Chapitre 61 – Comment recevoir les moines étrangers (suite)

SI, PAR CONTRE, au cours de son séjour à l’hôtellerie, il s’est montré exigeant ou corrompu, non seulement on ne doit pas l’intégrer au corps du monastère,
mais on lui dira honnêtement de se retirer, pour éviter que sa misère n’en corrompe d’autres.
S’il n’est pas tel qu’on doive le chasser, non seulement, à sa demande, on le recevra comme membre de la communauté,
mais encore on le persuadera de rester pour que son exemple instruise les autres.
Car, en tout lieu, c’est un seul et même Seigneur que l’on sert, un seul et même roi pour qui l’on milite.

Si l’abbé le voit en de telles dispositions, il pourra le placer à un rang un peu supérieur.
Car si l’abbé juge que leur vie le mérite, il a pouvoir de placer à un rang supérieur à celui de leur entrée non seulement un moine, mais aussi quiconque est investi d’un de ces degrés de sacerdoce ou de cléricature dont nous avons parlé.
Cependant, l’abbé se gardera de jamais recevoir à demeure un moine d’un autre monastère connu, sans le consentement de son abbé ou sans lettre de recommandation.
Il est écrit en effet : « Ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu’on te fasse à toi-même ».

 

16 avril
16 août
16 décembre

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