Belval

L’idée de la fondation de l’abbaye de Belval est née de la conversation aux abords du château de Belval qui était en vente, de l’abbé Trannoy, curé de Troisvaux avec l’abbé Poiré curé de Monchy, en 1889. L’abbé Trannoy se passionna pour l’idée, au point d’inviter Dom Sébastien Wyart, en 1891, à venir visiter le site. Dom Sébastien devenu abbé de Sept-Fons écrit à l’abbé Trannoy qu’il ne doit pas espérer une communauté de moines, mais qu’il peut demander à la Mère Abbesse de Laval de fonder une communauté de moniales. Après de laborieuses préparations la communauté est fondée en 1893. Le 12 octobre a lieu l’installation de la première supérieure, Mère Joseph Guillouard par Dom Jérôme Parent. L’abbaye est mise sous la protection de Saint Benoît-Joseph Labre, originaire d’Amettes, non loin de Belval.

Les débuts furent très difficiles pour les soeurs, car le château était trop petit pour abriter une communauté monastique dans la tradition cistercienne. Une ferme et une fromagerie furent créées pour subvenir aux besoins de la communauté, où le travail était rude pour les soeurs. Malgré la précarité matérielle des débuts, le recrutement est allé rapidement en progressant. La communauté comptait 36 soeurs en 1900.

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En 1897, Père Albéric Staes, le nouvel aumônier envoyé par Dom Jérôme, aide la communauté à construire un nouveau monastère. L’église est bénite en 1899, mais inondations et incendie de la fromagerie en 1902 occasionnent de grosses dépenses supplémentaires. Père Albéric ayant été nommé Prieur de Tamié en 1901, c’est Père Augustin Tharin qui le remplace à l’aumônerie.

La veille de Pâques1909, un nouvel incendie, qui a commencé dans l’aumônerie, détruit les constructions faites alors. Un an après, les soeurs entrent dans l’ église restaurée. Après la guerre 1914-18, une période plus calme et prospère commence. La communauté compte en 1933 60 soeurs. Cette augmentation du nombre de soeurs nécessite de construire un monastère plus spacieux. Mais la guerre 1939-45 interrompt le projet. Celui-ci ne sera repris qu’en janvier 1950. Frère Aimable Flipo, moine du Mont des Cats est sur place pour diriger les travaux de 1950 à 57.

Progressivement, le nombre de religieuses va se réduire, passant de 64 en 1958, à 53 en 1970 et 33 actuellement.

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