Solennité de l’Ascension

L’Ascension de Jésus.

Les lectures qui nous sont proposées en cette fête de l’Ascension nous ont permis d’entendre, comme Évangile, les derniers versets de Saint Luc, tandis qu’en première lecture nous entendions les tous premiers versets des Actes des Apôtres.  Luc rappelle, dans ce second texte, qu’il a rédigé deux Livres, l’un pour décrire la vie et les œuvres de Jésus jusqu’à sa Passion, sa mort et sa résurrection, l’autre pour décrire les débuts de l’Église et son expansion jusqu’aux limites de la terre connue.

Lorsque Saint Luc rédigea son œuvre, la communauté chrétienne commémorait déjà les principaux événements de la vie de Jésus.  Outre la célébration de l’eucharistie « Le Jour du Seigneur », très vite l’on célébra aussi, autour de la Pâque juive, la passion, la mort et la résurrection de Jésus.  Comme les autres évangélistes, Luc a voulu montrer comment Jésus a accompli ce qui était écrit dans les Écritures de l’Ancien Testament.  Le passage de la Mer Rouge étant célébré le jour de Pâques, et ce jour étant celui de la mort de Jésus, il était assez facile de continuer la similitude en célébrant le don de l’Esprit le jour de la Pentecôte.  Dans la tradition juive, la Pentecôte étant la célébration du don de la Loi au Sinaï, il était aisé de faire un parallèle avec le don de l’Esprit et l’inscription de la Loi nouvelle dans nos cœurs le jour de la Pentecôte.

Pour respecter la chronologie, les premiers chrétiens instaurèrent la fête de l’Ascension entre la Pâque et la Pentecôte… Les 40 jours rappellent le temps que Moïse demeura avec Dieu sur le Mont Sinaï avant de descendre avec les deux Tables de la Loi.  Jésus initie les disciples à la Loi Nouvelle qui sera inscrite sur les tables de chair, dans leur cœur.  Il s’agit d’une relecture liturgique des événements, comme on peut le voir par la manière à laquelle Saint Marc fait coïncider le même jour, presque au même instant, la résurrection, l’Ascension et le don de l’Esprit (Mc 16,9-20).  Jusqu’à aujourd’hui, il nous paraît difficile de célébrer tous ces événements qui marquent notre vie de foi, en un seul jour.  C’est pourquoi, chaque année, nous renouvelons les commémorations et nous faisons durer le temps pascal 50 jours, de la Pâque à la Pentecôte.

L’extrait de l’épître aux Hébreux que nous avons entendu en seconde lecture nous présente à sa manière la mort-résurrection du Christ.  L’auteur de l’épître nous dit :

Le Christ n’est pas entré dans un sanctuaire fait de main d’homme…
il est entré dans le ciel même, afin de se tenir pour nous devant la face de Dieu…

Jésus, par sa mort et sa résurrection, a rouvert l’accès au véritable sanctuaire, celui du ciel.  C’est encore ce que nous dit l’épître aux Hébreux :
Jésus a inauguré un chemin nouveau et vivant en franchissant le rideau du Sanctuaire ;
or, ce rideau est sa chair.

Le rideau fait ici allusion au rideau du Sanctuaire qui se déchira de haut en bas au moment de la mort de Jésus en croix (Mt 27,51 ; Mc 15,38 ; Lc 23,45).

Le premier rideau se déchire à la mort de Jésus, le second rideau, sa propre chair, s’ouvre au même moment pour nous permettre de suivre Jésus dans sa victoire, comme le dit encore l’auteur de l’épître :
C’est avec assurance que nous pouvons entrer dans le véritable sanctuaire
grâce au sang de Jésus.

De même, lorsque nous confesserons notre foi dans quelques instants, nous dirons :
Je crois en Jésus-Christ… il souffrit sa passion et fut mis au tombeau.
Il ressuscita le troisième jour conformément aux Écritures,
et il monta au ciel ; il est assis à la droite du Père.

Puisqu’on précise que Jésus ressuscita « le troisième jour » et immédiatement après « Il monta au ciel », on peut comprendre qu’il n’y eut pas de délai entre les deux événements.

Les deux anges qui apparurent aux Apôtres après l’ascension de Jésus, disent :
Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous,
viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel.

C’est ce que nous proclamons également dans le Credo :
Il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts.

Nous vivons aujourd’hui encore entre ces deux événements.  Jésus est monté au ciel, mais il doit revenir.  Nous le croyons.  Tout à la joie de la fête de l’Ascension, gardons les yeux tournés vers le ciel d’où Il reviendra.  Préparons-nous à cette rencontre glorieuse en demandant à Jésus, dans cette eucharistie, de vivre toujours plus selon son enseignement afin que, lors de son retour, nous soyons invités à partager le banquet céleste.

