Treizième Dimanche du Temps Ordinaire

Le Royaume de Dieu

Dans chacun des Évangiles qui nous ont été transmis, l’appel des premiers disciples se fait presque toujours de la même manière : Jésus appelle personnellement, et les disciples, immédiatement, quittent tout et se mettent à la suite de Jésus.  Ce comportement n’était pourtant pas courant à l’époque.  À titre d’exemple, rappelons que c’est le jeune Paul qui, de lui-même, alla se mettre à l’école de Gamaliel à Jérusalem.  Le maître, le rabbi, n’appelle pas de sa propre initiative, il devient maître lorsque des élèves se mettent à son école.
Dans l’Évangile que nous venons d’entendre, la situation est encore différente.  Jésus monte courageusement vers Jérusalem où, pressentant au plus intime de lui-même, qu’il sera arrêté et exécuté à l’instigation des responsables religieux.  Des candidats se présentent à Jésus mais lui disent : « je te suivrai, mais pas tout de suite ».  Cette réponse à demi ne convient pas à Jésus, qui attend des appelés une réponse nette et franche.  Ils avaient été emballés par l’enseignement de Jésus, son regard d’amour les avait transpercés et convaincus.  Mais, avant de faire le pas, ils tergiversent, ils veulent faire leurs adieux ou doivent enterrer leur père.  Jésus, qui lit au fond du cœur, comprend bien que le « oui » n’est que de façade et qu’il ne reverra pas ces candidats.  C’est pourquoi il répond de manière tellement abrupte :
« Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ;…
« Laisse les morts enterrer leurs morts.
« Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière,… et Jésus continue :
« … n’est pas fait pour le Royaume de Dieu. »

Deux fois dans sa réponse Jésus mentionne ce « Royaume de Dieu ».  Qu’est-il justement ?
Plus loin, dans le même Évangile selon Saint Luc, Jésus répond à l’affirmation d’un convive :
« Heureux celui qui participera au repas dans le royaume de Dieu ! » (Luc 14,15)

Et il propose la parabole du roi qui donne un festin pour son fils.  Le repas est prêt, mais les invités s’excusent les uns après les autres, alors même que l’invitation leur avait été signifiée suffisamment longtemps à l’avance pour pouvoir s’y préparer.
« J’ai acheté une terre, et il me faut nécessairement partir et la voir ;…
« J’ai acheté cinq couples de bœufs, et je m’en vais les éprouver ;…
« J’ai épousé une femme,…   (Luc 14,16-24)

Trop souvent on imagine que, lorsque Jésus parle du Royaume de Dieu, il s’agit d’un royaume à venir.  Beaucoup l’imaginent dans le ciel, après la mort en présence de tous les Saints.  Souvent, Saint Matthieu traduit l’expression par « Royaume des cieux ».  Mais, dans les deux propos mis ici en parallèle, Jésus invite ses interlocuteurs, ceux qu’Il a en face de Lui, à vivre ici et maintenant dans le Royaume de Dieu.  Jésus invite ses interlocuteurs à s’engager immédiatement pour que le Règne de Dieu s’instaure en eux et autour d’eux.
Ce qui était vrai du temps de Jésus l’est encore de nos jours.  Jésus, aujourd’hui encore, nous invite à Le suivre.  Il nous propose une vie d’intimité avec Lui et avec Dieu son Père.  Sommes-nous prêts à tout laisser pour Le suivre ?  Avons-nous des excuses comme les interlocuteurs de la parabole ?  Aurons-nous droit à des répliques cinglantes comme les personnes qui accouraient vers Jésus mais n’étaient pas prêtes à le suivre ?
Lorsque, juste avant la communion, le prêtre dit :
« Heureux les invités au repas du Seigneur…
Il s’agit du même repas que celui de la parabole.  L’eucharistie est ce repas de communion où Jésus nous donne son corps à manger et son sang à boire.  C’est un repas de communion entre nous et avec Dieu.  La relation d’intimité que nous sommes invités à vivre avec Jésus-Christ se nourrit de cette communion spirituelle.
Dans cette relation forte à laquelle nous sommes invités à entrer, Dieu peut nous inviter à ce que nous nous engagions avec Lui pour que son Règne advienne sur terre.  Ce Règne est toujours en croissance et nous pouvons y participer.  Pour cela, répondons positivement aux appels divins.  Prenons exemple sur les premiers disciples qui acquiescèrent au premier regard de Jésus sur eux.  Ne faisons pas comme les invités du repas de la parabole, ni comme les contemporains de Jésus dans l’évangile de ce matin…
« Je te suivrai mais … pas tout de suite et pas complètement…
Que la participation à l’eucharistie de ce jour ouvre notre cœur à la grâce que Dieu nous donne.  Que nous soyons attentifs à l’appel que Jésus nous adresse, lui qui nous donnera la force d’y répondre positivement, avec l’aide de sa grâce.

