Père Marie-Joseph Matton

Pierre Matton naquit à Desselgem, en Belgique, en 1776. Il fut ordonné prêtre pour le diocèse de Tournai vers 1800.  Entré à l’abbaye du Gard en 1818, il est nommé par Dom Germain aumônier des sœurs de Soleilmont, près de Charleroi au début de l’année 1820. Il y était apprécié pour sa science, sa sainteté et sa fidélité aux observances.
Le 15 janvier 1826, Dom Germain le nommait supérieur de la nouvelle fondation du Mont des Cats. Comme il ne put arriver en même temps que les moines venus de l’abbaye du Gard, mais qu’il arriva sur le Mont le 26 janvier, c’est cette date qui fut retenue comme date de fondation de la communauté.

Les sœurs de Soleilmont réclamant leur ancien aumônier, Dom Germain le leur renvoya en janvier 1827.  Il est probable également que Père Matton avait du mal à s’acclimater sur le Mont des Cats.  Il ne connaissait pas non plus le dialecte local ce qui rendait les relations difficiles.  A cette époque l’abbaye de Soleilmont ne comptait plus que 5 religieuses âgées.  C’est dire que la raison principale du retour de Père Marie-Joseph à Soleilmont est à chercher ailleurs que dans les besoins pressants des sœurs.

A la mort de Dom Germain, en février 1835, le Père Marie-Joseph fut rappelé au Gard pour l’élection de Dom Stanislas Lapierre. Celui-ci demanda ensuite à père Marie-Joseph de revenir définitivement au Gard. Il y devint sous-prieur, charge qu’il conserva lors du transfert de la communauté à Sept-Fons. Très dur pour lui-même, même dans sa vieillesse et malgré une grave infirmité des jambes, il ne se jugea point exempt de l’office divin, ni du travail manuel.

Pendant une épidémie de choléra, les prêtres vinrent à manquer dans les paroisses et il fut envoyé desservir une église. Dès son arrivée, les paroissiens l’honorèrent comme un saint. Son visage de vieillard reflétait l’innocence avec une dignité et une amabilité extraordinaires, mais sa parole douce et remplie de l’amour de Dieu lui attirait davantage encore le respect et l’affection de chacun. Il mourut le 14 juin 1858, à quatre-vingt-deux ans, laissant le souvenir d’une vie remplie de bénédictions.

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