Juin 2008

Extrait du JOURNAL OFFICIEL du 31 mai 2008 : Par décret en date du 29 mai 2008, la congrégation « Communauté des moines cisterciens de l’abbaye Sainte-Marie-du-Mont » dont le siège est à Godewaersvelde (Nord), est légalement reconnue. Les statuts de la congrégation sont approuvés.
Ainsi se trouve heureusement conclue une tractation officiellement engagée le 2 mars 2003.
Lundi 2 : Nous abordons la dernière ligne droite avant la messe télévisée de dimanche prochain. Deux cameramen du Jour du Seigneur ont ainsi consacré une partie de leur journée à filmer de quoi remplir une séquence qui ne devra pas excéder 2 minutes de temps d’antenne.
Mardi 3 : F.Bernard-Marie rejoint à Laval la réunion annuelle des fromagers qui, elle, lui prendra toute sa semaine.
Vendredi 6 : La pression monte et le sprint télévisuel s’accélère avec l’arrivée d’une incroyable armada de poids lourds venus s’aligner tout le long de la façade Nord du monastère : « Rien d’étonnant, dira quelqu’un, c’est aujourd’hui l’anniversaire du débarquement ». Après le repas du soir, Jean-François, le réalisateur de l’émission, accompagné de Laetitia, la conseillère liturgique et du Père Philippe, o.p. délégué à la production du Jour du Seigneur, rencontrent au chapitre la communauté et lui passent les premières consignes.
Samedi 7 : Les 3 Petites Heures sont chantées non pas à l’église, devenue un vrai chantier, mais au chapitre, et toute l’après-midi de la communauté sera consacrée à reproduire ‘l’intégrale’ de la célébration liturgique du lendemain, y compris l’homélie du Père Petitclerc, avec deux impératifs : respecter les 56 minutes imparties pour le temps d’antenne (au lieu de nos 75 minutes de célébration habituelles !) et honorer la présence invisible du million de téléspectateurs, exigence plus lourde encore à porter.
Dimanche 8 : Après les dernières répétitions à l’église pour la communauté et l’assemblée – qui ne cessait d’arriver dès la fin de tierce – l’eucharistie télévisée se déroula d’une manière on ne peut plus heureuse et priante, au point de se terminer avec trois minutes d’avance sur le temps d’antenne. Il convient ici de saluer le travail acharné de la petite cellule de coordination liturgique mise en place par P.Abbé et la Conseillère liturgique du Jour du Seigneur, qui se réunit sans jamais comptabiliser ses heures de travail. Après la cérémonie, un buffet froid attendait à l’hôtellerie la petite centaine de personnes que totalisaient les opérateurs, les hôtes et la communauté. Puis ce qui avait demandé deux jours entiers de montage, projecteurs, caméras, micros et kilomètres de câbles, tout fut réengouffré en deux heures de temps dans le ventre des quatre camions-baleines de FR2.
Sitôt rentré à la sacristie, Père Abbé avait pris la route d’Orly avec F.Lucien afin d’y saluer Dom Jean-Marc d’Acey et Mère Myriam de Laval avant leur envol pour Madagascar où ils assureront la Visite régulière de Maromby.
Mardi 10 : P.Prieur rejoint pour la semaine ses étudiants du Stim-bac en train de passer leurs examens. La semaine prochaine, ce sera le tour de nos propres étudiants de connaître ces jours d’angoisse.
Mercredi 18 : Après sa semaine des fromagers à Laval, F.Bernard-Marie doit à présent honorer celle des cellériers à Lérins.
Vendredi 20 : Avant son prochain retour à l’abbaye de Tilbourg, Père Korneel, notre hôtelier intérimaire, a été invité par P.Abbé à nous partager un peu de l’expérience de ces six mois passés avec nous. C’est ainsi, nous confiera-t-il, qu’il a singulièrement goûté certains moments communautaires, tel le quart d’heure d’oraison au début des Vigiles, ou l’épluchage des légumes après tierce, et tout autant les réunions capitulaires de chaque soir avec leur commentaire de la Règle par le supérieur. Il rêva aussi, entre autres à un réaménagement plus heureux de quelques lieux communautaires ainsi que de l’hôtellerie. Il conclut en nous encourageant à un respect plus exact de l’équilibre entre vie solitaire et vie commune ; et surtout à opérer tout ceci ensemble.
Lundi 23 : P.Abbé part de grand matin travailler toute la journée au Bureau de la Fondation des Monastères à Paris, avant de rejoindre en soirée l’aéroport d’Orly pour y accueillir à leur descente d’avion Dom Jean-Marc d’Acey et Mère Myriam de Laval, de retour de leur Visite Régulière à Maromby. Il passera avec eux la journée du lendemain avant de rejoindre la Fille-Dieu.  Il y goûtera – du moins espérons-le – un temps de retraite et de repos hautement gagné. F.Marc-André en profitera pour prendre un ultime mois de repos à Blauvac avant de retrouver sa charge d’aumônier à la Fille-Dieu.
Vendredi 27 : C’est un frère Jean-Paul heureux et détendu qui nous revient du Canada et auquel nous adressons de grand coeur le souhait célèbre d’un autre grand exilé de jadis :
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestui-ci qui conquit la toison
Et puis est revenu, plein d’usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge.
Fiat ! Fiat ! Dès le lendemain, à peine remis de ses émotions et de celles du décalage horaire, lui-même nous parlera, avec l’entrain que nous aimons chez lui, de ses frères d’Oka et de la Bellle Province. Nos frères du Canada ont bien sûr bourré ses bagages de beaucoup de choses bonnes à manger et belles à voir, tel ce DVD de 52 minutes consacré au Québec et que nous visionnerons aussitôt en 2 soirées successives.
En lecture de réfectoire, nous écoutons le Cal Roger ETCHEGARAY converser avec Bernard LECOMTE dans J’ai senti battre le cœur du monde (Bayard 2007).
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