Frère Bernard-Marie

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Solennité du Sacré-Coeur

Dieu est amour

En la fête du Cœur Sacré de Jésus nous sommes invités à méditer jusqu’où a été l’amour de Dieu pour les hommes. Les lectures nous parlent de Dieu, berger de son peuple, prenant soin de ses brebis, prenant un soin tout particulier des plus faibles. Même si la fête du Sacré-Cœur est parmi l’une des dernières à avoir été instituées dans l’Église, depuis de nombreux siècles on méditait cet amour de Dieu et on cherchait comment répondre, à taille humaine, à cet excès d’amour divin.
Saint Bernard a marqué la spiritualité monastique de son époque, et nous en vivons encore à ce jour. Ses œuvres mystiques ont marqué durablement l’Église tout entière. Lorsque nous ouvrons son Traité de l’Amour de Dieu, nous ne pouvons qu’être frappés par la concision avec laquelle Bernard affirme :
la raison d’aimer Dieu, c’est Dieu même,
la mesure d’aimer Dieu, c’est de l’aimer sans mesure.

Un siècle plus tard (entre 1250 et 1300), des moniales cisterciennes ont repris le flambeau et donné davantage de couleur à la relation amoureuse entre Dieu et l’âme du croyant. Sans faire un cours d’histoire de la spiritualité, mentionnons parmi les hérauts de l’amour de Dieu parmi les religieuses : les trois saintes moniales de Helfta en Germanie, Gertrude et Mechtilde de Hackeborn et Gertrude de Helfta. À la même période plus près de chez nous la Bienheureuse Béatrice de Nazareth dans le Duché du Brabant et Sainte Julienne du Mont Cornillon dans la Principauté de Liège qui est mentionné dans notre Ménologe.
Arrêtons-nous un moment sur Béatrice de Nazareth, qui est connue pour avoir écrit une œuvre mystique en sa langue maternelle (le moyen-néerlandais), alors qu’elle était âgée de 35 ans. Le titre de l’œuvre est : Des Sept manières du Saint Amour. Le sous-titre de l’œuvre est le suivant :
Sept sont les manières d’aimer
qui viennent des cimes et y retournent,
œuvrant activement vers le Très-Haut.

Saint Bernard, dans le 4ème Sermon sur le Cantique écrivait un siècle plus tôt :
L’amour vient de Dieu et retourne à Dieu (S.Ct. 4,1).

En ce jour de la fête du Sacré-Cœur, écoutons ce que Béatrice dit dans la quatrième manière d’aimer :
Il arrive parfois que l’amour soit doucement engendré dans l’âme
et s’y éveille en joie et se trouve bien alors dans le cœur,
sans aucune intervention de quelconque action humaine.
Et alors ce cœur est si tendrement touché d’amour
et si ardemment attiré vers l’amour
et tellement saisi jusqu’au cœur à cœur par l’amour
et si violemment subjuguée par l’amour,
et tellement suavement embrassé en amour,
qu’elle (l’âme) est toute vaincue dans l’aimer. (16-17)

L’amour que Béatrice exprime dans ce texte rappelle la Parole de Dieu entendue dans la première lecture tirée du Prophète Ézéchiel ainsi que dans l’Évangile de ce jour de fête.
L’amour de Dieu est infini et Dieu cherche par tous les moyens à rappeler à Lui, par amour, tous les hommes. Dieu prend sur ses épaules la brebis égarée et la ramène à la bergerie. L’âme qui se laisse tendrement toucher par l’amour en est subjuguée, transformée, en est toute vaincue, nous dit Béatrice.
Et plus loin, Béatrice rapporte sa propre expérience lorsqu’elle écrit :
Lorsque l’épouse de Notre Seigneur (= l’âme) a progressé et est grimpée plus haut en croissante vaillance, alors elle (…) ressent que l’amour a vaincu en elle toutes ses résistances et que le Seigneur a guéri ses défauts et qu’il l’a prise entièrement en mains, sans qu’elle renâcle, de telle manière qu’il domine son cœur avec assurance et qu’il en a paisible jouissance et qu’il doit le faire manœuvrer en souplesse. (29)
Dans ces textes, nous nous retrouvons à imaginer l’amour infini que Dieu nous prodigue et qu’Il nous invitera à expérimenter dans les cieux. Reconnaissons, en cette fête du Sacré-Cœur, que Dieu nous a montré son plus grand amour dans l’Incarnation, la vie et la mort de Jésus. Ouvrons-nous à cet amour infini. Demandons à Jésus de nous ouvrir son cœur. Peut-être nous nous donnera-t-il la grâce de vivre, comme Béatrice et nombre de nos auteurs cisterciens, quelques expériences du saint amour.
Que la participation à la célébration eucharistique de ce jour nous donne un avant-goût de cet amour qui est doucement engendré dans notre âme…

Frère Bernard-Marie

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Mai

MERCREDI 3 : Retour de notre Supérieur Père Marc-André, en fin d’après-midi en raison d’un retard de plus de trois heures au départ de Tana. Cela ne le fera pas échapper dès le 5 mai aux récréations festives préparées pour sa fête de la St Marc avec 15 jours de retard !