Frère Bernard-Marie

Publié dans Homélies 2016 | Commentaires fermés sur Solennité de l’Ascension

Avril

VENDREDI 1er : Un vent de grippe souffle sur la communauté et le personnel du magasin ; notre chantre F. Louis-Marie, ainsi que la gérante de la librairie, sont les premiers à payer leur écot.

MERCREDI 6 : Dans la matinée F. Gilles emmène à Orval nos deux étudiants malgaches pour leur session trimestrielle du STIM.

Dans la soirée Mr de Lauriston, chargé (entre autres) de la gestion de l’immobilier, nous brosse en une heure de temps l’ensemble des questions posées dans la gestion de ce secteur. Cet exposé servira de matériau pour une seconde réunion de communauté vendredi, dont devront sortir des orientations concernant les habitations qui entourent le monastère dont certaines sont propriété de l’abbaye.

SAMEDI 9 : F. Pierre-André de Maromby revient l’espace d’un week-end pour apposer ses empreintes digitales à la sous préfecture en vue du renouvellement  de son permis de séjour.

LUNDI 11 : Père Marc-André rejoint pour la semaine l’abbaye de Scourmont où se tient la Conférence régionale Nord-Europe. Il nous reviendra le samedi matin, accompagné de Mère Mary Helen, supérieure générale des bernardines d’Esquermes.

MARDI 12 : Mr Leboulanger, dont l’Entreprise d’Hazebrouck assure l’entretien et le renouvellement des extincteurs de l’abbaye, vient offrir aujourd’hui et demain 3 séances de deux heures d’instruction théorique et appliquée sur leur utilisation, séances que suivront 13 frères et 14 employé(e)s  répartis en trois groupes de 9.

DIMANCHE 17 : La messe de ce dimanche de prière pour les vocations fut présidée par Mgr Garnier, évêque de Cambrai, alors à l’hôtellerie avec un groupe de retraitants.

Le soir, nous regardons une émission de la TV marocaine d’une heure consacrée au vingtième anniversaire de l’annonce de l’assassinat de nos 7 frères de Tibhirine : Qui cache la vérité ?

MARDI 19 : Le Père Farin s.j., revient nous projeter et commenter en cinq soirées, 5 séquences d’une heure d’un film consacré par lui à « l’Apocalypse de Jésus Christ » à partir de tapisseries conservées au musée d’Angers.

SAMEDI 23 : Père Marc-André prend 2 petites semaines pour visiter sa précédente communauté de Maromby, en vue de recevoir 2 professions solennelles le 1er mai. Cela lui permettra aussi de participer à l’hommage rendu au P. Zocco décédé ces jours-ci.

Le mois nouveau nous voit entamer un nouveau livre consacré comme le précédent à des religieuses : Les filles de Dieu. Aux origines de Port-Royal (1608-1638) écrit par un prêtre de Dijon, Emmanuel PIC (DDB 2015).

Publié dans Chronique mensuelle 2016 | Commentaires fermés sur Avril

Dimanche de l’Octave de Pâques

Les mots pour dire la résurrection de Jésus.

Lorsque nous lisons les Évangiles, chacun des quatre Évangiles, nous sommes frappés par le changement de style entre ce que les écrivains nous rapportent de la vie de Jésus jusqu’à sa mort et ce qu’ils expriment des apparitions de Jésus après sa résurrection.

Pour exprimer le mystère de l’Annonciation, les évangélistes se sont inspirés de textes similaires de la tradition biblique.   Dieu était apparu à Abraham pour lui annoncer la naissance prochaine d’Isaac.  Dieu était ensuite apparu à Moïse dans le buisson ardent puis sur le Mont Sinaï.  Les prophètes Élie et Élisée avaient fait des miracles et ressuscité des morts.  Dieu avait donné la Loi à Moïse sur la Montagne Sainte, Jésus proclama les Béatitudes sur une autre montagne.  Les « genres littéraires » élaborés et utilisés dans l’Ancien Testament, furent repris par les évangélistes pour décrire les prodiges et les signes que Jésus fit de son vivant.

Mais pour parler de la résurrection de Jésus et de ses apparitions aux disciples, il n’y avait pas de « modèles », il n’y avait pas d’antécédents.  Il fallut donc exprimer l’inexprimable avec des mots humains, avec des expressions nouvelles.  La découverte du tombeau vide était une expérience très particulière, tant pour les femmes au lever du jour (Mt 28,11-15) que pour Pierre et Jean qui accoururent pour vérifier leurs dires (Jn 20,3-10).  Le tombeau vide ne prouve rien, comme le rapporte Matthieu en expliquant que les grands prêtres donnèrent une forte somme d’argent aux soldats pour qu’ils disent que les disciples sont venus voler le corps tandis qu’ils dormaient (Mt 28,11-15).

