu, le ‘prochain’ est le co-religionnaire, celui qui est de la même race, de la même religion et qui vit dans le même pays avec les mêmes droits.  C’est pourquoi Moïse précise dans cette péricope : fils de ton peuple, ton compatriote, ton frère

Dans son discours sur la Montagne, lorsque Jésus reprend cette règle de la Loi, Il la place dans une perspective toute autre, en la rendant plus percutante et plus absolue :

Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent.

On comprend dès lors que Luc, dans son Évangile, fait poser la question par le pharisien « et qui est mon prochain ? », ce qui donna à Jésus l’occasion de raconter la parabole du Bon Samaritain (Luc 10,25-37).  La question que Jésus pose au docteur de la Loi est : qui s’est fait le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ?  À quoi il répondit : Celui qui a fait preuve de compassion envers lui. 

Le prochain, pour Jésus, c’est le prochain, c’est-à-dire tout homme, toute femme, que l’on peut croiser sur notre route, et qui a besoin de notre aide.  Cette aide peut être diverse.  Elle peut n’être que notre prière pour elle, comme elle peut être une aide matérielle, spirituelle, un geste d’amitié, de fraternité, de compassion.  Rire avec ceux qui rient, pleurer avec ceux qui pleurent. 

Dans la seconde lecture, Paul s’adresse aux chrétiens de Corinthe.  Il leur rappelle à raisons que nous sommes un sanctuaire de Dieu, puisque l’Esprit de Dieu nous a été donné à notre baptême.  Nous sommes donc appelés à nous respecter, à respecter notre prochain.  C’est une autre manière de rappeler la parole biblique aimez votre prochain, et plus encore appliquer la consigne de Jésus aimez vos ennemis, priez pour ceux qui vous persécutent

Toute la Bonne Nouvelle se trouve en raccourci dans les textes de la messe de ce jour.  L’Ancien Testament, les épîtres de Paul, Jésus lui-même nous invitent à respecter le temple de Dieu qu’est chaque personne humaine.  Et, dans la Loi de Moïse Dieu termine en disant : soyez parfait parce que je suis le Seigneur.  Et Jésus de confirmer : soyez parfaits comme (ou parce que) votre Père céleste est parfait

De nos propres forces nous ne sommes pas en mesure de pratiquer cette loi d’amour.  Jésus est venu parmi nous pour nous l’enseigner, oui, mais surtout pour la pratique lui-même.  Il est notre modèle, notre exemple.  Il est notre guide, mais également, mais surtout Celui qui nous donne la force sur cette route.  Par l’Esprit Saint qui habite en nous, il nous est possible de vivre selon cette Loi d’Amour. 

C’est pourquoi, dans l’Évangile de ce jour, Jésus nous rappelle qu’imiter l’amour de Dieu pour tous les hommes fait de nous de vrais

fils du Père qui est dans les cieux,
Lui qui fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons,
et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.

Prenons conscience que le Père nous aime, et fait tout concourir à notre bien, pour reprendre une expression chère à Saint Paul (Rm 8,28).  Mais pour cela, nous devons évidemment être ouverts à l’amour du Père, et y répondre en actes.  Nous pourrons alors, en vrai fils du Père, prendre à notre compte cette phrase de l’épître de Paul que nous avons entendu à l’instant :   

tout vous appartient,
que ce soit Paul, Apollos, Pierre, le monde, la vie, la mort, le présent, l’avenir :
tout est à vous,
mais vous, vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu.

Rendons grâces à Dieu pour ce don qui dépasse l’entendement : nous sommes fils de Dieu, nous sommes au Christ, nous sommes invités à partager sa gloire.  Demandons à Dieu Père, dans cette Eucharistie, que la communion au corps et au sang de son Fils fasse de nous de vrais témoins de notre foi.  Que nos actes proclament au monde que nous sommes vraiment enfants de Dieu, fils avec le Fils.  Que nous vivions au quotidien l’enseignement de Jésus :

Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

Ou pour reprendre la parole de Dieu dite par Moïse :

Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint.

Frère Bernard-Marie

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Homélie pour les funérailles de Frère Louis

Ceci est moins une homélie qu’un au-revoir à notre frère Louis au moment de le confier à la terre comme un sein, pour y mûrir, dans l’attente de la résurrection des corps pour une vie nouvelle et bienheureuse.

HEUREUX ! mot magique

C’est l’aspiration profonde au cœur de l’homme ; ce fut ta quête, frère Louis en la voie monastique où tu signas, en 1947, ta volonté d’être à la suite de Jésus, toute ta vie.