Et le samedi 7 de nous égayer ensemble avec un film de J.P.Mocky : Un drôle de paroissien qui connut un beau succès grâce au jeu de Bourvil, tête d’affiche. Au chapitre du même soir, P.Jacques nous présente ce que seront ses 5 mois de retrait jusqu’au 3 octobre.  Entre autres il effectuera un séjour comme aumônier supplétif et professeur dans la fondation de Valserena à Huambo (Angola). Il nous quittera dès le lendemain en commençant par un petit séjour à la Fille-Dieu.

VENDREDI 6 : F.Louis-Marie, qui a tant payé de sa voix durant les fêtes, est parti la reposer quelques jours au pays natal, à l’occasion d’une célébration d’une cousine religieuse.

DIMANCHE 8 : Mr Bruno Wadoux, photographe, vient préparer la nouvelle plaquette de l’abbaye.  Il a une certaine habitude, ayant aidé de nombreux monastères, tant masculins que féminins par son art. Trois jours durant, avec une discrétion extrême, il prendra des centaines de photos…

MERCREDI 11 : Dans l’après-midi F.Pierre-André vient profiter de la paix du monastère pour terminer la rédaction de ses examens au Centre Sèvres qui débuteront de suite après la Pentecôte.

VENDREDI 13 : Longue réunion de communauté avec Mr Gilles Panteix,  envoyé par Dom Ginepro.

DIMANCHE DE PENTECÔTE : Nous avons clos le temps pascal en regardant, une heure durant, la vidéo de profession solennelle des frères Stanislas et Edmond-Marie de Maromby, présidée au tout début du mois par Père Marc-André et qui, quant à elle, ne prit pas moins de 3 heures.

LUNDI 16 : Sans l’avoir recherché, une autre célébration eucharistique hors normes se déroula en notre église abbatiale, à laquelle toute la communauté participa;  il s’agit de l’engagement dans « la fraternité des Parvis » de Lille.  Durant la célélbration, le baptême fut également célébré, d’un délicieux petit François, qui se vit plongé dans un immense baptistère, près du cierge pascal, dans une ambiance festive.

MARDI 17 : F.Patrick doit se rendre dans sa famille pour le  décès d’un oncle ; il rentrera samedi midi.

DIMANCHE 22 : Le chapitre du soir est assuré par Elyane Casalonga, venue nous donner jusque jeudi soir une nouvelle session sur la « méditation » dans les grands courants spirituels (judaïsme, hindouisme, bouddhisme) qu’elle a beaucoup approchés, des années durant, avant de les enseigner, notamment au collège des Bernardins à Paris.

LUNDI 23 : Durant sa seconde instruction  Père Marc-André doit quitter la pièce avec F. Gilles pour se rendre à l’hôpital St Philibert au chevet de F. Marc, qui vient d’y être transporté depuis l’EHPAD voisine dans un état critique pour de graves ennuis respiratoires. Depuis lors des frères vont se relayer pour aller lui assurer une présence jour et nuit.

MARDI 24 : Bernard-Marie rentre à l’heure du midi d’Orval, qu’il avait gagné dimanche pour participer au Conseil d’administration de l’A.I.T. dont il est membre.

SAMEDI 28 : F.Gilles téléphone à Père Marc-André depuis l’hôpital où il veillait F.Marc pour lui annoncer son décès en milieu de matinée. Son corps sera ramené au monastère dans l’après-midi pour y être inhumé lundi. Nous confions à votre prière notre frère qui comptait 87 ans d’âge, dont 60 de profession.

LUNDI 30 : L’inhumation de notre frère eut lieu sous une pluie battante, accompagnée d’un coup de tonnerre et d’un éclair tombé sur l’antenne toute proche.

Nous lisons en ce moment un bel entretien du capucin Raniero Cantalamessa : Ma vie au service de la Parole. Entretiens avec Aldo Maria Valli (Éd. des Béatitudes, 2015).

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Homélie pour les funérailles de Père Marc Vanveuren

