Chapitre 7 – De l’humilité (suite 0)

LE DOUZIÈME DEGRÉ DE L’HUMILITÉ est celui où le moine se signale aux regards d’autrui par l’humilité constante non seulement de son coeur, mais également de son attitude extérieure ;
pendant le service de Dieu, dans l’oratoire, au monastère, au jardin, en route, dans les champs, ou tout autre lieu, qu’il soit assis, debout ou en marche, il tient toujours la tête inclinée, les yeux baissés ;
à tout moment conscient des péchés dont il se sait coupable, il se considère comme déjà assigné au terrible jugement ;
il se répète sans cesse en son coeur la parole que le publicain de l’évangile dit les yeux baissés : Seigneur, je ne suis pas digne, moi pécheur, de lever les yeux au ciel.
Et de même avec le Prophète : Je me suis courbé et profondément humilié.
Ayant gravi tous ces degrés de l’humilité, le moine parviendra donc bientôt à cet amour de Dieu, qui, devenu parfait, chasse la crainte.
Grâce à cet amour, tout ce qu’auparavant il observait non sans crainte, il commencera à l’observer sans aucune peine, comme naturellement et par habitude,
non plus par crainte de l’enfer, mais par amour du Christ, par l’accoutumance du bien et par goût de la vertu.
Voilà ce que, dès lors, le Seigneur daignera manifester par l’Esprit Saint en son ouvrier, purifié de ses vices et péchés.

 

9 février
10 juin
10 octobre

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