Janvier 2003

Jeudi 2 janvier – Un grande affiche sur le babillard de communauté fait savoir à qui l’ignorerait encore que l’hôtellerie sera fermée tout ce mois de janvier. Ceci nous promet quelques semaines de particulière paix et, pour les cuisiniers autant que pour les hôteliers, de vraie relâche.


Vendredi 3 janvier – F. Michel est allé reprendre chez nos Sœurs de Soleilmont un F. Jean arrivé au terme de sa semaine de repos, qui lui a on ne peut mieux profité. Sa jambe est bien désenflée et lui-même regonflé à bloc. Il était temps qu’il rentre car dès le dimanche suivant la neige et les grands froids ont fait leur apparition.


Lundi 6 janvier – La maison Voreux d’Armentières vient poser de belles portes en verre aux trois petits locaux « dactylo » qui donnent sur le couloir du noviciat. Dans ces locaux, les machines à écrire ont été remplacées par des ordinateurs le mois dernier. Le couloir en reçoit tout plein de lumière.
Au magasin, c’est un chantier bien plus conséquent qui a débuté : la transformation de la salle d’exposition permanente en salle de vente pour les livres, le volume d’affaires de F. Pierre et des vendeuses ne faisant que progresser. La salle d’exposition, quant à elle, sera transférée deux cents mètres plus bas, dans la vaste salle de banquet de l’ancienne hostellerie, qui ne trouvait plus son utilisation.


Mardi 7 janvier – F. Yves gagne Belval avec le statut de chapelain pour dix jours puisque chez nos Sœurs comme chez nous l’accueil des prêtres à l’hôtellerie est suspendu jusqu’à la fin du mois. F. Yves va aussi pour s’y reposer car son poste d’hôtelier l’expose à tous les miasmes et virus venus de l’extérieur… Et comme le bon exemple reste encore la plus contagieuse de toutes les épidémies, F. Jean-Marc, aussi mal en point que lui, l’y suit comme son ombre.


Mercredi 8 janvier – A nouveau deux départs aujourd’hui : celui de notre abbé d’abord, qui prend l’avion pour aller donner deux retraites au Québec, chez nos frères d’Oka d’abord, puis à nos sœurs de N. – D. du Bon Conseil. Le second départ est l’hospitalisation de F. Francis, qui nous rentrera dès le samedi midi.


Vendredi 10 janvier – Enfin un heureux premier retour qui se faisait attendre, celui de F. Robert, hospitalisé la veille de Noël pour une fatigue cardiaque dont il remonte à petits pas. Dans la soirée, 3 scouts routiers de Bailleul viennent nous projeter des photos d’un séjour à Abidjan, où ils ont travaillé avec des scouts Ivoiriens à la réfection d’une école primaire à laquelle notre communauté avait coopéré par son mécénat. Séjour qui prit fin quatre semaines avant le soulèvement militaire que l’on sait.


Lundi 13 janvier – F. Louis-Marie profite à son tour de la fermeture de l’hôtellerie pour aller suivre à Aiguebelle la session des hôteliers, tandis que nous arrive de Chevetogne le Père Zanetti : l’an dernier à pareille date il était venu nous parler de l’Église copte et de son monachisme. Cette fois-ci, nous descendrons à sa suite jusqu’en Éthiopie. On ne sait ce qu’il faut le plus admirer chez cet ancien bollandiste, de son allant ou de son érudition.


Mercredi 15 janvier – F. Jacques passe la journée à Soleilmont avec l’équipe de rédaction des Collectanea tandis que F. Bernard-Marie fait de même sur Paris au bureau de la Fondation des Monastères, où il est responsable ès communications. Cela nous fait d’un coup beaucoup d’absents et non des moindres; aussi est-ce une heureuse surprise de trouver dans les stalles, à None, toute une jeunesse monastique, sœurs et frères cisterciens et bénédictins de la région néerlandophone en session à St Sixte, venus passer l’après-midi avec notre propre noviciat.


Jeudi 16 janvier – Nos FF. Yves et Jean-Marc nous reviennent de Belval avec de bonnes figures reposées; ils y ont cédé leur place à F. Rémy mais F. Yves continuera sa route jusqu’à Altbronn pour son ministère trimestriel.


Samedi 18 janvier – Dans le cadre de la formation permanente, nous avons pu regarder cet après-midi un long métrage (3 heures) sur Gandhi tourné en 1982 par le réalisateur américain R. Attenborough. Dans le même après-midi nous rentrait de Maromby un F. Marc-André tremblant de froid et fatigué par son voyage interminable autant que par le changement climatique. Quant à nous, pour dire vrai, son retour nous a fait très chaud au cœur. De son côté P. Abbé ne cesse de nous envoyer du Canada des courriers frigorifiques mais bienvenus. Le thermomètre y est descendu jusqu’à – 35° ou – 40° C.


Mardi 28 janvier – F. Jean-Paul est parti à l’abbaye de Limon où se tient la session annuelle pour Pères-Maîtres.


Vendredi 31 janvier – Pour finir le mois en beauté, P. Abbé nous est rentré aujourd’hui du Canada avec plein de cadeaux, à commencer par une tempête de neige made in Québec, qui est cause que cela a pris moins de temps de passer de Montréal à Roissy (6 heures de vol) que de Roissy au Mont des Cats (7 heures de voiture).


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Nous lisons au réfectoire une biographie de Jean Rodhain : « Vous, c’est la charité », écrite avec brio par Christophe Henning, journaliste à « La Voix du Nord » (Éd. du Sarment, 2002).

 

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