Nous voici réunis nombreux  –  et soyez-en remerciés  –  autour de notre frère défunt, pour le pleurer, certes, mais tellement plus encore afin de faire monter vers le ciel, au nom de notre frère lui-même, une grande et solennelle action de grâce eucharistique (Eucharistein, témoigner sa reconnaissance) ; oui, témoigner toute sa reconnaissance pour la belle œuvre de Dieu que furent sa vie et sa mort. Soixante années durant, n’a-t-il pas permis à Dieu de lui prouver la force et la fidélité de Sa Parole telle que la lui livrait la Sainte Écriture ? lui prouver aussi  la vérité de son appui, qui jamais ne lui fit défaut, et l’inlassable patience de son amour et de son pardon ? Pour honorer en retour notre frère en acceptant l’hommage de sa fidélité à ses engagements monastiques déposés tel un bel holocauste sur l’autel de notre église le jour de sa profession religieuse ?
Flamand de Flandre trahi par la blondeur de ses cheveux tout autant que par son accent prononcé, Marc Vanveuren naquit au pied même de l’abbaye, où il entra à l’âge de 26 ans pour n’en plus sortir, si l’on excepte un séjour de trois années au monastère du Désert, près de Toulouse et, voici déjà six ans, son entrée dans une EHPAD de Lille. Ordonné prêtre vingt ans après ses premiers vœux, il se montra sa vie durant assidu aux trois grandes occupations qui équilibrent si bien notre vie, à savoir l’office divin, qu’il ne voulait jamais manquer ; puis le travail manuel, où la cave à fromages se chargea longtemps d’absorber le trop plein de sa vitalité ; et enfin la lecture, qu’il abordait avec un appétit féroce, armé jusqu’aux dents du crayon dont il en hachait les pages. Marc était un grand vivant débordant d’énergie et de joie de vivre. Il se trouvait heureux partout, aimant sa communauté, comme il aima pareillement son séjour au Désert et pareillement les deux maisons de retraite où il finira ses jours, répétant à l’envi « qu’il y était aux anges ». Il appréciait les échanges et courait même après, savait goûter et s’enthousiasmer pour ses auteurs préférés, tel son cher Saint Exupéry dont il récitait par cœur des pages entières. Car il avait un cœur sensible au possible, avide d’amitié et honorant d’un véritable culte la mémoire de sa maman.
Ce grand vivant était aussi un bon vivant, aimant le rire et collectionnant les histoires drôles, dont à la fin il ne renouvelait plus guère la table des matières, nous  racontant toujours les mêmes en riant de bon cœur le premier.
Oui, vraiment, comme aux jours de la Genèse Dieu ne put que prendre plaisir à l’œuvre de ses mains et à la trouver très belle ; N.S. dira : « la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit ». Aussi Dieu eut-il à cœur de trouver sa gloire de Créateur et sa fierté de Père en épaulant, en soutenant, en encourageant l’humble fidélité de notre frère, tout comme jadis il avait déclaré à St Paul que la faiblesse de son apôtre lui permettait de déployer pour lui toute sa force. Ainsi Marc deviendra-t-il lui aussi capable de rendre gloire à Dieu en croyant à sa parole et en la pratiquant telle que la lui enseignaient les psaumes qu’il ne cessait d’entendre durant l’office divin : Invoque-moi au jour de détresse, je te délivrerai et tu me rendras gloire…  Quel privilège pour lui et surtout quel bonheur !
Frères et sœurs, joignons nos prières et notre reconnaissance à celles de notre frère en le présentant aujourd’hui au Seigneur comme le veilleur attend l’aurore : Mon âme, attends le Seigneur,  je suis sûr de Sa Parole.

Père Nivard, condisciple de noviciat

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Décès de Père Marc Vanveuren

fromagerie 1995Père Marc était originaire du village de Godewaersvelde où il naquit en janvier 1930 et entra à l’abbaye du Mont des Cats en 1956 et fit profession en juin 1958.  Il fut ordonné prêtre en août 1969 et il passa toute sa vie monastique en notre abbaye.
En janvier 2009 il entre dans l’EHPAD près de l’hôpital Saint Vincent de Lille avant d’être transféré à Saint François de Sales dans la quartier Humanicité de Lomme.  Il décéda à l’hôpital Saint Philibert samedi 28 mai où il avait été tranfésré une semaine plus tôt.

Les funérailles ont lieu ce lundi 30 mai à 15 heures.  Nous recommandons notre frère Marc à vos prières.

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Solennité de l’Ascension

L’Ascension de Jésus.

Les lectures qui nous sont proposées en cette fête de l’Ascension nous ont permis d’entendre, comme Évangile, les derniers versets de Saint Luc, tandis qu’en première lecture nous entendions les tous premiers versets des Actes des Apôtres.  Luc rappelle, dans ce second texte, qu’il a rédigé deux Livres, l’un pour décrire la vie et les œuvres de Jésus jusqu’à sa Passion, sa mort et sa résurrection, l’autre pour décrire les débuts de l’Église et son expansion jusqu’aux limites de la terre connue.

Lorsque Saint Luc rédigea son œuvre, la communauté chrétienne commémorait déjà les principaux événements de la vie de Jésus.  Outre la célébration de l’eucharistie « Le Jour du Seigneur », très vite l’on célébra aussi, autour de la Pâque juive, la passion, la mort et la résurrection de Jésus.  Comme les autres évangélistes, Luc a voulu montrer comment Jésus a accompli ce qui était écrit dans les Écritures de l’Ancien Testament.  Le passage de la Mer Rouge étant célébré le jour de Pâques, et ce jour étant celui de la mort de Jésus, il était assez facile de continuer la similitude en célébrant le don de l’Esprit le jour de la Pentecôte.  Dans la tradition juive, la Pentecôte étant la célébration du don de la Loi au Sinaï, il était aisé de faire un parallèle avec le don de l’Esprit et l’inscription de la Loi nouvelle dans nos cœurs le jour de la Pentecôte.