Dans l’Évangile que nous venons d’entendre, Saint Jean essaye d’expliquer, comme il peut, que Jésus apparaît à ses disciples et leur adresse la parole.  Les portes étaient verrouillées, et tout à coup Jésus était au milieu de ses disciples.  Il leur montra ses mains et son côté…  Malgré ces précisions corporelles, il est évident pour Saint Jean que le Jésus qui apparaît n’est pas l’homme Jésus d’avant la passion.  Sa mort a fait passer Jésus en un autre état, et l’apparition aux disciples veut leur signifier qu’Il est toujours avec eux mais d’une autre manière.

Saint Marc, faisant allusion aux ‘Disciples d’Emmaüs’ écrit :
Il se manifesta sous un autre aspect à deux d’entre eux qui étaient en chemin. (Mc 16,12)

Saint Luc précise :
Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux.
Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. (Lc 24,15-16)

Saint Jean, lorsqu’il relate la pèche miraculeuse au bord du lac de Galilée, rappelle que Jésus n’est pas non plus reconnu par ses disciples :
Jésus leur dit : Venez, mangez. Et aucun des disciples n’osait lui demander :
Qui es-tu ? sachant que c’était le Seigneur. (Jn 21,12)

De même, lorsque Jésus apparaît à Marie-Madeleine en pleurs près du tombeau :
Elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. (Jn 20,14)
Lorsqu’elle L’a reconnu, Jésus lui dit : Ne me retiens pas (Jn 20,17).

À Thomas Jésus dit : Avance ton doigt, vois mes mains.  Et Thomas, à la simple vue de Jésus proclame : Mon Seigneur et mon Dieu.  Tout cela montre que les Évangélistes essayent d’exprimer la nouveauté des apparitions de Jésus et le mystère de son état de ressuscité.

Lors d’une autre apparition décrite pas Saint Luc, Jésus dit aux disciples :
Rappelez-vous ce que je vous ai dit quand j’étais encore avec vous (cf Lc 24,44).

Cela signifie aussi que Jésus est à la fois « avec nous » et « plus avec nous ».

Les paroles que Jésus leur adresse ne concernent plus la vie ordinaire d’un groupe humain cheminant sur les routes de Galilée avec leur Maître :
Recevez l’Esprit Saint.
À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ;
à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus.

Et à Thomas huit jours plus tard :
Parce que tu m’as vu, tu crois.
Heureux ceux qui croient sans avoir vu.

La résurrection de Jésus a fortement bouleversé, déstabilisé les apôtres et les disciples.  Ils ont essayé de mettre des mots sur les événements qu’ils ont vécus, comme le rappelle Saint Jean à la fin de l’Évangile de ce matin,
pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu,
et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

C’est la foi que les premiers chrétiens ont confessée, c’est la foi que nous confessons, c’est la foi qui nous réunit ici en ce moment.  Que la participation à cette eucharistie, où Jésus ressuscité se donne en nourriture, augmente notre foi et nous donne de la vivre vraiment dans notre quotidien.

Frère Bernard-Marie

Publié dans Homélies 2016 | Commentaires fermés sur Dimanche de l’Octave de Pâques

Mars

MARDI 1 : Notre  prieur Père Jacques prend une petite semaine de repos à Saint-Sixte mais il attendra l’Ascension pour s’accorder un temps plus conséquent jusqu’en octobre. Ce même après-midi nous arrive Sœur Élie, prieure de Jouarre et grande helléniste, venue prêcher à partir de demain notre retraite annuelle sur les apophtegmes, qui se rapproche fort d’une solide initiation à la lecture spirituelle de l’Écriture Sainte.

MERCREDI 9 : Après toute une semaine sans réunion communautaire, il n’est pas trop difficile de vous donner en vrac  grandes et  petites nouvelles. Et d’abord la désignation d’un conseiller pastoral supplémentaire en la personne de F. Bernard-Marie, auquel il est par ailleurs demandé de rejoindre le Conseil de gestion ; F. Daniel, cellérier, souhaite également faire doucement passer la bibliothèque du régime papier à celui du numérique, notamment pour nombre de Revues. F. Jean-Pierre a, quant à lui, accepté de reprendre son ancienne charge de cérémoniaire pour en soulager d’autant notre nouveau supérieur,  F. Louis-Marie faisant de même au magasin pour y perpétuer avec F. Jessé une présence monastique hautement appréciée.  Père Marc-André s’était engagé dans la prédication d’une retraite aux carmélites de Saint-Saulve (Valenciennes) de ce jeudi 10 au jeudi suivant alors que, supérieur à Maromby en instance de retour au Mont des Cats, il ne se doutait aucunement de la suite que prendraient pour lui les événements… Dernière nouvelle : F. Vincent au terme de plus de six mois de séjour à Orval n’attend plus qu’une occasion de covoiturage pour nous rentrer. Elle se présentera dès mercredi prochain.

JEUDI 10 : F. Jean a réussi à commuer sa semaine anglaise en semaine bretonne : elle lui permet de rejoindre quatre prêtres jubilaires, ainsi que d’autres compagnons de leur commun petit séminaire de Ste Anne d’Auray qui firent avec lui toutes leurs années du secondaire.  Joie des retrouvailles après tant d’années !

