Chapitre 48 – Du travail manuel quotidien

L’OISIVETÉ EST ENNEMIE DE L’ÂME. C’est pourquoi, à certaines heures, les frères doivent s’occuper au travail des mains, et à certaines autres à la lecture des choses divines.
En conséquence, nous estimons pouvoir régler l’emploi des unes et des autres de la manière suivante.
De Pâques aux calendes d’octobre, sortant le matin, ils feront les travaux nécessaires, de la première à la quatrième heure environ.
De la quatrième heure jusqu’à celle où ils diront Sexte, ils vaqueront à la lecture.
Après Sexte, se levant de table, ils reposeront sur leur lit dans le plus profond silence, à moins que quelqu’un veuille lire, – qu’il le fasse alors pour lui, sans troubler autrui.
On dira None vers le milieu de la huitième heure, et de nouveau jusqu’à Vêpres ils feront ce qu’il y a à faire.
Si les conditions de lieu ou la pauvreté exigent qu’ils s’occupent eux-mêmes des récoltes, qu’ils ne s’attristent pas.
Car c’est alors qu’ils sont vraiment moines, quand ils vivent du travail de leurs mains, comme nos Pères et les Apôtres.
Que tout se fasse pourtant avec mesure, à cause des faibles.

 

28 mars
28 juillet
27 novembre

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