Chapitre 5 – De l’obéissance

LE PREMIER DEGRÉ DE L’HUMILITÉ est l’obéissance sans délai.
Elle convient à ceux qui estiment n’avoir rien de plus cher que le Christ.
En raison du service sacré dont ils ont fait profession, ou de la peur de l’enfer, ou de la gloire de la vie éternelle,
dès qu’un ordre leur est donné par un supérieur, ils l’exécutent comme s’il s’agissait d’un ordre de Dieu, sans souffrir le moindre retard.
Le Seigneur dit à leur sujet : Dès qu’il m’a entendu, il m’a obéi.
De même il dit à ceux qui enseignent : Celui qui vous écoute m’écoute.
De tels moines, délaissant sur-le-champ leurs propres affaires et renonçant à leur volonté propre,
se libèrent immédiatement, et laissant inachevé ce qu’ils faisaient, ils exécutent effectivement l’ordre donné avec la promptitude de l’obéissance.
Comme en un clin d’oeil, avec la rapidité qu’inspire la crainte de Dieu, les deux choses se réalisent quasiment ensemble : l’énoncé de l’ordre par le maître et l’exécution par le disciple.
C’est parce qu’un violent désir d’accéder à la vie éternelle les possède
qu’ils se pressent dans la voie étroite dont le Seigneur dit : Etroite est la voie qui conduit à la vie.
Ils ne vivent pas selon leur gré, ils n’obéissent pas à leurs désirs ni à leurs plaisirs, mais ils marchent selon la décision et l’ordre d’autrui, et demeurant dans des monastères, ils souhaitent avoir un abbé à leur tête.
Sans nul doute, de tels moines imitent le Seigneur formulant cette sentence : Je ne suis pas venu faire ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé.

 

22 janvier
23 mai
22 septembre

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