SAMEDI 19 : La Saint Joseph, chômée comme un dimanche, s’est révélée pause vivifiante tant au spirituel qu’au physique avant la dernière ligne droite du carême.

DIMANCHE 20 : Un soleil timide a permis à la procession des rameaux de se déployer à l’extérieur, tandis que divers allègements de la cérémonie introduits l’an dernier n’ont pas du tout nui à la ferveur liturgique.

MERCREDI 23 : F. Pierre-André de Maromby nous revient ce soir pour le Triduum de Pâques, qui ne seront pour lui qu’un simple long week-end, les vacances de Printemps étant à une date ultérieure.

SAMEDI 26 : Durant l’office des vigiles, trois brèves coupures de courant dues à la tempête se révélèrent malencontreuses pour le matériel électronique de la fromagerie endommagée, obligeant à interrompre la fabrication jusqu’à la fin du mois…

Le déroulement de la veillée pascale n’en fut pas affectée. La simplification des cérémonies due à notre petit nombre nous a même, semble-t-il, beaucoup apporté en chaleur fraternelle, et tant notre nouveau supérieur Marc-André que notre chantre F. Louis-Marie surent y imprimer le meilleur d’eux-mêmes. Il pleuvinait bien un peu lorsque la communauté se rassembla autour du grand feu préparé d’année en année par F. Michel, mais la pluie attendit que nous soyons rentrés dans l’église pour vraiment tomber.

DIMANCHE DE PÂQUES : Lors de son chapitre de remerciements et de partage des nouvelles, P. Marc-André attribua à F. Vincent les galons de sacristain portés jusqu’alors par F. Bruno, en y ajoutant le nettoyage de l’église.

LUNDI DE PÂQUES : À l’occasion des festivités pascales, pour exprimer combien il est bon et doux de vivre ensemble comme des frères, nous avons partagé le repas de midi en « libre échange » dans le « point rencontre » du réfectoire, avec un menu plus appuyé et arrosé que de coutume.

MARDI 29 : F. Bernard-Marie gagne Lyon, où il participera demain à une journée de travail consacrée par l’Université catholique aux congrégations religieuses sur le thème : Construire l’avenir avec confiance et réalisme.

 

Nous avons terminé pour Pâques la lecture du petit livre de Mgr Doré : Jésus expliqué à tous (Seuil 2015) et entamons à présent Les Héroïnes de Dieu. L’épopée des religieuses missionnaires au XIXᵉ siècle, par Agnès Brot et Guillemette de La Borie (Presses de la Renaissance, 2011).

Dans la joie pascale.

Publié dans Chronique mensuelle 2016 | Commentaires fermés sur Mars

Février

MARDI 2 : La célébration de la Chandeleur à l’heure des vêpres fut à ce point fervente qu’il s’en fallut de peu de la voir se prolonger par un coucher à la chandelle dû à une panne d’électricité totale dans l’aile des nouvelles chambres, dont seul le savoir-faire de nos électriciens (Daniel, Bernard-Marie, Florent) nous dispensa.
JEUDI 4 : Père Abbé nous quitte durant les Vigiles pour retrouver à Paris la Conférence des Abbés OCSO et en revenir demain soir avec notre Père Immédiat, que nous garderons une semaine.
DIMANCHE 7 : Notre évêque a choisi ce dimanche pour clôturer l’année de la vie consacrée en invitant tous les religieux et laïcs engagés à franchir avec lui la Porte de la miséricorde de la cathédrale et renouveler leurs vœux autour des fonts baptismaux après avoir processionnés tout au long de la cathédrale au chant des litanies lancé par notre chantre Louis-Marie ; en suite de quoi nous avons écouté quelques témoignages, dont celui de notre prieur Marc-André, et conclu par le chant des vêpres. Une bonne moitié des bernardines de Saint André et des frères du Mont des Cats étaient présents.
LUNDI 8 : Au repas du soir, Père Abbé nous a rapidement présenté Frère Timon, prieur de Maromby, venu pour la Conférence Régionale Afrique-Madagascar qui s’ouvrira lundi prochain à Scourmont.
MERCREDI 10 : L’accès extérieur de la cuisine se révélant toujours plus difficile pour les palettes, les containers et tous autres déchargements, une Entreprise s’attaque ce matin à son entière réfection, en même temps se poursuit la mise à jour de l’hôtellerie aux nouvelles normes de sécurité réclamées pour l’accueil des retraitants.
DIMANCHE 14 : P.Abbé s’absente pour la Visite régulière de Tilbourg. Il en reviendra samedi soir, bien impressionné.
LUNDI 15 : Une bonne partie des dominicains de Lille est en retraite cette semaine à l’hôtellerie, nous offrant ainsi une belle couronne de concélébrants, à laquelle s’ajoutèrent quelques chapitres du soir pleins d’allant sur leurs activités apostoliques, tant chez eux – où 40 étudiants laïcs ont pris la place des étudiants o.p. déplacés ailleurs – que sur internet, où leur « Retraite dans la ville » est suivie chaque jour de carême par quelque 110.000 internautes.
DIMANCHE 21 : Mgr Ulrich vient nous consacrer une bonne partie de son dimanche : il chante la grand’messe, partage notre repas et nous consacre encore une bonne heure d’entretien après none sur le synode romain sur la famille, auquel il a participé, ainsi que sur le synode provincial qui entre peu à peu en application.
MARDI 23 : Père Marc-André répond à l’invitation de Benoît Lobet de donner une conférence de Carême au doyenné d’Enghien (Belgique) sur le thème : Quand l’Écriture devient Parole ; lire la Bible pour prier. Il en profitera pour reprendre à Scourmont Père Timon au terme de la Conférence régionale.
MERCREDI 24 : Après son récent passage au début de ce mois, Dom Ginepro nous revient avec la permission de Dom Eamon, notre Abbé Général, de décharger Père Abbé de son service abbatial.  Il nomme ensuite un nouveau supérieur en la personne de notre Prieur Marc-André. Le premier acte de ce dernier sera d’ailleurs de prendre provisoirement Père Jacques comme prieur ! (voir l’annonce dans les « Actualités »)

