Les moniales à Chambarand

Dom Chautard avait à cœur de restaurer la vie monastique à Chambarand, monastère où il exerça en premier la charge abbatiale, et monastère qu’il avait en particulière vénération. Ce monastère avait été fermé suite au décret de 1901 et l’expulsion des moines. Dom Chautard était toujours en relations avec Aiguebelle et son abbé, et connaissait les soucis de ce dernier pour la communauté de moniales de Maubec. A la fin des années 1920 ce monastère compte 120 religieuses, et l’on cherche un point de chute pour une partie de cette communauté.

Sachant par ailleurs que les moniales, de retour du Brésil et séjournant provisoirement à Feluy en Belgique, cherchaient également une habitation définitive.

Après moult péripéties, l’abbé de Sept-Fons et l’abbé d’Aiguebelle se mettent d’accord pour résoudre ensemble leurs problèmes.

C’est ainsi qu’il est décidé de dédoubler Maubec et de rapatrier Feluy, pour créer une nouvelle communauté dans les bâtiments de Chambarand.

L’essaim de Maubec, au total 25 sœurs, arrive par petits groupes durant le printemps 1931, tandis que la communauté de Feluy arrive le 7 octobre de l’année suivante.

C’est Dom Chautard qui devient Père Immédiat de la nouvelle communauté, et il eut fort à faire pour harmoniser deux groupes de sœurs avec autant d’histoire de part et d’autre.

Mère Marie Bonheur, qui était à la tête de l’essaim en provenance de Maubec, est considérée comme la véritable fondatrice du second Chambarand.

Sœur Marie de la Croix, qui était entrée dans la communauté à Feluy, devint plus tard abbesse de Chambarand, et y mourut en janvier 1992.

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