La Liturgie des Heures


Le moine est un orant dont la louange monte vers Dieu sans cesse. Voici extraits de la
(PGLH), le sens de cette prière et des différents offices.

I. La sanctification du temps

10 Puisque le Christ nous a ordonné :  » Il faut toujours prier, sans se lasser  » (Lc 18, 1), l’Église, obéissant fidèlement à cette recommandation, ne cesse jamais de prier et nous y invite par ces paroles :  » Par lui (Jésus) offrons toujours à Dieu le sacrifice de louange  » (He 13, 15). Ce précepte est accompli non seulement par la célébration de l’eucharistie, mais également d’autres façons, et surtout par la Liturgie des Heures, qui a en propre, par rapport aux autres actes liturgiques, suivant l’ancienne tradition chrétienne, de consacrer tout le cycle du jour et de la nuit.

11 Sanctifier la journée et toute l’activité humaine est l’un des buts de la Liturgie des Heures ; aussi le déroulement de celle-ci a-t-il été restauré de façon à rendre aux Heures, autant que possible, la vérité du temps et à tenir compte également des conditions de la vie actuelles.
C’est pourquoi  » il importe, soit pour sanctifier véritablement la journée, soit pour célébrer les Heures elles-mêmes avec fruit spirituel, que, dans la prière des Heures, on observe le moment qui se rapproche le plus du temps véritable de chaque Heure canonique « .
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II. Relation de la Liturgie des Heures avec l’eucharistie

12 La Liturgie des Heures étend aux différents moments de la journée la louange et l’action de grâce, de même que la commémoration des mystères du salut, la supplication, l’avant-goût de la gloire céleste qui sont contenus dans le mystère eucharistique, « 

centre et sommet de toute la vie de la communauté chrétienne « .
La célébration eucharistique elle-même trouve dans la Liturgie des Heures une excellente préparation, car celle-ci éveille et nourrit comme il faut les dispositions nécessaires pour une célébration fructueuse de l’eucharistie, comme la foi, l’espérance, la charité, la dévotion et l’esprit de sacrifice.
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III. Offices du matin et du soir

37  » Les laudes, comme prières du matin, et les vêpres, comme prières du soir, qui, d’après la vénérable tradition de l’église universelle, constituent les deux pôles de l’office quotidien, doivent être tenues pour les Heures principales et elles doivent être célébrées en conséquence . « 

38Les laudes matinales sont destinées à sanctifier les heures du matin et sont organisées en conséquence, comme on le voit par bon nombre de leurs éléments. Leur caractère matinal est très bien exprimé par ces paroles de saint Basile le Grand :  » Louange du matin, pour consacrer à Dieu les premiers mouvements de notre âme et de notre esprit, pour que nous n’entreprenions rien avant de nous être réjouis à la pensée de Dieu, selon ce qui est écrit : ‘Je me suis souvenu de Dieu et j’y ai pris mes délices’ (Ps 76, 4), et pour que nos corps, de même, ne se mettent pas au travail avant que nous ayons accompli ce qui est écrit : ‘Je dirigerai vers toi ma prière, Seigneur ; au matin tu exauceras ma voix ; au matin je me tiendrai devant toi et je te verrai’ (Ps 5, 4-5) .  » De plus, cette Heure, qu’on dit au moment où revient la nouvelle lumière du jour, évoque la résurrection du Seigneur Jésus qui est  » la lumière véritable, éclairant tous les hommes  » (Jn 1, 9) et  » le soleil de justice  » (Mi 3, 20),  » le soleil levant qui vient d’en haut  » (Lc 1, 78). On comprend donc bien la recommandation de saint Cyprien :  » Le matin, il faut prier, afin que la résurrection du Seigneur soit célébrée par une prière matinale . « 

39 L’office du soir est célébré dans la soirée, quand le jour baisse déjà,  » afin de rendre grâce pour ce qui, en ce jour, nous a été donné, ou pour ce que nous avons fait de bien « . De plus, la prière que nous faisons monter  » comme l’encens en présence du Seigneur  » et dans laquelle  » l’élévation de nos mains  » devient comme  » le sacrifice du soir  » constitue un rappel de la rédemption. Ce sacrifice  » peut cependant être compris dans un sens encore plus sacré, comme le véritable sacrifice du soir, soit en tant qu’il est transmis par le Seigneur, notre Sauveur, aux Apôtres lors de la Cène, quand il inaugurait ainsi les mystères saints et sacrés de l’Eglise ; soit comme le sacrifice du soir qu’il a offert au Père le jour suivant, c’est-à-dire à la fin des temps, par l’élévation de ses mains, pour le salut du monde entier « . Enfin, pour diriger notre espérance vers la lumière qui ne connaît pas de crépuscule,  » nous prions et demandons que la lumière revienne sur nous, nous demandons l’avènement du Christ qui doit nous apporter la grâce de la lumière éternelle « . A cette heure-là nous unissons notre voix à celle des Eglises d’Orient en invoquant la  » Joyeuse lumière de la sainte gloire du Père céleste et éternel, le bienheureux Jésus Christ ; parvenus au coucher du soleil, en voyant la lumière du soir, nous chantons Dieu, Père, Fils et Esprit Saint… « .
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IV. Les « Petites Heures »

Les « Petites Heures » (Tierce, Sexte et None), sont célébrées à la troisième, à la sixième et à la neuvième Heure du jour. Il s’agit de la manière de compter « romaine », alors que la journée était divisée en 12 heures, entre le lever du soleil et son coucher. Ainsi, selon la mesure du temps actuelle, Tierce est neuf heures, Sexte Midi, None trois heures de l’après-midi.

A ces trois Heures nous nous retrouvons à l’église pour un petit Office. Tout au long de la journée du moine, nous sommes rappelés à l’œuvre principale qui est la nôtre : la prière. Nous sanctifions les heures du jour en essayant, par ce moyen, de parvenir à « prier sans cesse », comme nous y invite Saint Paul : « Soyez toujours dans la joie, priez sans cesse, rendez grâce en toute circonstance, car c’est la volonté de Dieu à votre égard dans le Christ Jésus. » (1Th 5, 16-18)
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