Nous avons entamé au réfectoire la lecture du dernier livre d’entretiens du Pape François : Le nom de Dieu est miséricorde. Conversation avec Andrea Tornielli, traduit de l’italien (aux Éd. Laffont) et nous nous préparons à entrer en retraite, qui nous sera donnée du 2 au 9 mars par Sr Élie, bénédictine de Jouarre.

Publié dans Chronique mensuelle 2016 | Commentaires fermés sur Février

Démission de Dom Jacques

Après six années d’abbatiat, Dom Jacques Delesalle a présenté sa démission au père Abbé Général de l’ordre des Trappistes qui l’a acceptée en date du jeudi 25 février 2016. Il demeure moine de la communauté de l’abbaye.
Le 26 février 2016, le père Abbé de l’Abbaye de Tamié, à titre de visiteur, a nommé supérieur, pour un temps indéterminé, le Père Marc-André Di Péa-Boudeille, profès solennel de l’abbaye du Mont des Cats.

Dom JacquDom Jacques et Père Marc-Andrées :
« J’ai servi avec bonheur la communauté pendant six années. Après des échanges fraternels avec des abbés proches de la communauté, j’ai décidé de présenter ma démission au père Abbé Général. Le père Marc-André, qui prend ma suite, pourra apporter un regard neuf sur la vie de la communauté. »

Père Marc-André :
« Je suis moine du Mont des Cats depuis le 28 septembre 1972. J’ai été envoyé plusieurs fois en mission à Madagascar, et finalement élu prieur titulaire de la communauté de Maromby. Au terme du mandat, j’ai rejoint, il y a un an, le monastère du Mont des Cats.
Je secondais déjà Dom Jacques dans le service abbatial. La collaboration se poursuit donc, sous une autre forme, comme un passage de relais. Tout en étant conscient de la responsabilité inhérente à ce service, je le reçois avec sérénité. »

Conformément à la tradition de solitude et de recueillement, ces changements ne donnent pas lieu à des communications ultérieures.

Publié dans Actualites | Commentaires fermés sur Démission de Dom Jacques

Cinquième Dimanche de T.O.