Pour respecter la chronologie, les premiers chrétiens instaurèrent la fête de l’Ascension entre la Pâque et la Pentecôte… Les 40 jours rappellent le temps que Moïse demeura avec Dieu sur le Mont Sinaï avant de descendre avec les deux Tables de la Loi.  Jésus initie les disciples à la Loi Nouvelle qui sera inscrite sur les tables de chair, dans leur cœur.  Il s’agit d’une relecture liturgique des événements, comme on peut le voir par la manière à laquelle Saint Marc fait coïncider le même jour, presque au même instant, la résurrection, l’Ascension et le don de l’Esprit (Mc 16,9-20).  Jusqu’à aujourd’hui, il nous paraît difficile de célébrer tous ces événements qui marquent notre vie de foi, en un seul jour.  C’est pourquoi, chaque année, nous renouvelons les commémorations et nous faisons durer le temps pascal 50 jours, de la Pâque à la Pentecôte.

L’extrait de l’épître aux Hébreux que nous avons entendu en seconde lecture nous présente à sa manière la mort-résurrection du Christ.  L’auteur de l’épître nous dit :

Le Christ n’est pas entré dans un sanctuaire fait de main d’homme…
il est entré dans le ciel même, afin de se tenir pour nous devant la face de Dieu…

Jésus, par sa mort et sa résurrection, a rouvert l’accès au véritable sanctuaire, celui du ciel.  C’est encore ce que nous dit l’épître aux Hébreux :
Jésus a inauguré un chemin nouveau et vivant en franchissant le rideau du Sanctuaire ;
or, ce rideau est sa chair.

Le rideau fait ici allusion au rideau du Sanctuaire qui se déchira de haut en bas au moment de la mort de Jésus en croix (Mt 27,51 ; Mc 15,38 ; Lc 23,45).

Le premier rideau se déchire à la mort de Jésus, le second rideau, sa propre chair, s’ouvre au même moment pour nous permettre de suivre Jésus dans sa victoire, comme le dit encore l’auteur de l’épître :
C’est avec assurance que nous pouvons entrer dans le véritable sanctuaire
grâce au sang de Jésus.

De même, lorsque nous confesserons notre foi dans quelques instants, nous dirons :
Je crois en Jésus-Christ… il souffrit sa passion et fut mis au tombeau.
Il ressuscita le troisième jour conformément aux Écritures,
et il monta au ciel ; il est assis à la droite du Père.

Puisqu’on précise que Jésus ressuscita « le troisième jour » et immédiatement après « Il monta au ciel », on peut comprendre qu’il n’y eut pas de délai entre les deux événements.

Les deux anges qui apparurent aux Apôtres après l’ascension de Jésus, disent :
Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous,
viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel.

C’est ce que nous proclamons également dans le Credo :
Il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts.

Nous vivons aujourd’hui encore entre ces deux événements.  Jésus est monté au ciel, mais il doit revenir.  Nous le croyons.  Tout à la joie de la fête de l’Ascension, gardons les yeux tournés vers le ciel d’où Il reviendra.  Préparons-nous à cette rencontre glorieuse en demandant à Jésus, dans cette eucharistie, de vivre toujours plus selon son enseignement afin que, lors de son retour, nous soyons invités à partager le banquet céleste.

Frère Bernard-Marie

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Avril

VENDREDI 1er : Un vent de grippe souffle sur la communauté et le personnel du magasin ; notre chantre F. Louis-Marie, ainsi que la gérante de la librairie, sont les premiers à payer leur écot.

MERCREDI 6 : Dans la matinée F. Gilles emmène à Orval nos deux étudiants malgaches pour leur session trimestrielle du STIM.

Dans la soirée Mr de Lauriston, chargé (entre autres) de la gestion de l’immobilier, nous brosse en une heure de temps l’ensemble des questions posées dans la gestion de ce secteur. Cet exposé servira de matériau pour une seconde réunion de communauté vendredi, dont devront sortir des orientations concernant les habitations qui entourent le monastère dont certaines sont propriété de l’abbaye.

SAMEDI 9 : F. Pierre-André de Maromby revient l’espace d’un week-end pour apposer ses empreintes digitales à la sous préfecture en vue du renouvellement  de son permis de séjour.

LUNDI 11 : Père Marc-André rejoint pour la semaine l’abbaye de Scourmont où se tient la Conférence régionale Nord-Europe. Il nous reviendra le samedi matin, accompagné de Mère Mary Helen, supérieure générale des bernardines d’Esquermes.