Les Béatitudes de Jésus viennent comme en réponse à ce désir
Elles voudraient combler mais pas seulement à mesure humaine,
pas à l’aune de nos possibilités, pas dans l’espace de nos horizons bornés,
pas dans le temps limité de nos vies

Les Béatitudes de Jésus sont d’un autre ordre ;
elles sont pour une allégresse qu’il promet d’éternité.
Et ce bonheur qui ne finit pas auprès de lui n’est pas celui de la richesse, du pouvoir d’une table bien garnie ou du ne rien faire, que sais-je encore ?
Heureux, dit Jésus et il entonne ce chant nouveau :   les Béatitudes !

Chant si déroutant, si dérangeant pour les uns, si consolant pour d’autres ;
c’est le chant de Dieu comme une mélopée, égrenant nos misères, nos faims,
nos pleurs et nos rages, nos déceptions et nos aveuglements,
nos blessures de corps et de cœur

Heureux, dit Jésus, et toutes les valeurs sont alors, avec lui, en l’envers,
en paradoxes, en coïncidences des opposés :
Bonheur, joie, cette « belle étincelle divine » 
Joie, donc, de qui pleure
Joie des éplorés
Joie de ceux qui sont à bout de souffle
Joie de ceux qui ont faim
Bonheur, mais à la façon de Jésus, paradoxale !

Ce paradoxe de l’exister chrétien, s’illustre en ta vie, frères Louis.
J’écarquille les yeux, et je te vois ainsi immobile, toi qui fus super actif ;
tel, je t’ai connu à la fromagerie, puis à Maromby durant une dizaine d’années, puis tu partis te dévouer à Midelt où tu te voulus sur les traces de nos frères de Tibhirine.

Certes il vrai que depuis quelque temps, le Seigneur tout doucement, pas à pas, te préparait à sa rencontre ; tout doucement
mais aussi durement car il n’est pas en la vie monastique de s’assurer une mort agréable, pas question d’euthanasie, ‘ anesthésie du désir de vivre ‘ (Forthomme);
mais il s’agit d’assumer nos limites, notre être-pour-la-mort (en 1 seul mot), ce qui est notre condition inéluctable, notre vocation depuis que Dieu nous fit aux Origines.

« Aime ton Créateur et prépares-toi à l’épreuve » conseille saint Athanase.
Ainsi, pour toi, ce fut d’abord la mise à la retraite comme directeur de la fromagerie, ce que tu acceptas difficilement, puis, après un certain temps, les difficultés à marcher, même si tu cherchais encore, rageur de ne pas le pouvoir, rejoindre ta fromagerie ; puis il te fallut accepter d’être voituré, puis servi au réfectoire, puis alité, confiné en chambre, enfin t’abandonner aux soins en Ephad ; quelle conscience alors ? Tu semblais perdu, soudain tu tendais la main, nos regards se croisaient, une fraction de silence, et

« les yeux de celui qui s’en va restent

                                                         dans les yeux de celui qui reste ; »    (in N. Sachs)

Plus de mots, effleurement de présence intense.

Et te voilà enfin en repos, immobile ; mais non, que dis-je ?
Te voilà en repos certes physiquement mais l’éternité c’est bien autre chose !
Tu le comprends maintenant mieux que moi.
« Tes yeux éteints sont désormais voyants » (N. Sach)

« ta vie n’est pas détruite mais transformée » ;
tu n’es pas mort mais entré dans la  vie ;
Tu comprends que la mort est un peu comme ‘’ un cadeau de Dieu,
elle abrège nos maux,  « elle est délivrance ; elle s’affiche comme finitude et nous éveille au désir d’éternité ».       (Forthomme)

Et voilà ton passage accompli avec notre sœur la mort.
Dieu te redonne ainsi à toi-même ; tu sais maintenant ce caillou blanc, ce nom, qui depuis toujours, était le tien dans le mystère de son élection.
Et tu découvres Dieu comme mystère, incompréhensible, inconnaissable,
ouvert à l’infini,
‘’ infini que nul coureur n’atteindra jamais ‘’ nous prévient saint Grégoire de Nysse.

Quête sans fin, à toi offerte aujourd’hui !
Voilà donc le vrai repos en Dieu ! Voilà de quoi combler ta nature profonde, qui n’était pas tellement besoin de faire, agitation ;

Tu pressentais une autre vie, autre que celle bornée aux tâches quotidiennes, mais celle de l’homme intérieur, celle aux profondeurs de Dieu si bien évoquée par saint Paul, à l’instant.