Je suis un homme pécheur…

La liturgie de ce dimanche nous propose de méditer la vocation de trois personnes.  Chacune des trois a fait une expérience que l’on pourrait appeler « spirituelle » et qui a bouleversé sa vie.
Isaïe reçoit une vision où il se retrouve devant le trône de Dieu dans le ciel, avec des séraphins, des anges et des archanges, qui chantent la gloire de Dieu.  Devant cette grâce inouïe Isaïe s’écrie :
Malheur à moi, je suis un homme pécheur…
On peut comprendre sa réaction.  Celle d’un homme mortel, et pécheur, témoin de la splendeur de Dieu, l’Immortel, le Saint, le maître du monde.  Comment quelqu’un qui fait une telle expérience divine ne serait-il pas disposé, ensuite, à dire comme Isaïe : Me voici : envoie-moi !
Dans l’Évangile de ce matin, nous avons la même expérience relatée pour les premiers disciples de Jésus, Pierre et André son frère, Jacques et Jean les fils de Zébédée.  Ces premiers disciples devaient être bien impressionnés de découvrir le jeune rabbi et de voir comment il enseignait la foule accourue pour L’entendre.  La foule était telle que Jésus demanda de pouvoir utiliser une barque comme chaire pour être vu et entendu de tous.  Après avoir longuement enseigné, Jésus demande à Pierre d’aller au large pour pêcher, et la pêche est miraculeuse.
On comprend, ici encore, la réaction de Pierre et de ses compagnons disant à Jésus :
Éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur.
Mais Jésus les rassure et les appelle à Le suivre pour commencer une autre vie :
Je ferai de vous des pêcheurs d’hommes.
Expression que les disciples ne comprendront que bien plus tard, après la passion et la résurrection de leur Maître.  A une autre occasion, Pierre répondra à Jésus :
A qui irions-nous, Seigneur, tu as les paroles de la vie éternelle (Jean 6,68).
Venons-en maintenant à l’apôtre Paul, qui a toutes les raisons de se montrer indigne de la grâce qui lui a été faite d’être nommé apôtre.  Voici comment il se présente dans la deuxième lecture de ce matin :
Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l’avorton que je suis.
Avorton est le seul mot que Paul ait trouvé qui soit à même d’exprimer ce qu’il ressent.  Affirmer simplement « je suis un homme pécheur » est en effet bien maigre par rapport à ce qu’il a fait avant sa rencontre avec Jésus sur le chemin de Damas.  C’est pourquoi il précise :
Car moi, je suis le plus petit des Apôtres – l’avorton –, je ne suis pas digne d’être appelé Apôtre, puisque j’ai persécuté l’Église.
Paul est bien conscient de son histoire.  Lui qui, en d’autres occasions, se présente avec tous ses titres de gloire :
Circoncis le huitième jour, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu, fils d’Hébreux ; pour l’observance de la Loi, pharisien ;
pour le zèle, persécuteur de l’Église ; pour la justice que donne la Loi, irréprochable. (Ph 3,5-6)
Tout cela, ailleurs encore, Paul le déclare des balayures… et il reconnaît désormais, comme nous l’avons entendu dans la deuxième lecture :
Ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu, et sa grâce en moi n’a pas été stérile.
Dieu  cherche donc des ouvriers pour leur donner une tâche dans son peuple, dans son Église.  Il n’attend pas que ses ouvriers soient parfaits, sans quoi rien ne se ferait.  Dieu prend les hommes et les femmes comme ils sont, avec leurs qualités et leurs défauts.  Devant l’appel que Dieu nous adresse, nous ne pouvons que sursauter et dire, comme les témoins des lectures de ce jour : je suis un homme pécheur.
L’année de la Miséricorde que le Pape François nous invite à célébrer nous donne l’occasion de reconnaître la miséricorde de Dieu envers nous.  Dieu nous appelle, chacun à sa place, à œuvrer dans son Église.  Acceptons nos limites, acceptons les limites de ceux qui avancent avec nous et faisons confiance que Dieu plein de miséricorde sait ce qu’il fait.  Dieu aussi est capable de rendre droits nos sentiers tortueux.
Dans cette eucharistie où nous recevons le corps de Jésus en nourriture, demandons-lui de nous combler de ses grâces pour, d’une part répondre aux appels qu’Il nous adresse, et d’autre part, être nous-mêmes miséricordieux envers ceux qui nous entourent et cherchent eux aussi leur voie de sainteté.  Que nous aussi, nous puissions dire avec Saint Paul : sa grâce en moi n’a pas été stérile.

Frère Bernard-Marie

Publié dans Homélies 2016 | Commentaires fermés sur Cinquième Dimanche de T.O.

Janvier

SAMEDI 2 : La fin des vacances a sonné pour F. Pierre-André de Maromby, que P. Prieur emmène, toujours chez les jésuites mais à Paris cette fois (Centre Sèvres), pour un second trimestre de formation pour formateurs.
LUNDI 4 : C’est au tour de F. Laurent de Maromby de se rendre à une seconde session du STIM, sinon au bout du monde, du moins  de la France puisqu’il doit prendre l’avion jusqu’à Nice, où il lui restera encore à traverser un bras de mer pour enfin toucher terre à l’abbaye de Lérins, ainsi qu’il nous le racontera dans un délicieux compte rendu à son retour.
JEUDI 7 : Frère Henri est de retour d’hôpital après 40 jours continus d’absence sans avoir pu récupérer sa mobilité.
VENDREDI 8 : Le repas de midi a été pris  avec tous nos employé(e)s, dans le but d’échanger nos vœux de Bonne Année et de leur offrir à chacun-chacune un panier de produits monastiques garni par notre magasin. Ce fut un bon moment de convivialité partagée.
SAMEDI  9 : Fr. Gilles participe à une seconde et dernière session de formation infirmière à Malestroit.
MERCREDI 13 : Une délégation imposante du Conseil Municipal, à laquelle s’étaient adjoints des membres du Comité d’Action Sociale, est venue en fin de journée échanger avec la communauté les vœux de Bonne Année. Comme la semaine précédente avec nos employés, c’était la première fois que nous les recevions dans notre Coin d’accueil, transformé en buffet au fond du réfectoire.
LUNDI 18 : Père Abbé part visiter la Fille-Dieu puis Vitorchiano. Ce même jour arrive pour la semaine Mgr Jean-Luc Brunin, ancien évêque auxiliaire de Lille,  aujourd’hui archevêque du Havre.  En raison de la fermeture annuelle de l’hôtellerie, il partage nos repas à la table abbatiale du réfectoire.
VENDREDI 29 : Frère Pierre-André, notre étudiant parisien, fait un bond  jusqu’à l’abbaye pour le week-end.