MARDI 12 : Mr Leboulanger, dont l’Entreprise d’Hazebrouck assure l’entretien et le renouvellement des extincteurs de l’abbaye, vient offrir aujourd’hui et demain 3 séances de deux heures d’instruction théorique et appliquée sur leur utilisation, séances que suivront 13 frères et 14 employé(e)s  répartis en trois groupes de 9.

DIMANCHE 17 : La messe de ce dimanche de prière pour les vocations fut présidée par Mgr Garnier, évêque de Cambrai, alors à l’hôtellerie avec un groupe de retraitants.

Le soir, nous regardons une émission de la TV marocaine d’une heure consacrée au vingtième anniversaire de l’annonce de l’assassinat de nos 7 frères de Tibhirine : Qui cache la vérité ?

MARDI 19 : Le Père Farin s.j., revient nous projeter et commenter en cinq soirées, 5 séquences d’une heure d’un film consacré par lui à « l’Apocalypse de Jésus Christ » à partir de tapisseries conservées au musée d’Angers.

SAMEDI 23 : Père Marc-André prend 2 petites semaines pour visiter sa précédente communauté de Maromby, en vue de recevoir 2 professions solennelles le 1er mai. Cela lui permettra aussi de participer à l’hommage rendu au P. Zocco décédé ces jours-ci.

Le mois nouveau nous voit entamer un nouveau livre consacré comme le précédent à des religieuses : Les filles de Dieu. Aux origines de Port-Royal (1608-1638) écrit par un prêtre de Dijon, Emmanuel PIC (DDB 2015).

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Dimanche de l’Octave de Pâques

Les mots pour dire la résurrection de Jésus.

Lorsque nous lisons les Évangiles, chacun des quatre Évangiles, nous sommes frappés par le changement de style entre ce que les écrivains nous rapportent de la vie de Jésus jusqu’à sa mort et ce qu’ils expriment des apparitions de Jésus après sa résurrection.

Pour exprimer le mystère de l’Annonciation, les évangélistes se sont inspirés de textes similaires de la tradition biblique.   Dieu était apparu à Abraham pour lui annoncer la naissance prochaine d’Isaac.  Dieu était ensuite apparu à Moïse dans le buisson ardent puis sur le Mont Sinaï.  Les prophètes Élie et Élisée avaient fait des miracles et ressuscité des morts.  Dieu avait donné la Loi à Moïse sur la Montagne Sainte, Jésus proclama les Béatitudes sur une autre montagne.  Les « genres littéraires » élaborés et utilisés dans l’Ancien Testament, furent repris par les évangélistes pour décrire les prodiges et les signes que Jésus fit de son vivant.

Mais pour parler de la résurrection de Jésus et de ses apparitions aux disciples, il n’y avait pas de « modèles », il n’y avait pas d’antécédents.  Il fallut donc exprimer l’inexprimable avec des mots humains, avec des expressions nouvelles.  La découverte du tombeau vide était une expérience très particulière, tant pour les femmes au lever du jour (Mt 28,11-15) que pour Pierre et Jean qui accoururent pour vérifier leurs dires (Jn 20,3-10).  Le tombeau vide ne prouve rien, comme le rapporte Matthieu en expliquant que les grands prêtres donnèrent une forte somme d’argent aux soldats pour qu’ils disent que les disciples sont venus voler le corps tandis qu’ils dormaient (Mt 28,11-15).

Dans l’Évangile que nous venons d’entendre, Saint Jean essaye d’expliquer, comme il peut, que Jésus apparaît à ses disciples et leur adresse la parole.  Les portes étaient verrouillées, et tout à coup Jésus était au milieu de ses disciples.  Il leur montra ses mains et son côté…  Malgré ces précisions corporelles, il est évident pour Saint Jean que le Jésus qui apparaît n’est pas l’homme Jésus d’avant la passion.  Sa mort a fait passer Jésus en un autre état, et l’apparition aux disciples veut leur signifier qu’Il est toujours avec eux mais d’une autre manière.

Saint Marc, faisant allusion aux ‘Disciples d’Emmaüs’ écrit :
Il se manifesta sous un autre aspect à deux d’entre eux qui étaient en chemin. (Mc 16,12)

Saint Luc précise :
Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux.
Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. (Lc 24,15-16)

Saint Jean, lorsqu’il relate la pèche miraculeuse au bord du lac de Galilée, rappelle que Jésus n’est pas non plus reconnu par ses disciples :
Jésus leur dit : Venez, mangez. Et aucun des disciples n’osait lui demander :
Qui es-tu ? sachant que c’était le Seigneur. (Jn 21,12)

De même, lorsque Jésus apparaît à Marie-Madeleine en pleurs près du tombeau :
Elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. (Jn 20,14)
Lorsqu’elle L’a reconnu, Jésus lui dit : Ne me retiens pas (Jn 20,17).

À Thomas Jésus dit : Avance ton doigt, vois mes mains.  Et Thomas, à la simple vue de Jésus proclame : Mon Seigneur et mon Dieu.  Tout cela montre que les Évangélistes essayent d’exprimer la nouveauté des apparitions de Jésus et le mystère de son état de ressuscité.

