Septembre 2005

Jeudi 1er septembre – Heureuse surprise : l’hôpital Saint Vincent a signé à F. Yves son bon de sortie, charge à lui de se présenter dans une semaine en hôpital de jour au CHR (Lille) pour un suivi de sa composition sanguine.

Vendredi 2 septembre – Après 3 jours d’interruption, la sonnerie des cloches a repris au premier coup des vêpres de ce soir, comme prévu par la maison Paschal de Wimereux (Pas-de-Calais), chargée de leur électrification. Même l’angelus est sonné, et d’une manière très douce, comme il convient à une salutation angélique.

Dimanche 4 septembre – Père Abbé et Frère Bruno sont rentrés de Tilburg en début de matinée, ce qui a permis à Père Prieur d’aller chanter la grand-messe à Belval, avant de pousser jusqu’à Acey pour 48 heures de réunion du comité de rédaction des Collectanea autour de la nouvelle rédactrice en chef, Sœur Marcelle de Clairefontaine.

Lundi 5 septembre – Pascal Debraeve revient passer un mois au noviciat.

Mercredi 7 septembre – Ce sera demain sa fête, célébrée sous le patronage du Bienheureux Guillaume de St Thierry. Dès le repas de ce soir il importe que cela se sache : cette année, il y aura beaucoup de chants un peu dans toutes les cultures présentes en communauté : malgache, bretonne, roumaine, slave, arabe… Et même un ballet, création du noviciat ; sans oublier, dans les assiettes, des quiches-maison, je ne vous dis que ça… !

Jeudi 8 septembre – Afin de pouvoir nous donner droit au film traditionnel, P. Prieur a dû accomplir des prouesses de relogement pour le téléviseur; la qualité de la projection l’exigeait bien puisqu’il s’agissait de rien moins que d’une palme d’or au festival de Cannes 1996 : Secrets et mensonges, de Mike Leigh.

Samedi 10 septembre – La villa Mont Noir, Centre départemental de résidence d’écrivains boursiers européens, accueille en ce mois de septembre Colette Nys-Mazure, qui n’est pas sans notoriété dans le monde des Lettres. Cette après-midi, elle est venue présenter et dédicacer au magasin ses 4 derniers livres et elle a encore accepté de nous parler au chapitre. Quoique sa langue maternelle soit la poésie, elle s’est pliée au désir exprimé de nous entretenir plutôt des romans, en prêtant sa voix à Georges Perec, Simone de Beauvoir, Luise Rinser, Nancy Huston et Albert Goes, son préféré peut-être. P. Abbé n’aura pu l’entendre car, en début d’après-midi, lui-même a dû reprendre la route de Maromby pour un tout bref passage.

Mardi 13 septembre – De ce 13 jusqu’au 23 septembre, nos 4 étudiants malgaches et africains sont en session à Campénéac. Plus exactement, ils sont 3 au départ et seront 4 à l’arrivée, le quatrième étant F. Albéric-Marcel, cueilli par eux à l’avion qui le ramène de Madagascar.

Mercredi 14 septembre – Dans la matinée nous arrive de Mariawald F. Petrus, ancien Prieur-longue-durée dans cette communauté, et qui nous vient pour un séjour pareillement longue-durée.

Vendredi 16 septembre – P. Abbé nous est bien rentré de Madagascar, comme prévu pour midi pile. P. Prieur pourra donc rejoindre à Paris le S.T.I.M. – bac, pour la réouverture des cours chez les Jésuites de la rue de Sèvres, avec une longue session de dix jours sur Vatican II.

Mardi 20 septembre – En fin d’après-midi notre F. Bertin a eu un grave accident en travaillant dans le parc; sa jambe a été happée par sa machine et il a fallu le transporter d’urgence au CHR de Lille, où il a été opéré le soir même, tibia et péroné ayant été fracturés à deux endroits. L’entrefilet paru le lendemain dans la presse locale reflète bien l’image du trappiste dans l’esprit de la population :
« Hier après-midi, les sapeurs-pompiers de Bailleul ont été appelés à l’abbaye suite à un accident. Un moine qui s’occupait du fauchage d’un pré adjacent au monastère a eu la jambe brisée dans une broyeuse; malgré sa blessure, il a pu courageusement rejoindre l’abbaye à pied [très exactement : sur son tracteur]. Il a été médicalisé sur place par une équipe du SMUR ».
De fait, pompiers et personnel médical ne sont peut-être pas encore remis de cet exploit ! Nous non plus, d’ailleurs.
Cette image du trappiste est l’occasion de dire que nous avons lu au réfectoire le mémoire de 22 pages que Mme Martinage, professeur émérite à l’Université de Lille II (Droit), vient de consacrer aux trappistes du Mont des Cats dans la tourmente [des expulsions] (1880-1925); l’immense intérêt de ce travail tient dans le fait qu’il est entièrement puisé dans des sources civiles (essentiellement les archives préfectorales).

Vendredi 23 septembre – Deux mois déjà, jour pour jour, après son hospitalisation en urgence, F. André-Louis a retrouvé sa chambre à l’infirmerie. Si la marche s’avère encore difficile, le moral quant à lui a pris un sérieux coup de jeune !

Lundi 26 septembre – A partir de ce mois de novembre, F. Vincent suivra une formation universitaire d’un semestre au Centre Sèvres sur la spiritualité; à cette fin, il monte une première fois à Paris pour en arrêter les modalités avec F. Jacques déjà sur place. Et nous, pendant cela, nous nous réunissons pour un dernier repas festif autour de nos frères Bruno et Jakoba en partance pour Maromby..

Jeudi 29 septembre – P. Abbé rejoint, pour la journée, la commission d’aide à Igny (Reims) ; et dès le lendemain il ricochera jusque Landévennec (Brest), où le conseil d’administration de la Fondation des Monastères, dont il est membre, tient sa rencontre semestrielle. Quant à notre noviciat, il passe sa journée annuelle de détente à Belval. Il ne sait pas ce qu’il perd car aujourd’hui était non seulement la fête mais encore l’anniversaire (le 50ème !) de notre maître-pâtissier, F. Michel, qui nous a gratifiés au repas de midi d’un énorme gâteau au chocolat.

Vendredi 30 septembre – Le chauffage est allumé dans la maison : nous voici parés pour une bienheureuse hibernation ! Dans l’après-midi nous arrive de fait un nouvel étudiant, F. Laurent de Koutaba (Cameroun) et dans la soirée P. Prieur, de retour du Centre Sèvres (Paris) ; voici donc le Studium fin prêt lui aussi pour la réouverture d’une nouvelle année académique.

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Nous lisons au réfectoire un ouvrage peu gratifiant, quoique consacré à une figure attachante : Pauline Jaricot, par Sr Cecilia Giacovelli (traduit de l’italien, Mame 2005).

 

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