Nous entendons au réfectoire un livre que Thierry HENAULT-MOREL, prêtre, vient de consacrer à Louis et Zélie Martin, les parents (aujourd’hui Bienheureux) de Sainte Thérèse de Lisieux  (Cerf 2015).

 

Publié dans Chronique mensuelle 2016 | Commentaires fermés sur Janvier

Décembre

VENDREDI 04 : Le Père Bernard Podvin est revenu nous éclairer sur les votes des prochaines Régionales, avec tout l’allant  et l’information qu’il a déployés plusieurs années durant comme porte-parole de la Conférence des évêques.
DIMANCHE 06 : Nous avons passé une soirée merveilleuse à visiter sous la conduite de F. Daniel les trésors d’histoire et de culture amassés depuis bientôt 190 ans au monastère et disposés par lui avec un goût, disons raffiné, dans l’ancienne cordonnerie.
MERCREDI 09 : Nous entamons une session de 3 jours avec Mgr Albert Rouet, évêque émérite de Poitiers, consacrée à la sécularisation. À une impressionnante culture, Mgr Rouet joint une facilité de parole étonnante, émaillant son exposé d’exemples piquants autant que riants, et ne cessant surtout de nous inviter, avec le Pape François,  d’ « aller à la périphérie », tant celle de la société actuelle que celle de nos  idées personnelles.
DIMANCHE 13 : Mr Richard Delecroix, animateur pastoral chargé de la coordination au niveau diocésain de l’accueil des migrants et des réfugiés, est venu nous en parler ce soir avec, en arrière-fond, notre propre questionnement : « Que pouvons-nous faire en tant que communauté ? » Avant cela, nous avions rempli notre devoir de citoyens en participant au vote des nouvelles élections régionales, qui donneront 6OO voix aux Républicains contre 400 au  Front National.
JEUDI 17 : De suite après vigiles, P. Abbé emmène à l’avion frère Michel-Marie qui a hâte  de retrouver sa communauté de Maromby et ses novices pour partager avec eux les joies de Noël ; leur partager également tout ce que lui ont apporté ses 3 mois de session Ananie.VENDREDI 18 : Mr Gérard Maris est venu nous causer une bonne heure durant – bien courte à notre gré – sur les grandeurs et vicissitudes de la fonction de maire d’un village de 2.000 habitants, le nôtre, Godewaersvelde. Tout semble s’y passer en musique, vu que Mr Maris est également directeur de la chorale paroissiale. Le lendemain même de cette heureuse rencontre, nous recevions de la mairie les colis des Anciens : 16 colis sur les 24 frères présents, ce qui signifie que les 2/3 de la communauté ont plus de 65 ans.
DIMANCHE 20 : L’approche des congés de fin d’année nous valent le retour de Philippe Duc, de Pierre-André et jusqu’à celui de F. Henri, qui en sera à la Noël à son 34ème jour continu d’hôpital et s’y verra gratifié en retour d’une permission de sortie de douze heures.
VENDREDI 25 : Les préparatifs et les décorations de la Noël ont été particulièrement léchés cette année, tant à l’église avec ses énormes bouquets, que dans le narthex avec une nouvelle crèche de type « santons », ou au réfectoire, dont les tables « croulent » sous tout ce qui se voit ou se mange…
DIMANCHE 27 : Mgr Johan Bony évêque d’Anvers, en séjour à l’hôtellerie,  nous a brossé en trois quarts d’heure de temps une présentation percutante du récent synode romain sur la famille.
MARDI 29 et MERCREDI 30 : Le P. Luc Dubrulle, enseignant du diocèse d’Arras maintenant vice-recteur de l’Université catholique de Lille, vient clore notre propre année « scolaire » en nous présentant 2 soirées de suite l’encyclique Laudato Si’, la plus longue des Encycliques Sociales initiées par Léon XIII. Deux soirées de suite n’étaient pas de trop pour nous présenter avec beaucoup de brio l’écologie souhaitée par le pape François.

Après avoir entamé au début du mois la lecture au réfectoire de la bulle d’indiction du jubilé extraordinaire de la miséricorde, et poursuivi par le livre de Bruno Cazin, prêtre et médecin hématologue : Dieu m’a donné rendez-vous à l’hôpital (Bayard 2015), nous achevons l’année avec une lecture moins austère en écoutant Enzo Bianchi, fondateur de Bosé, égrener les souvenirs de son enfance campagnarde d’où ne cesse aujourd’hui encore de monter la vie qui le nourrit et le réjouit (Le pain d’hier, trad. de l’italien aux Presses d’Île-de-France, 2013).