Voici donc, pour toi le bonheur en Dieu, quête sans fin, non dans la soif ou le manque mais dans une plénitude toujours comblée en dépassement d’elle-même sans fin, heureuse, béatifiant !!

Paradoxe du bonheur à la suite de Jésus que ton passage accomplit.
Hier, avant de te conduire dans cette l’église  
pour ce dernier Office de la longue série qui dura quelques 73 ans, nous avons chanté que les saints et les anges viennent t’accueillir
et te conduire dans les demeures du ciel, là où Jésus t’attend ;
Alors, frère Louis, avec tous ces saints et ces anges, va, vole

                              (pour reprendre une chanson bien connue : (Goldmann / Dion)

Vole, que rien ne te retienne plus
Vole, rejoins le ciel, laisse la terre
rejoins le Mont des Cats des Ciels, nos frères qui t’ont précédé
Quitte ton manteau de misère, change d’univers
Vole Vole
quitte ton corps et qu’enfin ta souffrance cesse
Va rejoindre l’autre rive celle que tu voulais tant
Vole Vole
va ton dernier voyage, laisse tes heures épuisées
Deviens souffle, sois colombe
quitte ta peau de misère
va, retrouve la lumière » 
Ton Jésus

                     Tu as de quoi faire :  l’essentiel, la meilleure part enfin,

                     maintenant et pour toujours !

Frère Daniel

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Janvier

1er Janvier : Nous débutons cette nouvelle année en allant… au cirque – ou plutôt c’est le cirque qui vient à nous via la télévision.  Et, nous nous régalons des prouesses de tous ordres que propose le Festival du Cirque de Monte Carlo. L’un des plus réputés au monde. Formidable.

En cette fête de l’Épiphanie, frère Daniel nous propose de revivre les grands moments communautaires de l’année dernière qui semble peut-être déjà à … des années lumières. Mine de rien, on peut en vivre des choses dans un monastère !

Lundi 6 : Père Abbé s’en va rendre visite à nos sœurs de la Fille-Dieu  bien éprouvées par le décès de sœur Claire. A son retour, Père Abbé souligne la force d’âme, la foi qu’ont « nos filles Dieu » à rebondir après un tel événement.

Mardi 14 : Profitant de la fermeture de l’hôtellerie, frère Louis-Marie s’en va passer quelques semaines à Maromby. Nous continuons à découvrir la figure d’Aelred grâce au Père Jean-Marie Bonniez.

Mercredi 15 : Comme chaque année depuis quelques années, nous recevons Monsieur le maire de Gode et quelques membres du conseil municipal pour les traditionnels vœux à l’occasion de la nouvelle année.

Samedi 18 : Père Christian, novice à Engelszell en Autriche, nous arrive pour 1 mois ou plus s’il plaît à Dieu.

Dimanche 19 : Nous partons en … Asie – rien que çà – en regardant « Into the Deep » film réalisé par les MEP (Missions Etrangères de Paris). Hommage rendu à tous les jeunes « Volontaires » qui partent donner un temps de leur vie pour servir au loin. Bienvenue dans l’aventure !

Jeudi 23 : Père Abbé s’en va du côté de Frattochie car il y aurait élection abbatiale en vue. Et nous passons du conditionnel au passé composé  car élection il y a eu. Effectivement, Dom Lorris Prieur et père-maître a été élu nouvel abbé. Deo gratias.

Vendredi 31 : C’est très tôt ce matin que notre Frère Louis s’est endormi pour rejoindre « le Mont des Cats du ciel ». Que le Seigneur l’accueille bras ouverts et que désormais il veille sur nous.

Peut-être y a t’il une manière spécifique propre à la vie monastique d’aborder l’écologie. C’est ce que nous découvrons avec L’écologie intégrale ensemble d’articles témoins de communautés engagées dans ce mouvement. La vie monastique exprime le même cri de l’homme et se retrouve devant les mêmes défis que ceux de la société : recherche d’un équilibre de vie, respect de l’autre, nécessité d’une conversion profonde du cœur humain. L’expérience monastique peut apporter beaucoup à l’homme d’aujourd’hui, mais elle questionne aussi le monde, le contemple et se laisse interroger par lui. L’idée de ce livre est de mettre en dialogue la réflexion contemporaine sur l’écologie, avec ce qu’exprime la vie monastique, dans ses penseurs comme dans ses observances traditionnelles ou ses exemples de vie individuelle ou communautaire.

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