Lors d’une autre apparition décrite pas Saint Luc, Jésus dit aux disciples :
Rappelez-vous ce que je vous ai dit quand j’étais encore avec vous (cf Lc 24,44).

Cela signifie aussi que Jésus est à la fois « avec nous » et « plus avec nous ».

Les paroles que Jésus leur adresse ne concernent plus la vie ordinaire d’un groupe humain cheminant sur les routes de Galilée avec leur Maître :
Recevez l’Esprit Saint.
À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ;
à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus.

Et à Thomas huit jours plus tard :
Parce que tu m’as vu, tu crois.
Heureux ceux qui croient sans avoir vu.

La résurrection de Jésus a fortement bouleversé, déstabilisé les apôtres et les disciples.  Ils ont essayé de mettre des mots sur les événements qu’ils ont vécus, comme le rappelle Saint Jean à la fin de l’Évangile de ce matin,
pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu,
et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

C’est la foi que les premiers chrétiens ont confessée, c’est la foi que nous confessons, c’est la foi qui nous réunit ici en ce moment.  Que la participation à cette eucharistie, où Jésus ressuscité se donne en nourriture, augmente notre foi et nous donne de la vivre vraiment dans notre quotidien.

Frère Bernard-Marie

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Mars

MARDI 1 : Notre  prieur Père Jacques prend une petite semaine de repos à Saint-Sixte mais il attendra l’Ascension pour s’accorder un temps plus conséquent jusqu’en octobre. Ce même après-midi nous arrive Sœur Élie, prieure de Jouarre et grande helléniste, venue prêcher à partir de demain notre retraite annuelle sur les apophtegmes, qui se rapproche fort d’une solide initiation à la lecture spirituelle de l’Écriture Sainte.

MERCREDI 9 : Après toute une semaine sans réunion communautaire, il n’est pas trop difficile de vous donner en vrac  grandes et  petites nouvelles. Et d’abord la désignation d’un conseiller pastoral supplémentaire en la personne de F. Bernard-Marie, auquel il est par ailleurs demandé de rejoindre le Conseil de gestion ; F. Daniel, cellérier, souhaite également faire doucement passer la bibliothèque du régime papier à celui du numérique, notamment pour nombre de Revues. F. Jean-Pierre a, quant à lui, accepté de reprendre son ancienne charge de cérémoniaire pour en soulager d’autant notre nouveau supérieur,  F. Louis-Marie faisant de même au magasin pour y perpétuer avec F. Jessé une présence monastique hautement appréciée.  Père Marc-André s’était engagé dans la prédication d’une retraite aux carmélites de Saint-Saulve (Valenciennes) de ce jeudi 10 au jeudi suivant alors que, supérieur à Maromby en instance de retour au Mont des Cats, il ne se doutait aucunement de la suite que prendraient pour lui les événements… Dernière nouvelle : F. Vincent au terme de plus de six mois de séjour à Orval n’attend plus qu’une occasion de covoiturage pour nous rentrer. Elle se présentera dès mercredi prochain.

JEUDI 10 : F. Jean a réussi à commuer sa semaine anglaise en semaine bretonne : elle lui permet de rejoindre quatre prêtres jubilaires, ainsi que d’autres compagnons de leur commun petit séminaire de Ste Anne d’Auray qui firent avec lui toutes leurs années du secondaire.  Joie des retrouvailles après tant d’années !

SAMEDI 19 : La Saint Joseph, chômée comme un dimanche, s’est révélée pause vivifiante tant au spirituel qu’au physique avant la dernière ligne droite du carême.

DIMANCHE 20 : Un soleil timide a permis à la procession des rameaux de se déployer à l’extérieur, tandis que divers allègements de la cérémonie introduits l’an dernier n’ont pas du tout nui à la ferveur liturgique.

MERCREDI 23 : F. Pierre-André de Maromby nous revient ce soir pour le Triduum de Pâques, qui ne seront pour lui qu’un simple long week-end, les vacances de Printemps étant à une date ultérieure.

SAMEDI 26 : Durant l’office des vigiles, trois brèves coupures de courant dues à la tempête se révélèrent malencontreuses pour le matériel électronique de la fromagerie endommagée, obligeant à interrompre la fabrication jusqu’à la fin du mois…

Le déroulement de la veillée pascale n’en fut pas affectée. La simplification des cérémonies due à notre petit nombre nous a même, semble-t-il, beaucoup apporté en chaleur fraternelle, et tant notre nouveau supérieur Marc-André que notre chantre F. Louis-Marie surent y imprimer le meilleur d’eux-mêmes. Il pleuvinait bien un peu lorsque la communauté se rassembla autour du grand feu préparé d’année en année par F. Michel, mais la pluie attendit que nous soyons rentrés dans l’église pour vraiment tomber.