La communauté se joint à Père Abbé pour vous présenter nos vœux de Bonne Année les plus chaleureux.

 

Publié dans Chronique mensuelle 2015 | Commentaires fermés sur Décembre

Novembre

MARDI 10 : Frère Henri joue décidément de malchance ; il se luxe les phalanges de la main à la suite d’une chute. Le médecin de l’hôpital les lui remet en place sans plus, mais le lendemain l’enflure du poignet et la douleur sont telles que cette fois l’hôpital  diagnostique une fracture du poignet gauche et garde notre frère. Il en reviendra vendredi midi, le bras en écharpe et plâtré pour quelques semaines.
JEUDI 12 : Fr. Daniel vient d’aménager tout contre son bureau de cellérier une exquise petite pièce malgache, un vrai bijou où s’amassent peintures indigènes, livres et albums malgaches aussi bien que français, cadeaux divers venus de l’Île Rouge, e tutti quanti, le tout disposé avec un goût admirable.
VENDREDI 13, fête de tous les saints de l’Ordre : en guise de chapitres, P.Abbé nous rapportera quelques souvenirs, encore émouvants aujourd’hui, tels que les ont fixés par écrit ou par oral tel ou tel de nos Anciens, Raymond, Peter, Étienne, Jean-Marc…
SAMEDI 14 : Après ses 2 petites semaines d’absence en Helvétie (Géronde et la Fille-Dieu) Père Prieur nous est rentré sain et sauf en fin d’après-midi comme prévu. C’est qu’il ne fait pas bon voyager en France ces temps-ci : lundi midi, en solidarité avec le pays tout entier, nous observerons la minute de silence demandée par le Gouvernement après les terribles attentats d’hier à Paris.
DIMANCHE 15 : Au chapitre du soir, P. Marc-André nous partage les souvenirs ramenés par lui de Suisse : Géronde et son site admirable au-dessus du lac Léman et parmi les vignobles leur assurant le gagne-pain ; les bernardines y sont arrivées en 1935 mais l’ancien monastère, à l’exception de l’église, fut entièrement brûlé en 1980 et – providentiellement – reconstruit tout petit (les Sœurs, passées à notre Observance en 2009, n’y sont plus que 16). La communauté des Filles-Dieu est plus petite  encore (12 Sœurs) mais l’église tout aussi splendide, ainsi que  leurs largesses en chocolat pour les chers Frères de la maison-mère…
MARDI 17 : Mme Jaupitre, qui est chargée des prêtres âgés du diocèse, est revenue nous parler de la « personne  de confiance » à désigner par tout un chacun pour satisfaire la nouvelle législation hospitalière. Sur ce chapitre des santés,  la douceur de la saison a épargné jusqu’à présent chacun de nous ; seul l’âge ne la respecte pas, et les trois fauteuils roulants du parc infirmier sont quasi réquisitionnés par nos 3 frères Louis, Henri et Christophe.
SAMEDI 21 : F. Gilles gagne le monastère pour Malestroit en Bretagne pour y suivre, durant deux semaines, le premier de 2 stages de formation infirmière.
DIMANCHE 22 : Père Abbé nous fait savoir que frère Laurent de Maromby, qui entame chez nous sa 5ième année de séjour, a souhaité pouvoir prolonger, en raison de son état de santé, son séjour en communauté. F.Henri retourne à l’hôpital pour quelques jours, qui deviendront  quelques semaines.
LUNDI 23 : Dom Guerric nous arrive ce soir pour participer à une rencontre de quelques supérieur(e)s locaux chez nos Sœurs bernardines.  Il nous en reviendra vendredi  avec notre Abbé, non sans nous avoir régalés d’une causerie sur la Trappe, son bicentenaire, la canonisation à Alençon des parents de la petite Thérèse (… d’Alençon).
JEUDI 26 : Frère Michel-Marie de Maromby est des nôtres jusqu’à la Noël, après avoir suivi, par modules de trois semaines dans quatre communautés successives (La Pierre-qui-Vire, Ermeton, Jouarre et Timadeuc) la session de formation sur trois mois baptisée Ananie.
DIMANCHE 29 : Père Abbé part visiter les moniales de Naši Pani en République tchèque.
LUNDI 30 : Fr. Jessé, atteint de bilharziose, est conduit à l’hôpital de médecine tropicale de Tourcoing.

Après avoir achevé le livre magnifique que Marie-Joëlle Guillaume vient de consacrer à Vincent de Paul, un saint au Grand Siècle (éd. Perrin 2015), nous avons terminé le mois en écoutant le récit « haletant » du voyage de Dom Eamon et de son secrétaire dans les 4 communautés du Nigéria, du 26 juin au 28 juillet derniers.

 

Publié dans Chronique mensuelle 2015 | Commentaires fermés sur Novembre