Août

Mercredi 1, nous arrivait du Brésil Père Matias Fonseca de Medeiros, moine de la congrégation bénédictine brésilienne.  Plusieurs raisons le font venir régulièrement en Europe, dont la responsabilité de l’édition en Portugais du Bulletin de l’AIM (Aide Inter-Monastères).  Comme il y a trois ans, il est venu au Mont des Cats revoir Frère Bernard-Marie.  Au chapitre il nous parle de sa congrégation bénédictine et de tout ce qu’elle doit à Mgr Gérard van Caloen, moine de Maredsous et restaurateur de la Congrégation brésilienne entre 1895 et 1910.  Il insiste sur le fait que la réussite de l’œuvre demandée à Dom Gérard van Caloen a abouti à cause de sa forte personnalité.   Après avoir été président de la Congrégation, Dom Gérard fut nommé évêque de l’état de Paraiba dans le Nord du Brésil.  Il est l’arrière-grand-oncle de Frère Bernard-Marie, raison pour laquelle ce dernier a fait des recherches sur son parent, et qu’il s’est rendu au Brésil en 2015.  Père Matias lui avait alors facilité le voyage.
Dimanche 5 : Notre frère Florent entre à l’hôpital en vue d’une opération à la colonne vertébrale.
Mardi 7 : Isaac se sentira moins seul. En effet, Igor, déjà venu de Croatie « dans une vie antérieure » le rejoint pour trois semaines. Lui aussi reçoit le statut de « regardant ».
Vendredi 10 : Frère Jean Pierre s’en va du côté de Grenoble pour assister au mariage d’un de ses neveux. Il rentrera lundi 13.
Dimanche 12 : Les mélomanes de la maison – et les autres aussi – ont le plaisir d’entendre « le coucou », « le printemps » de Vivaldi et « la Moldau » (Smetana) dans le cadre de La Folle Journée consacré à Dame Nature.
Lundi 13 : Après Gabriel et Vlad, c’est au tour de Petre et Daniel – tous deux déjà venus – de partager notre vie pendant quelques semaines. Frère Albéric Marcel quant à lui, s’en va à Campénéac où, sa cousine moniale à Ampibanjinana, vient pour suivre la session de formation « Ananie ». Il rentrera le jeudi 16.
Mardi 14 : Pour préparer nos cœurs et nos âmes à la fête de l’Assomption, nous écoutons une conférence du Père Philippe Fabre « Marie et l’accueil de la grâce ».
Dimanche 19 : Au décès de leur mère, deux frères et une sœur apprennent qu’ils ne toucheront leur héritage que s’ils font ensemble, à pied, la marche du Puy-en-Velay à Saint-Jacques-de-Compostelle. Mais ils se détestent autant qu’ils détestent la marche. Ils se mettent pourtant en route, mus par l’appât du gain. Ils rejoignent leur guide au Puy et découvrent qu’ils marcheront avec un groupe de six autres personnes, dont un jeune beur qui fait croire à son cousin un peu naïf qu’il l’emmène à La Mecque, alors qu’il poursuit une jeune pèlerine, l’amour de sa vie… Voilà de quoi traite De la Mecque à Saint Jacques que nous regardons.
Jeudi 23 : F Patrick s’en va passer quelques jours en famille pour célébrer les 50 ans de mariage de cousins qui lui sont très proches.  Ces derniers sont investis dans la vie de l’Église en tant que membres de la Communauté Vie Chrétienne, de spiritualité Ignacienne.
Samedi 25 :   Visite courte mais très sympa du colonel et de Madame Richard  Evraire   du « Royal 22ème Régiment », seul régiment canadien-français, dont Sa Majesté Elisabeth II en est colonelle en chef.     Accompagnés du capitaine Martin, ils sont venus célébrer le centenaire de la bataille Cherisy (près de Arras) où leur troupe fut cruellement décimée.  C’est au cours de cette bataille que le général Vanier a été blessé à la jambe…  Ils nous laissent en souvenir un très bel album sur leur régiment et un magnifique rappel de toutes les batailles engagées sous forme d’un riche tissage sous-verre rappelant leur drapeau et dédicacé à notre père abbé.

Rien ne va plus dans la paroisse de Sainte-Marie aux-Fleurs, à Saint-Germain-La-Villeneuve : les membres de l’équipe florale se crêpent le chignon, une pétition de fidèles circule contre le curé, l’évêque est mécontent, la chapelle Sainte-Gudule est menacée de démolition, on a vandalisé le confessionnal et la vieille Marguerite entend parler les morts… Sans compter que Monsieur le curé a disparu ce matin. Nous ne risquons pas de nous nous ennuyer en écoutant Monsieur le curé fait sa crise roman de Jean Mercier, éd. Emmanuel 2016, d’autant plus que la critique lui est plus que favorable.  Ainsi par exemple : « Un formidable roman, plein d’intelligence, d’humour et de sagesse. » Claire Lesegretain – La Croix
« Un récit bouleversant qu’on lit sans s’arrêter, par un auteur qui semble bien comprendre les prêtres d’aujourd’hui. »   Abbé Amar – Padreblog
« Une invitation à nous convertir nous-mêmes, à convertir le regard que nous portons sur l’Église. Passionnant.»   Erwan Le Morhedec – Koztoujours

Dans un village cosaque de la Russie encore soviétique des années 1980, un jeune homme découvre l’Évangile et décide d’y consacrer sa vie.  Le père Alexandre Siniakov, de l’Église orthodoxe de Russie, raconte dans  cet ouvrage son chemin atypique qui l’a conduit des steppes du Caucase à la France des écrivains qu’il lisait en secret.
Dans Comme l’éclair part de l’Orient, l’auteur retrace son itinéraire spirituel et intellectuel qui prend librement racine entre les peines du déracinement et les joies de la migration,  entre les prophètes et les ânesses. Les pérégrinations d’un pèlerin russe contemporain et hors frontières.

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