DIMANCHE DE PÂQUES : Lors de son chapitre de remerciements et de partage des nouvelles, P. Marc-André attribua à F. Vincent les galons de sacristain portés jusqu’alors par F. Bruno, en y ajoutant le nettoyage de l’église.

LUNDI DE PÂQUES : À l’occasion des festivités pascales, pour exprimer combien il est bon et doux de vivre ensemble comme des frères, nous avons partagé le repas de midi en « libre échange » dans le « point rencontre » du réfectoire, avec un menu plus appuyé et arrosé que de coutume.

MARDI 29 : F. Bernard-Marie gagne Lyon, où il participera demain à une journée de travail consacrée par l’Université catholique aux congrégations religieuses sur le thème : Construire l’avenir avec confiance et réalisme.

 

Nous avons terminé pour Pâques la lecture du petit livre de Mgr Doré : Jésus expliqué à tous (Seuil 2015) et entamons à présent Les Héroïnes de Dieu. L’épopée des religieuses missionnaires au XIXᵉ siècle, par Agnès Brot et Guillemette de La Borie (Presses de la Renaissance, 2011).

Dans la joie pascale.

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Février

MARDI 2 : La célébration de la Chandeleur à l’heure des vêpres fut à ce point fervente qu’il s’en fallut de peu de la voir se prolonger par un coucher à la chandelle dû à une panne d’électricité totale dans l’aile des nouvelles chambres, dont seul le savoir-faire de nos électriciens (Daniel, Bernard-Marie, Florent) nous dispensa.
JEUDI 4 : Père Abbé nous quitte durant les Vigiles pour retrouver à Paris la Conférence des Abbés OCSO et en revenir demain soir avec notre Père Immédiat, que nous garderons une semaine.
DIMANCHE 7 : Notre évêque a choisi ce dimanche pour clôturer l’année de la vie consacrée en invitant tous les religieux et laïcs engagés à franchir avec lui la Porte de la miséricorde de la cathédrale et renouveler leurs vœux autour des fonts baptismaux après avoir processionnés tout au long de la cathédrale au chant des litanies lancé par notre chantre Louis-Marie ; en suite de quoi nous avons écouté quelques témoignages, dont celui de notre prieur Marc-André, et conclu par le chant des vêpres. Une bonne moitié des bernardines de Saint André et des frères du Mont des Cats étaient présents.
LUNDI 8 : Au repas du soir, Père Abbé nous a rapidement présenté Frère Timon, prieur de Maromby, venu pour la Conférence Régionale Afrique-Madagascar qui s’ouvrira lundi prochain à Scourmont.
MERCREDI 10 : L’accès extérieur de la cuisine se révélant toujours plus difficile pour les palettes, les containers et tous autres déchargements, une Entreprise s’attaque ce matin à son entière réfection, en même temps se poursuit la mise à jour de l’hôtellerie aux nouvelles normes de sécurité réclamées pour l’accueil des retraitants.
DIMANCHE 14 : P.Abbé s’absente pour la Visite régulière de Tilbourg. Il en reviendra samedi soir, bien impressionné.
LUNDI 15 : Une bonne partie des dominicains de Lille est en retraite cette semaine à l’hôtellerie, nous offrant ainsi une belle couronne de concélébrants, à laquelle s’ajoutèrent quelques chapitres du soir pleins d’allant sur leurs activités apostoliques, tant chez eux – où 40 étudiants laïcs ont pris la place des étudiants o.p. déplacés ailleurs – que sur internet, où leur « Retraite dans la ville » est suivie chaque jour de carême par quelque 110.000 internautes.
DIMANCHE 21 : Mgr Ulrich vient nous consacrer une bonne partie de son dimanche : il chante la grand’messe, partage notre repas et nous consacre encore une bonne heure d’entretien après none sur le synode romain sur la famille, auquel il a participé, ainsi que sur le synode provincial qui entre peu à peu en application.
MARDI 23 : Père Marc-André répond à l’invitation de Benoît Lobet de donner une conférence de Carême au doyenné d’Enghien (Belgique) sur le thème : Quand l’Écriture devient Parole ; lire la Bible pour prier. Il en profitera pour reprendre à Scourmont Père Timon au terme de la Conférence régionale.
MERCREDI 24 : Après son récent passage au début de ce mois, Dom Ginepro nous revient avec la permission de Dom Eamon, notre Abbé Général, de décharger Père Abbé de son service abbatial.  Il nomme ensuite un nouveau supérieur en la personne de notre Prieur Marc-André. Le premier acte de ce dernier sera d’ailleurs de prendre provisoirement Père Jacques comme prieur ! (voir l’annonce dans les « Actualités »)

Nous avons entamé au réfectoire la lecture du dernier livre d’entretiens du Pape François : Le nom de Dieu est miséricorde. Conversation avec Andrea Tornielli, traduit de l’italien (aux Éd. Laffont) et nous nous préparons à entrer en retraite, qui nous sera donnée du 2 au 9 mars par Sr Élie, bénédictine de Jouarre.

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