Décembre 2005

Samedi 3 – La santé de F. Jules s’est bien altérée. Dès aujourd’hui il renonce à suivre la communauté au réfectoire et à toutes les petites sorties qu’il affectionnait tant, au bureau de F. Daniel, à la salle de lecture ou à la buanderie.

Mardi 6 – Le chantier de l’église a entamé de manière assez spectaculaire sa seconde tranche de travaux.  Après l’âge des maçons a débuté celui des peintres. Pour cela, il a fallu faire entrer par des portes presque trop étroites (c’était au centimètre près) deux nacelles élévatrices de 3 tonnes, capables de hisser chacune ses deux occupants jusqu’aux 15 mètres de haut de la voûte.  Il fallut les hisser d’abord elles-mêmes en haut du perron, à l’aide d’une grue bientôt aussi haute que les deux tours de l’église.

Jeudi 8 – En ce beau jour de fête, nous est arrivé de Madagascar, presque sans crier gare, quoiqu’attendu depuis longtemps, notre F. Félix, un cher ancien de Maromby qui a déjà passé plus d’une année à la maison-mère, il y a de cela 25 ans. Il a été dépêché par sa communauté pour soigner leur père-fondateur, P. Firmin, en même temps que pour se reposer et ressourcer lui-même. Après vêpres, toute la soirée fut consacrée  à un panel sur l’infirmerie dans sa globalité : les malades, le personnel soignant, les locaux… Dès le dimanche suivant, P. Abbé commencera à nous partager les conclusions qu’il en a tirées : un bâtiment de plain-pied, accessible à du personnel extérieur, ouvert sur la beauté de la nature.

Mercredi 14 – Mère Janine de Belval, au terme d’une semaine de repos à l’hôtellerie, nous parle au chapitre de sa communauté. Quoique nos sœurs de Belval soient moitié moins nombreuses que nous (21), rien n’empêche de conclure que chez elles règnent la vie, le mouvement et l’être…

Vendredi 16 – Le Père Hugo, religieux rédemptoriste suisse de Matran (Fribourg) qui a réalisé la porte en bronze du tabernacle de l’église de la Fille-Dieu, vient d’être pressenti pour faire de même chez nous et renouveler en même temps l’une ou l’autre pièce du mobilier liturgique. F. Jean-Paul, accompagné de notre ouvrier Jean-Marie, fait le voyage pour le rencontrer et nous rapporter du même coup une crèche confectionnée par sœur Benedicta de la Fille-Dieu. Autre déplacement à signaler : celui de tous les frères étudiants jusqu’à la bonne ville de Gand en Belgique, pour une visite culturelle patronnée par leur professeur d’histoire, F. Bernard-Marie, doublé de Michel Jacques. Le clou du voyage sera le retable de l’Agneau mystique, œuvre de Jan Van Eyck exposée à la cathédrale Saint Bavon.

Lundi 19 – Michel Jacques nous a quittés pour vivre la Noël en famille, mais il est aussitôt remplacé par notre ami Philippe Duc, venu terminer l’année avec nous.

Mardi 20 – P. Abbé s’absente deux jours pour présider l’élection abbatiale en notre maison-fille de Tilburg. Avant de partir, il a pris soin d’écrire et de longuement répéter les 5 discours ou homélies qu’il devra adresser en néerlandais à toute la communauté.  Dès le lendemain midi, il pourra téléphoner à P. Prieur que l’élection est faite et bien faite : les 12 électeurs ont choisi pour successeur à Dom Korneel son Prieur Dom Bernardus.

Mercredi 21 – Malgré cette absence de notre abbé, nous avons eu le plaisir d’entendre à l’heure du chapitre Mme Martinage, professeur de Droit à la retraite.  Elle nous  a entretenus du fameux article qu’elle consacra au Mont des Cats durant la période des expulsions (1880-1925).  Elle nous expliqua d’abord comment, priée d’intervenir dans un colloque sur la Loi de 1905 et se cherchant un sujet approprié, un ami des archives départementales lui avait signalé qu’à la Sous-Préfecture d’Hazebrouck un gros dossier l’attendait, qui n’avait jamais encore été exploité : celui consacré aux trappistes du Mont des Cats !
Sitôt dit, sitôt fait !

Jeudi 22 – Dans le cadre des réflexions menées autour de la restructuration de notre infirmerie, Mr André Houttemane, diacre du diocèse et directeur retraité de l’hôpital gériatrique Les Bateliers, au CHR de Lille, est venu nous partager sa riche expérience hospitalière. Il se trouve qu’il partage absolument l’option d’un bâtiment de plain-pied.

Mercredi 28 – A son tour, Sr Claire, qui cumule à Belval les deux emplois d’infirmière et d’hôtelière, est venue nous parler avec beaucoup d’humanité, et comme passer en revue trois points-clé de toute infirmerie : le bâtiment, son équipement et – le plus important à ses yeux – l’équipe soignante (qui est particulièrement conséquente à Belval, puisque comportant 4 ou 5 aides-soignantes quotidiennes).

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Nous entamons en lecture de réfectoire La veilleuse des Solovki, un livre de Boris Chiriaev, traduit du russe, aux éditions des Syrtes.

 

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